27.04.2008
Carus Thompson à Cast : décoiffant !
S'il s'était agi d'une rencontre sportive, on aurait sans doute pu affirmer que le résultat était connu d'avance... C'est en effet avec la même générosité, la même dévotion que lors de son premier passage que Carus Thompson a livré, hier soir, à Cast, un concert énergique et chaleureux. Evénement notable, le public des Vaches Folks a même dansé sur les titres chaloupés de la formation australienne, une première dans les annales de ces soirées...
Même si ce n'est pas dans leurs habitudes de s'autocongratuler, Eric Bert et Roger Mauguen, co-organisateurs des Vaches Folks, pourraient (sans rougir) se prévaloir d'un certain flair. L'invitation de Carus Thompson, l'une des figures émergentes du rock australien contemporain, constitue sans nul doute l'un de leurs plus jolis coups. Le 24 août 2007, devant un public tétanisé, le songwriter avait déjà livré une prestation solo survitaminée, convaincant d'emblée par sa sincérité et son extraordinaire générosité.
Encore plus de relief
Samedi, pour son deuxième show à la pointe bretonne et l'une des premières dates de sa tournée européenne 2008, Carus Thompson a remis le couvert. Cette fois, il était accompagné des True Believers, sa formation attitrée (composée, pour cette tournée, de son frère Christian Thompson, à la mandoline et à la guitare, et des Français Mathieu Lucas, à la basse et au piano, et Christophe Baillet à la batterie et aux percussions). Une ossature qui permet de donner encore plus de relief à certaines compositions musclées, à l'instar de "Crash" ou "Warning Signs", pépites du dernier album de Carus, "Three Boxes".
Complicité
L'une des plus grandes forces de Carus Thompson réside peut-être dans la manière dont il parvient à s'attirer la complicité du public. Personne n'est jamais oublié, et l'Australien sait aller chercher les plus timides en n'hésitant pas à se débrancher et à s'élancer au milieu des spectateurs pour interpréter, en acoustique, certaines de ses plus belles ballades. Les personnes présentes ont soudain le sentiment de se retrouver en famille, dans une exceptionnelle proximité avec l'artiste. Il n'y a décidément qu'aux Vaches Folks...
Plus de deux heures de show
Cette fois encore, Carus Thompson aura tout donné au cours d'un concert marathon de près de deux heures et demie au cours duquel les chansons rock ont succédé aux reggae "à l'australienne" ou aux ballades acoustiques ciselées qui ont fait sa réputation down under. Carus en rajoute une couche sur la qualité des audiences européennes : "Chez nous, les gens boivent beaucoup aux concerts et chahutent pas mal; il faut faire preuve d'imagination pour sans cesse les tenir en haleine". Une formule qui explique sans doute le dynamisme sans cesse renouvelé des prestations du groupe. "En Allemagne où nous retournons dans quelques jours, il n'est pas rare de voir jusqu'à 300 personnes se déplacer à un concert dans un petit village; à chaque fois, les gens ont du mal à nous laisser partir et on enchaîne rappel sur rappel !" Le public castois en aura fait l'expérience en faisant revenir Carus et son groupe à (au moins) quatre reprises, notamment pour un remake particulièrement réussi de "Weather with you" de Crowded House. Quel bonheur !
Carus Thompson signant des autographes à l'issue de la soirée; le chanteur aime visiblement cette proximité avec son public, qui le lui rend bien.
DERNIERE MINUTE (POSTE LE 28 AVRIL) :
Une date française supplémentaire s'est greffée sur le calendrier de la tournée européenne de Carus : avis aux lecteurs de la région parisienne : show acoustique ce lundi 28 avril, à 20 h, au RUSH BAR, 32 Rue Saint Sebastien, Paris XIè.
16:05 Publié dans Les sorties de Titus | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Carus Thompson & The True Believers, Vaches Folks, Cast, rock australien
18.04.2008
Carus Thompson : "Je ne pourrais plus me passer de la musique !"
La Bretagne sera-t-elle au rendez-vous ? Pour la seconde fois en deux ans, le bondissant rocker australien Carus Thompson y fera un saut de kangourou, l'instant d'une soirée à Cast, le samedi 26 avril. Il est prudent de réserver, dès aujourd'hui, ses places. Car le musicien n'a laissé que de très bons souvenirs de son premier passage, en août 2007. Cette fois, il nous revient accompagné de sa formation les True Believers, qui compte en son sein le talentueux bassiste français Mathieu Lucas. Avec Carus, qui avait déjà longuement répondu à nos questions l'an dernier, nous avons voulu faire le point à quelques jours de cette nouvelle tournée européenne qui les conduira en Belgique, en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, en Suisse et au Danemark...
Titus - Depuis ton dernier passage à Cast, as-tu beaucoup tourné ?
En effet, je n'ai pas vraiment arrêté depuis. C'est la seule façon pour moi de gagner ma vie. Le fait d'être un artiste indépendant, sans le soutien d'une maison de disques, rend les choses plus difficiles d'un point de vue financier. On croule sous les dettes ! La seule manière de renflouer ton compte en banque, c'est de se représenter autant que faire se peut. A l'issue de ma tournée européenne 2007, je suis rentré au pays pour participer à une tournée australienne que nous avions préparée avec deux formations amies, Loren et Rob Sawyer. Cette tournée baptisée "The Roots Roadshow" comportait 28 dates en tout et elle fut un vrai succès. En Australie, la compétition est particulièrement rude. C'est fou le nombre de groupes qui tentent de percer ! C'est pour cette raison qu'il faut beaucoup tourner et imaginer sans cesse de nouveaux concepts scéniques. Le "Roots Roadshow" en fut l'émanation directe... Par ailleurs, depuis le début de l'année 2008, j'ai donné pas mal de prestations solo en divers endroits, l'occasion de tester de nouvelles chansons pour mon nouvel album qui sera enregistré plus tard cette année...
A suivre, un mini-documentaire réalisé sur la tournée "The Roots Roadshow", notamment lors du passage du groupe à Melbourne. Quelques images de Carus et des True Believers dans leur intimité :
Titus - Ton troisième album, "Three Boxes", continue à bien se vendre ?
En fait, le premier pressage est pratiquement épuisé, ce qui est assez exceptionnel si l'on considère que l'album n'a pas toujours été bien relayé sur les radios. C'est généralement assez difficile de passer à la radio lorsqu'on est indépendant : il y a tant de talents et si peu de place ! Et, tu sais, l'Australie ne compte que 18 millions d'habitants environ, ce n'est pas tant que ça. Et le plus drôle, c'est qu'on jurerait que la motié de la population joue dans un groupe... Mais je dois reconnaître que si l'album n'a pas forcément été bien répercuté sur les ondes, la presse a, en revanche, bien joué son rôle. Chaque recension de l'album a en effet été positive. Je crois que "Three Boxes" va continuer à bien se vendre car les fans se le sont approprié et n'arrêtent pas d'en parler autour d'eux...Titus - La tournée européenne que vous débutez ces jours-ci est, je crois, la plus importante jamais organisée à ce jour... Est-ce un signe que la mayonnaise commence à prendre en Europe et en France ?
Nous avons 35 concerts au programme : en France, en Belgique, en Angleterre, en Allemagne, en Suisse, en République tchèque et au Danemark (voir le détail de la tournée ci-après, ndt). Je suis vraiment ravi de pouvoir jouer en France, notamment, car il n'est pas toujours facile d'y tourner. J'espère que cela va changer quand les gens connaîtront mieux notre musique. Cette fois-ci, nous ne donnerons que quatre concerts en France, mais nous prévoyons d'ores et déjà d'y revenir au mois d'août pour quelques shows sur la côte, près d'Hossegor et Biarritz. J'ai vraiment le sentiment que notre public commence à s'épanouir dans l'Hexagone. A chaque passage, le groupe se découvre de nouveaux fans qui, à leur tour, nous font de la pub ! Avec le Web et MySpace, les gens qui souhaitent en savoir plus sur un groupe ont tout à leur portée... Et quand on peut, qui plus est, bénéficier d'un effet bouche à oreille, ça ne peut qu'aller en s'améliorant... Ce que j'aime, dans cette manière de construire une popularité, c'est qu'elle ne repose pas sur des artifices, du style campagne de pub imaginée par une agence...
Titus - Tu évoquais tout à l'heure l'enregistrement d'un nouvel album avant la fin de l'année. As-tu l'intention d'interpréter certaines de ces nouvelles chansons lors de cette tournée ?
L'enregistrement du nouvel album interviendra tout de suite après cette tournée européenne. Nous travaillerons, comme pour "Three Boxes", avec Greg Arnold, au sujet duquel je peux dire qu'il a vraiment su me faire évoluer en tant que songwriter.J'ai écrit pas mal de nouvelles chansons, dont une dizaine dont je suis assez fier et que je continuerai à améliorer au gré des prochaines tournées. Parmi ces nouvelles chansons, l'une de mes préférées, "Creature of habit", avait déjà été interprétée l'été dernier à Cast, et avait donné lieu à un drôle de quiproco. C'est une histoire que je me plais à raconter tout depuis, partout où je vais... En fait, j'avais essayé de présenter la chanson en français, et j'avais demandé au public comment on pouvait traduire le mot "habit" (habitude, ndt). Quelqu'un avait compris "rabbit" et m'avait donc suggéré "lapin" pour traduction. Si bien que je me suis retrouvé à parler de "Creature of rabbit" (créature du lapin, ndt), ce qui m'a fait bien rire lorsqu'on est venu me donner la bonne traduction à l'entracte...Titus - Ton premier concert en Bretagne était en solo. Cette fois, tu nous reviens avec ta formation, les True Believers. peux-tu nous dire deux mots à leur sujet ?
Les True Believers m'accompagnent depuis maintenant quatre ans. L'ossature du groupe a déjà un peu évolué au fil des années, comme c'est souvent le cas dans le monde de la musique. Lorsqu'Andrew Fry (le troisième bassiste du groupe) a décidé d'arrêter, j'ai proposé à mon ami français Mathieu Lucas de se joindre à nous. Il se trouve que Mathieu, qui vit à Angoulême, est le cousin de mon meilleur ami en Australie. Matthieu m'avait aidé à plannifier ma première tournée en France il y a quatre ans. C'était donc génial de pouvoir l'associer encore davantage à la vie du groupe. Il a déjà participé à trois tournées australiennes avec les True Believers. Cette année, nous aurons un autre musicien français dans l'équipe : Christophe Baillet; il s'agit d'un bon ami de Mathieu, un batteur d'Angoulême. J'ai aussi invité mon frère, Christian Thompson, à venir jouer de la guitare, de la mandoline et faire les choeurs. Financièrement, il serait un peu difficile d'organiser une tournée de cette envergure en faisant venir un groupe entier d'Australie. Mais je suis sûr que tout va bien se passer. En fait, changer de musiciens de temps à autre permet de rafraîchir certains morceaux, de leur redonner une nouvelle jeunesse.La chanson "Warning signs", extraite du troisième album de Carus Thompson, "Three Boxes", ici enregistrée l'an dernier, au Blues & Roots festival de Fremantle (Australie) :
Titus - Doit-on s'attendre à un show très différent durant cette tournée ?
Ca sera toujours moi et mes chansons... Mais je dois avouer que rien ne me sied plus que de jouer avec une section rythmique nerveuse, ce qui manque parfois lors des prestations en solo. Donc, ça va chauffer; ça c'est sûr ! Le cocktail batterie/basse est généralement une bonne combinaison pour donner au public l'envie de danser. Quand je suis sur scène, je veux toujours donner le meilleur de moi-même, en m'efforçant de rendre intactes l'intensité et l'intégrité émotionnelle de mes chansons, mais plus que tout, j'aime faire participer l'audience, comme ça se passe à chaque concert en Australie. "Be ready to shake the booty !"
Titus - Quel souvenir conserves-tu de ton passage aux Vaches Folks, à Cast, en août 2007 ?
J'ai franchement adoré ce concert à Cast. Tant d'énergie, de vibrations positives dans la salle. C'est souvent le cas en Europe. Le public chez vous est très attentif... Et lorsque vous avez un concert organisé par des types comme Roger et Eric (Roger Mauguen et Eric Bert, organisateurs des soirées Vaches Folks, ndt), vous savez d'avance que ça sera fantastique. Parce que ce sont tous deux de vrais passionnés. Ils ne font pas ça pour le fric, mais parce qu'ils aiment vraiment la musique ! Et ils adorent en être entourés ! C'est aussi ce qui me guide dans ma démarche : j'aime la musique et ne pourrais plus m'en passer !Propos recueillis par Titus, photos de Titus (droits réservés).
PRATIQUEEn concert à CAST (près de Châteaulin, à 10 mn de Quimper) le samedi 26 avril 2008, à 21h.
Infos complémentaires sur le site MySpace des Vaches Folks.
Tarifs : 13 € / 15 € (+ frais de location);
Points de location : Brest : Dialogues Musiques (+1 €); Quimper : Harmonia Mundi (+0 €); Cast : Mairie (+0 €), bar-presse « le Toon’s » (+0 €). Réseau Ticketnet (utilisez le mot-clef "Carus" dans votre recherche) (+1,7 €)
LA TOURNEE EUROPEENNE 2008
DE CARUS THOMPSON
19 avr. 2008 (20:00) LE BELVEDERE, Namur; 20 avr. 2008 (20:00) LE BALATUM, Lille ; 22 avr. 2008 (20:00) THE 12 BAR CLUB, London, London and South East ; 23 avr. 2008 (20:00), THE BLUE BAR Porthtowan, Southwest England ; 24 avr. 2008 (20:00) Ride Cafe Plymouth, Southwest England ; 25 avr. 2008 (20:00) Harvey’s Wharf Falmouth, Southwest England ; 26 avr. 2008 (20:00) LES VACHES FOLKS Cast, Bretagne ; 28 avr. 2008, à Paris, show acoustique, à 20 h, au RUSH BAR, 32 Rue Saint-Sebastien, Paris XIè; 29 avr. 2008 (21:00) BOULIBATCH FESTIVAL, Thionville ; 30 avr. 2008 (20:00) KULTURBAHNHOF Neuenkirchen-Voerden ; 1er mai 2008 (21:00) Cafe Paard Van Troje Den Haag ; 2 mai 2008 (20:00) FZW Dortmund ; 3 mai 2008 (18:00) Folkfrühling - Festival Venne ; 4 mai 2008 (19:30) DGH Evestorf ; 5 mai 2008 (20:00) MusicStar Norderstedt ;
6 mai 2008 (20:00) Haus 73 Hamburg ; 8 mai 2008 (20:00) Sumpfblume Hameln ; 9 mai 2008 (20:00) NAC Wohnland Celle ; 11 mai 2008 (20:00) Cafe-Scheune Wredenhagen ; 12 mai 2008 (20:00) Die Börse Wuppertal ; 13 mai 2008 (20:30) Stückgut Solingen ; 14 mai 2008 (20:00) EXPO EnerCity Cafe Hannover ; 15 mai 2008 (20:30) CAFE ZAPATA Berlin ; 16 mai 2008 (20:30) Irish Pub Parchim ; 17 mai 2008 (19:00) Festival am Kulturwerk Norderstedt ; 20 mai 2008 (20:00) Hafenkneipe Club Zurich ; 21 mai 2008 (20:00) Raumar @ Kofmehl Solothurn ; 24 mai 2008 (20:00) ; Neuland - Kunst Musik Bar Munich ; 25 mai 2008 (20:00) PRAGUE FRINGE FESTIVAL Prague ; 25 mai 2008 (20:00) PRAGUE FRINGE FESTIVAL Prague ; 27 mai 2008 (20:00)PRAGUE FRINGE FESTIVAL Prague ; 29 mai 2008 (20:00) Loppen Copenhagen.
11:35 Publié dans Rencontres australiennes | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Carus Thompson, rock australien, The True Believers, Matthieu Lucas, Eric Bert et Roger Mauguen, Vaches Folks, Cast
11.04.2008
Mathieu Lucas : "En Australie, il y a quelque chose en plus !"
Bassiste résidant aujourd'hui à Angoulême, Mathieu Lucas n'en est pas moins l'un des pivots de la formation de rock australien The True Believers qui accompagne Carus Thompson en tournée dans le monde entier (et qui sera à Cast, près de Châteaulin, le 26 avril). Voilà qui en soi n'est déjà pas banal. Le musicien français qui a fait ses classes au prestigieux collège Berkeley de Boston explique la raison de sa présence au sein de ce groupe des antipodes, à laquelle une histoire d'amitié n'est pas tout à fait étrangère...
Titus - Mathieu Lucas, vous faites partie de l'ossature des True Believers, aux côtés de musiciens australiens. Pouvez-vous raconter les circonstances de votre rencontre avec Carus Thompson ?
J'ai rencontré Carus à l'occasion de ses premières tournées enropéennes, quand il était juste avec sa guitare et son sac à dos, à la roots. Mon cousin et lui sont amis depuis l'enfance à Fremantle, donc quand il est arrivé en Europe en 2003, j'ai organisé des concerts pour lui en Charente, et nous sommes restés en contact jusqu'à fin 2006, au moment où j'ai rejoint le groupe. Son ancien bassiste a quitté le groupe assez soudainement et je lui ai proposé de le remplacer. Cela paraissait un peu fou mais l'idée a germé et je suis parti en Australie pour ma première tournée en février 2007.
Titus - J'aimerais que l'on revienne un moment sur votre propre parcours de bassiste. Vous souvenez-vous de la première fois où une basse vous est tombée entre les mains ?
Je suis pianiste de formation. En 1993-94, j'ai tourné en France comme conférencier (avec un film documentaire). Etant tous les jours sur la route je n'ai pas pu prendre mon piano avec moi !... J'ai acheté ma première basse à Marseille, début 94, et j'ai immédiatement su que j'avais trouvé mon instrument. J'ai commencé à travailler tous les soirs à l'hôtel après les conférences, j'étais accro. J'avais juste un ampli casque, un lecteur CD portable et ma basse... Et des disques de Jaco Pastorius... J'ai toujours été sensible à la basse dans mes années de pianiste, jouant beaucoup de jazz et ayant deux de mes meilleurs amis qui étaient bassistes. Adolescent, mon professeur de piano (il était beaucoup plus que ça , je devrais dire mon mentor...) était un ancien contrebassiste.Titus - Quel parcours avez-vous suivi pour devenir musicien ? Avez-vous toujours vécu à Angoulême ?
J'habite à Angoulême seulement depuis 2000. J'ai longtemps vécu sur la Côte d'Azur, à Nice, ainsi qu'à Paris et en Afrique, petit. J'ai commencé la musique par l'orgue à 10 ans et je suis passé au piano vers 16 ans. J'ai eu la chance d'étudier au prestigieux Berkeley college of music de Boston, en piano, puis à la basse...
Une vidéo de Carus Thompson & The True Believers filmée à Hanovre, en Allemagne, le 24 mai 2007, où l'on peut apprécier un excellent solo de Mathieu Lucas à la basse :
Titus - Qu'écoutiez-vous lorsque vous étiez jeune ? Etiez-vous déjà interessé par la musique australienne ? Avez-vous évolué au sein de différents groupes français avant de vous joindre aux True Believers ?
J'ai été formé (déformé ?) par le jazz dans toutes ses tendances. J'ai aussi beaucoup écouté (et écoute toujours) de musique latine (salsa et musique brésilienne). Je suis tombé dans le rock très tard, en 2002, à la création du groupe Kartel. J'écoute maintenant beaucoup de pop/rock anglais. J'adore également le gospel et le chant a cappella en général. J'ai chanté avec le groupe de gospel Sankofa de 1998 à 2007. J'arrange maintenant pour le groupe. Je découvre depuis un an la richesse de la musique australienne. Le pays fourmille d'auteurs-compositeurs-interprètes de talent. Je pense que cela doit être une des plus importantes concentrations au monde par habitant (ils sont seulement 20 millions) je suis devenu fan de beaucoup d'entre eux ! Carus, of course (oui, je joue avec lui et en plus j'aime sa musique...), Loren, Rob Sawyer, Jess McAvoy, Carolyn Oates, Neil Murray, John Butler Trio, The Waifs, etc.Titus - A quand remonte votre premier voyage en Australie ?
Je suis allé pour la première fois en Australie en 1989, en vacances. Je n'y étais jamais retourné avant l'année dernière.
Titus - Quel regard portez-vous sur ce pays, le mode de vie à l'australienne ?
J'adore l'Australie. Le fait que je sois bilingue aide, bien sûr. j'ai toujours été à l'aise dans les pays anglo-saxons. Mais en Australie, il y a quelque chose en plus. En plus, j'y voyage maintenant comme musicien en tournée, ce qui est à peu près la meilleure vie du monde ! Et ce qui me permet de voir plein de coins que j'aurais probablement ratés comme touriste. Puis je suis tous les jours avec des Australiens, donc l'expérience est complète... A chaque fois que je reviens en France, je trouve les gens stressés et cela me donne envie de retourner là-bas de suite... J'y retournerai probablement de manière quasi permanente, dans le futur.
La vidéo de "Broken song", de Carus & The True Believers :
Titus - Lorsque vous décidez d'écrire à Carus pour lui proposer de remplacer le bassiste qui venait de quitter la formation, quel était votre état d'esprit ? Pensiez-vous que Carus allait répondre favorablement ?
J'avais envie de bouger. J'étais un peu miné par mes expériences de groupe en France, avec des gens très difficiles à motiver. En plus, comme je l'ai dit, j'aime vraiment beaucoup la musique de Carus, ainsi que le personnage lui-même. Beaucoup de musiciens français devraient prendre des leçons sur les Australiens sur la manière de gérer leur business et leur présence scénique !
Titus - Comment cela s'est-il passé ? Etes-vous allé en Australie pour faire un bout d'essai ?
Non, j'avais déjà joué avec Carus en France, donc il me connaissait musicalement. Il m'a juste demandé si j'étais prêt à m'adapter à son optique de "less is more", c'est à dire de ne pas surjouer la musique et d'aller à l'essentiel. Ca s'est très bien passé, même si nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais nous sommes assez grands pour savoir accepter nos différences.
Titus - Qui sont les autres membres du groupe et quelles sont vos relations avec eux ? Notamment durant vos tournées, qui sont plutôt nombreuses ?
En Australie, le batteur est Jason McGannet; le violoniste - mandoliniste - pianiste est John Bedggood, dit "Bedge". Ils sont vraiment cools en plus d'être d'excellents musiciens. Jason est le premier batteur du John Butler Trio et Bedge joue avec à peu près tout ce qui se fait de mieux sur la scène folk-rock australienne. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble en tournée en 2007 - environ six mois - et ça a été une expérience incroyable. Tout le monde a, bien sûr, des hauts et des bas mais, dans l'ensemble, nous n'avons jamais eu de gros problème. J'ai beaucoup traîné avec Jason (basse-batterie...) et c'est quelqu'un que j'adore. Pour cette tournée européenne, la formation va être différente. Carus amène son frère, Christian, pour officier à la deuxième guitare et aux choeurs et le batteur sera Christophe Baillet. Christophe est le batteur de mon ancien groupe de rock, Kartel et compte parmi mes meileurs amis. J'en ai peu. C'est la raison pour laquelle je lui ai proposé de se joindre à nous pour cette tournée. En plus c'est un excellent batteur ! Nous avons enregistré vite fait basse/batterie pour Carus et il a dit ok !Titus - Lorsque vous regardez en arrière, êtes-vous satisfait du chemin parcouru avec Carus et les True Believers ?
Cela fait seulement un an que je suis dans le groupe. C'est passé très vite et, en même temps, le fait de bouger en permanence rend le temps élastique. J'ai tellement parcouru de kilomètres en 2007 que j'ai l'impression de faire partie du groupe depuis beaucoup plus longtemps ! Mais le plaisir est intact, j'ai hâte de repartir en tournée !
Titus - Avez-vous participé à l'enregistrement du dernier album de Carus, "Three Boxes" ? Pour moi, cet album est celui de la maturité. Une unité de ton est perceptible. Quel est votre sentiment sur ce disque et sur l'évolution de l'écriture de Carus ?
Non, je suis arrivé après la fin de l'enregistrement de l'album. Il est certain que cet album est beaucoup plus abouti que les précédents. Surtout au niveau production. Les morceaux ont été pré-produits à Melbourne, surtout chez Jason qui a un home studio, pour ensuite être enregistrés dans un bon studio avec Greg Arnold comme réalisateur artistique. le mixage a été réalisé à Nashville, ce qui a apporté une couleur différente. L'ingé son du mixage a aussi amené 2 ou 3 petites choses qui font vraiment la différence. Carus arrive à écrire des choses très simples mais intéressantes. Il ne faut pas oublier son background. il vient du folk, influencé par Dylan ou Springsteen. Souvent l'accent est mis sur le texte, et la musique se doit de rester assez simple harmoniquement et mélodiquement.
Titus - Lors de son premier passage en Bretagne, l'an dernier, Carus était seul sur scène. Cette fois, le 26 avril, les True Believers l'accompagneront. Comment vous sentez-vous à quelques jours du lancement de cette tournée européenne qui s'annonce comme la plus fournie dans l'histoire du groupe ?
J'ai hâte d'y être! Cela va être différent de ce que nous avons fait jusque là de par le changement de musiciens. ce sera peut-être plus rock avec deux guitares, quoique Carus a acheté une mandoline et compte bien s'en servir! Je suis très heureux de faire cette tournée avec Christophe, cela va rétablir l'équilibre. Deux Français contre deux Australiens; on va bien se marrer ! Titus - Dans une première interview, l'an passé, Carus nous avait dit que le fait d'avoir un Français dans son équipe était un bel atout pour tenter de percer dans l'Hexagone. Quel accueil le public français vous a-t-il réservé jusqu'ici ?
Pour l'instant, nous jouons très peu en France. Je n'ai pas vraiment eu le temps de démarcher ici, étant beaucoup en tournée mais je compte m'y mettre à l'automne, pour 2009. Le problème, en France, c'est que beaucoup de festivals et salles sont verrouillées par les tourneurs, donc il faut batailler ferme...
Titus - Quels sont vos projets personnels ? Avez-vous l'intention, a priori, de poursuivre votre bout de chemin avec les True Believers ?
J'ai appris récemment que je vais être papa à la fin de l'année, donc c'est un projet qui risque de me prendre un peu de temps ! Mais j'espère pouvoir continuer à jouer avec Carus ! Je n'ai plus de projet personnel ici en France pour l'instant, si ce n'est la musique que j'écris régulièrement pour France 3.
Autre performance "live" de Carus, sur la chanson "Last days of winter" :
PRATIQUEEn concert à CAST (près de Châteaulin, à 10 mn de Quimper) le samedi 26 avril 2008, à 21h.
Infos complémentaires sur le site MySpace des Vaches Folks.
Tarifs : 13 € / 15 € (+ frais de location);
Points de location : Brest : Dialogues Musiques (+1 €); Quimper : Harmonia Mundi (+0 €); Cast : Mairie (+0 €), bar-presse « le Toon’s » (+0 €). Réseau Ticketnet (utilisez le mot-clef "Carus" dans votre recherche) (+1,7 €)
12:45 Publié dans Rencontres françaises | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mathieu Lucas, True Believers, Carus Thompson, rock australien, vaches folk, Cast
31.03.2008
Carus Thompson, le retour
C'est confirmé, l'Australien Carus Thompson sera de retour sur la scène des Vaches folk, à Cast (près de Châteaulin), le samedi 26 avril, dans le cadre de sa tournée européenne 2008. Etoile montante du rock australien, Carus sera accompagné, à la différence de sa première prestation dans la région, de son excellente formation The True Believers. Carus en solo avait déjà fait forte impression. Cette fois, ce sera vraisemblablement de la dynamite...
Le rock frais et ensoleillé de la côte ouest australienne, vous connaissez ? Carus Thompson en est sans doute aujourd'hui l'un des plus beaux fleurons. Tout à fait à l'image de l'esprit surf down under, sautillant, tonique et mélodieux à souhait. Bosseur invétéré, Carus s'est fait un nom en écumant son immense pays de part en part dans le but avoué "d'apprendre la scène" au contact du public des clubs. Cette expérience a fait de lui un showman redoutable, qui enroule autour de son médiateur les publics les plus récalcitrants...
D'autres lectures
Je vous invite, si ce n'est déjà fait, à lire notre interview de Carus Thompson, publiée l'an dernier peu avant son concert de Cast, le 24 août 2007. On peut aussi parcourir notre récit de la soirée. Et si cela ne suffit pas encore, jetez-vous sans retenue sur la petite vidéo qui suit, enregistrée l'an dernier au Blues & Roots Festival de Fremantle (Australie). Une version imparable de "Warning signs", chanson de son troisième opus "Three boxes", qui fait un carton aux antipodes. Ne manquez pas cette opportunité d'aller découvrir (pour une somme assez dérisoire !) un artiste dont la popularité croissante n'est pas surfaite...
PRATIQUE
En concert à CAST (près de Châteaulin, à 10 mn de Quimper) le samedi 26 avril 2008, à 21h.
www.myspace.com/vachesfolks
Tarifs : 13 € / 15 € (+ frais de location);
Points de location : Brest : Dialogues Musiques (+1 €); Quimper : Harmonia Mundi (+0 €); Cast : Mairie (+0 €), bar-presse « le Toon’s » (+0 €). Réseau Ticketnet (utilisez le mot-clef "Carus" dans votre recherche) (+1,7 €)
14:05 Publié dans Les bonnes infos de Titus | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rock australien, Carus Thompson & The True Believers, Vaches folk, Cast
14.02.2008
Missy Higgins, l'estampille "Down Under"
On ne compte décidément plus les talents à émerger des Antipodes. Dernière égérie australienne dont la pop estampillée down under fait actuellement un malheur aux Etats-Unis, la pulpeuse Missy Higgins, dont les tubes imparables hantent depuis peu les séries TV américaines les plus à la mode, qu'il s'agisse de Grey's Anatomy, Smallville ou One tree hill.
Le succès actuel de Missy Higgins aux Etats-Unis ne tient assurément pas du hasard. Inscrite dans son plan de carrière, sa relocalisation récente à Los Angeles y a naturellement contribué. Le choix de l'ingénieur du son Jay Newland (collaborateur, entre autres, de Norah Jones) pour l'enregistrement de son second album, "On a clear night", n'est sans doute pas fortuit, lui non plus. Au-delà de ses choix de carrière opiniâtres, il faut reconnaître que Missy Higgins (née Melissa Morrison Higgins à Melbourne en 1983) ne manque ni de talent, ni de personnalité, affichant sans retenue ses convictions de végétarienne et d'écologiste militante.
Deux albums à son actif
A titre personnel, j'avais déjà un a priori favorable concernant la Missy en question. Elle avait en effet participé, en 2005, à la compilation "She will have her way : the songs of Tim & Neil Finn", album où seize chanteuses de la nouvelle scène pop-rock des Antipodes rendent un sublime (et mérité) hommage aux compositeurs néo-zélandais Tim et Neil Finn. Missy Higgins, pour sa part, avait servi une version juste et originale de "Stuff and nonsense", vieux classique de Tim à l'époque de Split Enz. L'Australienne a pour l'instant deux albums à son actif, "The sound of White" (2004) et "On a clear night" (sorti en mars 2007 en Australie et à la fin février 2008 aux Etats-Unis), dont est extrait le single "Peachy", que voici.
12:45 Publié dans Pas fait pour les chiens | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Missy Higgins, rock australien, Peachy, On a clear night
11.01.2008
Colin Hay : plus "Man at Work" que jamais
A partir de cette semaine, Titus vous proposera un nouveau rendez-vous hebdomadaire, "Pas fait pour les chiens". Notre objectif : sortir des sentiers battus et vous proposer, par le biais d'un clip vidéo, la découverte d'un artiste largement occulté par nos grands réseaux nationaux. Notre molosse a-t-il du flair ? A vous d'en juger...
Chacun se souvient de Men at Work, ce combo australien des années 1980 qui avait déferlé sur la France avec une myriade de titres chaloupés à l'instar de "Down under", "Who can it be now" ou "Overkill". Depuis la séparation du groupe, plus rien ou presque ne filtre au sujet des anciens gaillards. Pourtant, Colin Hay, l'ex-chanteur et principal compositeur du groupe n'a, lui, jamais raccroché. Il est même actuellement au sommet de sa forme, comme le démontre son nouvel album récemment paru et peu visible - hélas - dans les bacs à disques de France et de Navarre.
Origines écossaises
Dans cet opus de belle facture, "Are you lookin' at me ?", Colin Hay manie l'humour comme il savait déjà si bien le faire du temps de Men at Work. Jugez-en plutôt en découvrant ce titre, premier single de l'album, "Are you lookin' at me ?", où les origines écossaises du chanteur sont assez perceptibles puisqu'il y déploie un accent de Glasgow à peine forcé. Né en Ecosse en 1953, Colin Hay a suivi ses parents en Australie quand il était tout jeune. Aujourd'hui, il réside en Californie.
Colin Hay "Are You Lookin' at Me?"
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11:40 Publié dans Pas fait pour les chiens | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Pas fait pour les chiens, musique, Colin Hay, Men At Work, rock australien
25.08.2007
Carus Thompson : un vendredi soir en Australie
La petite commune de Cast a vécu, le temps de la soirée de vendredi, à l'heure australienne. Le songwriter Carus Thompson, invité vedette de cette édition des Vaches folks, n'a pas manqué son premier rendez-vous avec la Bretagne. Un concert roboratif à souhait, restituant fidèlement la palette des ambiances du musicien, entre rock, folk et même reggae !
Les Vaches folks sont uniques ! Connaissez-vous aujourd'hui beaucoup de festivals où le public a maintes occasions de rencontrer, avant ou après le spectacle, la vedette de la soirée ? C'est sans doute ce qui fait le charme de cette manifestation à taille humaine... On s'étonne que le secret n'ait pas encore été éventé et que l'événement n'attire pas davantage la foule... (Pour l'instant !)
Maigre public, sans doute, mais public réceptif, qui tranche assez radicalement avec le type d'audiences devant lesquelles Carus se représente les vendredis soir en Australie. "Chez moi, le vendredi, c'est t











































