14.09.2006

North Bay (Ontario) : "Un simple regard" (Breen Leboeuf)

medium_breen1.jpg Le chanteur et bassiste Breen Leboeuf (photo : Daniel Henry), né en 1949 dans la région de North Bay, doit une partie de sa popularité à sa participation au groupe de rock québécois Offenbach, entre 1977 et 1985.



Une chanson : "Un simple regard"





"Un simple regard" : texte de Pierre Côté; musique de Breen Leboeuf. Guitaristes : Roger Mann et Jeff Smallwood. Batterie : Louis Gagé. Basse, claviers, congas : Breen LeBoeuf.



Voilà encore un musicien dont les origines ontariennes sont trop souvent méconnues ! Dans le cas de Breen Leboeuf, le fait qu'il ait fait partie de la célèbre formation québécoise Offenbach n'a certainement rien arrangé. D'autant qu'il mène désormais sa carrière depuis Montréal (Québec), où est principalement concentrée l'industrie du disque francophone au Canada !

medium_breen13.jpg C'est d'ailleurs à Montréal que j'ai entendu Breen Leboeuf pour la première fois. Je n'étais arrivé au Canada que depuis peu de temps et sa chanson "De ville en aventure" (extraite de son premier album solo publié en 1990) cartonnait sur la plupart des stations montréalaises. A l'époque, trois choses m'avaient frappé : son sens de la mélodie, son énergie de rocker baroudeur et, sans doute plus que tout, sa voix haut perchée qui n'était pas sans me rappeler celle de Peter Cetera (ex- Chicago).

Le parcours de Breen remonte à 1966, alors qu'il écumait les bars de North Bay au sein de plusieurs groupes locaux. Très vite, la passion le gagne, tant et tant qu'il opte, à la fin des années 60, pour un déménagement à Toronto, la capitale provinciale. Un choix qui n'a rien d'étonnant pour un Ontarien originaire de North Bay, où l'anglais domine assez nettement. C'est donc à Toronto qu'il se joindra au groupe Chimo, qui fut à l'origine d'au moins un succès (c'était l'ère du 45 tours), dans la langue de Shakespeare ou, pour faire plus canadien, dans celle de Margaret Atwood.

medium_breen14.jpgLe grand tournant de sa carrière survient toutefois en 1977, lors d'une rencontre fortuite avec les musiciens d'Offenbach, qui effectuaient une tournée promotionnelle à Toronto. Les musiciens québécois, au nombre desquels le fameux Gerry Boulet, sont frappés par son jeu de basse et décident un peu plus tard de le recruter, au même titre d'ailleurs que le guitariste ontarien Doug McCaskill, qui abandonnera peu après et sera remplacé par un autre Ontarien, John McGale, compère de Breen devant l'éternel. (Ci-dessus, Breen Leboeuf et John McGale en concert / Photo : Daniel Henry).

Recruté à l'origine pour ses talents de bassiste, Breen chante une première chanson sur l'album "Traversion" d'Offenbach, un texte de Pierre Huet, qui obtient un succès monstre. Breen Leboeuf est de plus en plus sollicité et de nombreuses collaborations voient le jour. Il accompagne notamment le groupe vedette franco-ontarien Garolou en tournée, voire même... (je vous le donne en mille...) une certaine Céline Dion. Puis, après la séparation d'Offenbach en 1985, il crée le Buzz Band avec deux autres pointures : le guitariste John McGale et le batteur Jerry Mercer (ex-pivot du groupe canadien légendaire April Wine).

Dès 1990, Breen se lance (enfin) dans l'aventure en solo, ce qui ne l'empêche pas de multiplier les collaborations et les concerts, en digne soldat de la scène qu'il a toujours été. Jusqu'ici, trois albums ont vu le jour : "De ville en aventure" (en 1990), "L'âme nue" (1994), d'où est extraite la chanson "Un simple regard", et "J'avance" (en 2000), sans doute le plus éclectique dans l'esprit, et qui comprend un duo R&B avec Nanette Workman.

Alors qu'il effectuait la tournée de promo de "L'âme nue" en 1994, j'ai vu Breen Leboeuf au festival francophone "La nuit sur l'étang" à Sudbury, en 1994, et cela a confirmé les impressions que j'avais du musicien. Un jeu énergique et un personnage à la hauteur de sa discrétion légendaire. Sur ce second album solo du Franco-Ontarien, on trouve une étonnante cover de "The house of the rising sun" des Animals, avec un très beau solo de l'harmoniciste canadien Jim Zeller (sur lequel nous reviendrons dans un proche avenir).




Un lieu : North Bay, porte du Nord de l'Ontario

Construite en 1925 en bordure du lac Nipissing, la ville de North Bay (environ 55.000 habitants) est à juste titre considérée comme la "porte du Nord" de l'Ontario. Il faut dire qu'historiquement, elle se situe le long de "l'itinéraire du Nipissing", célèbre circuit utilisé pour la traite des fourrures puisqu'il permettait de relier les eaux du lac Trout et les rivières Outaouais et Mattawa avec celles du lac Nipissing, de la rivière des Français et de la baie Géorgienne.

medium_slide-si-sunsets07.jpg La ville s'est véritablement développée à partir de la construction de la voie ferrée du CP (Canadian Pacific) en 1882, qui favorisa l'établissement de colons en provenance du Sud de la province. La situation géographique de North Bay, au carrefour du réseau de chemins de fer, a fait d'elle un centre reconnu pour la fourrure. Comme dans le reste de la région, l'industrie du bois (et de ses sous-produits) joue aussi un rôle essentiel. Le tourisme s'y est d'autre part fortement développé au cours des dernières décennies. On y trouve une importante communauté canadienne-française (près de 25 %).


Pour en savoir plus sur Breen Leboeuf :

www.breenleboeuf.com
www.quebecpop.com
www.quebecinfomusique.com
www.leparolier.org/quebecois/classartistes/b/breenleboeuf...

16.07.2006

Sudbury (Ontario) - "Moi, j'viens du Nord" (Robert Paquette)

medium_paquette.jpg Robert Paquette, né en 1949 à Sudbury, Ontario, Canada
(Photo : DR)







Une chanson :"Moi, j'viens du Nord"





Mon premier souvenir de Robert Paquette remonte à l'année 1985. La radio bretonne où je présentais une émission (c'était la grande époque des radios libres) venait de recevoir une pile de 45 Tours de promotion d'une nouvelle maison de disques lancée par Daniel Guichard. Un seul vinyle, sur l'ensemble de l'envoi, nous avait semblé digne d'intérêt. C'était celui d'un certain Robert Paquette, dont nous cherchions à imaginer l'origine. La chanson était intitulée "J'aime jouer" et gravit même les plus hauts sommets du hit-parade de la station. L'expéditeur n'avait pas fourni de dossier de presse, et comme l'ensemble de l'envoi était majoritairement composé de productions françaises (je me rappelle notamment d'un disque plutôt drôle du Professeur Choron), nous étions persuadés que le petit accent de Robert Paquette ne pouvait être que celui d'un chanteur du sud de la France, peut-être même de Toulouse. (Dans les années 80, beaucoup de nouveaux talents provenaient de Toulouse, ce qui explique sans doute notre réaction de l'époque). Internet n'existait pas encore, nous n'avions aucun moyen de vérifier...
medium_rpc4.jpg Nous étions bien loin de penser que celui que nous avions étiqueté "sudiste" avait en fait débuté sa carrière avec une chanson intitulée "Moi, j'viens du Nord".
En jouant sur les ondes bretonnes le 45 Tours de Robert Paquette, j'ignorais que je venais d'établir un premier contact avec la francophonie ontarienne dont il est, aujourd'hui encore, le plus grand chantre. Et j'étais loin d'imaginer que mes pas me conduiraient dans le nord de l'Ontario seulement cinq ans après cette découverte fortuite.
J'ai eu l'occasion de raconter cette anecdote à Robert Paquette, lors d'un festival de "La nuit sur l'étang" à Sudbury, où je devais l'interviewer. Nous en avons ri, bien sûr. J'éprouvais quant à moi un sentiment d'admiration réel face à cet artiste entier (Robert Paquette est à la fois auteur, compositeur, interprète, comédien et animateur radio et télé) dont j'avais, dès mon arrivée en Ontario, découvert l'immense talent. Contrairement à ce que nous avions pensé en 1985, en écoutant pour la première fois son tube "J'aime jouer", il ne s'agissait en rien d'un nouveau venu : Robert Paquette s'était déjà fait un nom au Canada tout entier ! Je réalisais mon ignorance et ma bêtise.
Sa carrière, il l'a débutée dès les années 60, au sein d'une myriade de groupes qui écumaient les scènes de la région sudburoise, qu'il s'agisse des Zodiacs, des Chat-Uteurs ou The Marketville Riot. Pour cette dernière formation, les concerts étaient donnés en costumes style Louis XIV "avec des manteaux de velours, des vestes de satin, des boucles blanches au cou et des souliers du temps", comme l'indique Marc-André Joanisse, dans le livret biographique accompagnant l'excellente compilation de Robert Paquette "Moi, j'viens du Nord" (1974-1990), publiée en 1995 par Disquébec.


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Le déclic à l'université
Mais c'est en 1970, à l'université Laurentienne de Sudbury, où Robert Paquette fera ses études, que se produira le véritable déclic. "Ils sont plusieurs à avoir le goût de vivre et de "triper en français". Mieux, ils décident d'écrire, de chanter et de jouer en français. Cette prise de conscience et d'identité, la première, aura pour première manifestation une création collective, la pièce de théâtre nommée "Moi, j'viens du Nord, 'stie", dont la musique est écrite par Robert Paquette", poursuit Marc-André Joanisse.
"Moi, j'viens du nord" devient ainsi très vite une chanson d'identification culturelle pour les gens du nord de l'Ontario. On assiste à ce moment-là à l'éclosion d'un impressionnant mouvement culturel, qui vit tour à tour la naissance du festival de musiques francophones "La nuit sur l'étang", du Festival Boréal ou de CANO (coopérative artistique du Nouvel-Ontario), dont Robert Paquette et André Paiement furent, entre autres, des fers de lance.

Il faudra cependant attendre l'année 1974 pour voir le nom de Robert Paquette sur la pochette d'un disque, "Dépêche-toi, soleil". Il est alors "le premier et le seul à faire un disque en Ontario français". Et c'est de Montréal (Québec) où il s'établira, qu'il choisira de se faire l'ambassadeur de la francophonie ontarienne. Dans "Prends celui qui passe" (1976), où se trouve le puissant morceau "Bleu et blanc", l'auteur "tend à tisser un lien entre la situation dans l'Ontario français et la lutte des indépendantistes au Québec", ajoute Marc-André Joanisse.
Dès 1975, la carrière de Robert Paquette sera émaillée de très nombreuses tournées au Canada et à l'étranger, notamment en France (Printemps de Bourges, etc.), en Belgique ou en Suisse.
Suivront les albums "Au pied du courant" (1978), "Paquette" (1981), "Gare à vous" (1984), dont fut extrait le fameux "J'aime jouer", et "Image" (1991), compilation sur laquelle se trouve la très belle pièce "Etoile filante", et qui donna lieu à un spectacle à Caen, en France.
En 1992, Robert Paquette a formé le trio PAD (Paquette-Aymar-Demers) avec ses compères Marcel Aymar (ex CANO) et Paul Demers (sur lequel nous reviendrons), qui entreprit une longue tournée au Québec et en Ontario pendant au moins deux ans.
Il a aussi réalisé le premier album du chanteur ontarien country rock Jean-Guy Chuck Labelle.



Un lieu : Sudbury, capitale du nickel

La route qui mène à Sudbury longe des paysages lunaires, corniches rocheuses un brin grisâtres, presque inquiétantes. La structure géologique si particulière en cet endroit est, dit-on, le résultat d'une chute de météorite il y a très longtemps.
Porte du Nord de l'Ontario, Sudbury compte environ 150.000 habitants, dont une importante proportion de francophones. La découverte de nickel et de cuivre lors de la construction du chemin de fer donne un élan de croissance à la ville. De fait, les premières fonderies apparaissent dès 1888 et Sudbury devient la plus importante ville minière du pays (en 1951, plus de 40 pour cent de sa population travaille dans le secteur minier). Toutefois, à partir de 1960, l'importance du secteur minier décroît. Aujourd'hui, la ville est un formidable centre touristique, du fait notamment de la création de Science North, cité des sciences dont le succès ne se dément pas.
D'un point de vue culturel, la ville a grandement bénéficié de la fondation, en 1960, de l'université Laurentienne et, en 1966, du Cambrian College. Sudbury compte trois grands musées, dont le Laurentian Museum. Le Sudbury Theatre Centre et le Théâtre du Nouvel-Ontario y donnent des représentations professionnelles.
Sudbury accueille aussi d'importants festivals, tels "La nuit sur l'étang" ou le "Northern Lights Folk festival".


Pour en savoir plus :

Livre cahier de musique de Paul Tanguay,
Robert Paquette,
aux Editions Prise de Parole/Intermède Musique.


Un site perso bien documenté sur Robert Paquette :
http://pages.infinit.net/waydego/html/pf1.html

11.07.2006

Hearst (Ontario), "La reine et le fou" (André Lanthier)

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André Lanthier, né à Hearst, s'est fait un nom dans le répertoire de la pop music ontarienne.




Une chanson : "La reine et le fou"





Permettez-moi un brin de favoritisme. Nous commencerons notre tour des artistes franco-ontariens par André Lanthier, dont la famille fut en quelque sorte notre famille d'adoption lorsque nous vivions à Hearst. Une famille de musiciens avec laquelle nous avons vécu les plus beaux réveillons de la Saint-Sylvestre. Le sous-sol de leur maison se transforme en ces occasions en véritable studio de musique, lorsque chaque membre de la famille s'empare d'un instrument (fiddle, batterie, claviers, guitare...) pour interpréter l'un de ces refrains du folklore comme au bon temps des veillées pionnières. En Ontario, et plus généralement au Canada, la chanson folklorique est extraordinairement vivante, et nombre de chanteurs (dont Donald Poliquin, dont nous reparlerons) se sont inscrits dans cette tradition musicale qui puise ses origines dans le vieux pays.
André Lanthier, lui, n'a pas choisi de creuser son sillon dans le domaine du folklore. C'est plutôt au registre de la chanson pop qu'il adhère d'emblée, et en français s'il vous plaît !
Nous avons déjà évoqué, sans trop nous attarder, l'environnement fertile dans lequel a baigné André. Précisons que son père, Ernest, a composé de très belles pièces dans le registre country-western, qui ont longtemps été interprétées (et endisquées) par des ténors du genre au Québec. Passionné de musique dès l'enfance - il a de qui tenir -, André s'est vite fait reconnaître, dès les années 80, au sein de la génération montante des jeunes créateurs franco-ontariens. Repéré pour sa voix et ses talents de compositeur, il est rapidement parvenu à se créer un style bien à lui, sa pratique régulière de la scène contribuant à l'établir dans la province. A l'occasion de son passage au festival "La nuit sur l'étang" à Sudbury, la télévision de Radio Canada lui consacre une émission d'une demi-heure, interview assortie de la retransmission d'extraits du concert. Sur scène, André était notamment accompagné par son frère Roger, guitariste et réalisateur du chanteur folk Donald Poliquin (autre figure nord-ontarienne).
En 1996, l'APCM (association des professionnels de la chanson et de la musique franco-ontariennes) édite la compilation Pleine Lune, sur laquelle figure "La reine et le fou", composée et interprétée par André Lanthier. A la guitare, on retrouve son frère, Roger, tandis que la partie rythmique est assurée par Scott Aultman et Shawn Sasyniuk, respectivement bassiste et batteur de la formation rock ontarienne En Bref (sur laquelle nous reviendrons ultérieurement).
Cette chanson, et plusieurs autres d'André Lanthier, comme "L'inconnu", "La fleur s'éveille" (à partir d'un poème de Guy Lizotte, également de Hearst) ont été abondamment jouées sur les ondes franco-ontariennes.
Aujourd'hui, André Lanthier continue à se produire, mais plus sporadiquement. Il enseigne aussi la musique à Hearst.


Un lieu : Hearst, "petit Québec de l'Ontario"

Imaginez ! Forêts, lacs ou marécages à perte de vue. Plusieurs heures de route avant tout changement de décor. Des hivers qui durent six ou sept mois et des conditions climatiques souvent extrêmes. Des villes séparées de leurs voisines par plusieurs heures de route, parfois coupées du reste du monde du fait d'une importante tempête de neige. Une faune exceptionnelle, notamment composée d'ours noirs, de loups ou d'orignaux. Ici, la motoneige n'est pas seulement un sport. L'hiver, c'est avant tout un moyen de locomotion aussi bien utilisé par les collégiens se rendant à l'école que par les chasseurs souhaitant se déplacer en forêt. Bienvenue au Nouvel-Ontario, région qui compte une spécificité culturelle d'importance : les francophones y sont majoritaires dans certains secteurs.

Des onze provinces canadiennes, l'Ontario est la plus peuplée avec plus de six millions d'habitants. Cette province est majoritairement anglophone, mais le nombre de francophones, évalué à un demi million, arrive à surpasser celui des anglophones dans des régions comme le Sud-Est et le Nord-Est. La région qui nous intéresse, le Nord-Est ontarien, aussi parfois rebaptisé Nouvel-Ontario ou "corridor (couloir, en anglais) francophone du Nord", (*) est composé de multiples villages où le français a encore droit de cité. Mieux que ça, dans une ville comme Hearst, la plus importante de la région, les francophones atteignent 94 % de la population et cela s'accompagne d'un important réseau local d'infrastructures : une radio et un hebdomadaire francophone, une université (qui fut longtemps la plus petite université au monde !), un conseil des arts qui reçoit les plus grands artistes de la francophonie (et ce, devant des salles bondées !), des maisons d'édition, des commerces et entreprises, un hôpital et une mairie où le français se parle au jour le jour. Cette spécificité, sur laquelle j'aurai l'occasion de revenir dans ce blog, est historiquement liée, semble-t-il, aux années pionnières, lorsque l'église, à partir du Québec, engagea ses fidèles et missionnaires à établir des communautés tout au long de la voie ferrée transcanadienne.

La francophonie à l'oeuvre
Aujourd'hui encore, la francophonie n'est pas une vaine référence dans le Nord de l'Ontario. Des écrivains y écrivent en français (ex. : Doric Germain, Michel Ouellette), des musiciens ont choisi de chanter en français en dépit du poids écrasant de l'industrie discographique anglophone au Canada (les exemples dans le domaine de la chanson sont tellement nombreux que nous y reviendrons ultérieurement; retenons déjà les noms de Robert Paquette, Paul Demers, Breen Leboeuf, Michel Paiement, etc.)

(*) Ce "couloir de la francophonie" nord-ontarienne épouse géographiquement le tracé du principal axe de communication transcontinental. Dans ce vaste ensemble nord-ontarien, plusieurs communautés ont cherché à se regrouper, dans le but notamment de mieux coordonner leurs efforts de développement économique. Ainsi, dès 1988, fut créée la région Nord-Aski, entité créée de toutes pièces par quatre collectivités du Nord-Est de l'Ontario : Hearst, Mattice-Val-Côté (dont le maire fut longtemps un ressortissant français, Paul Zorzetto), Hornepayne, ainsi que la première nation du lac Constance (village amérindien situé à une demi-heure de Hearst).





Pour en savoir plus :

www.apcm.ca/fr/Produits_14/489.html