02 octobre 2011

Vaches Folks : l'histoire ne se répète jamais

 

P1290443.JPGLes soirées des Vaches Folks se suivent et ne se ressemblent décidément pas. Même lorsque les artistes invités ne sont plus vraiment des inconnus, la magie opère encore. A titre d'exemple, la soirée d'hier, où l'on a vu se succéder l'Américaine Chris Pureka et l'Australien Carus Thompson, respectivement pour la seconde et la troisième fois à Cast. On pourrait s'étonner de cette "redite" dans la programmation. Il faut plutôt y voir un signe de la complicité qui lie les organisateurs des Vaches Folks, Roger Mauguen et Eric Bert, et les artistes qu'ils contribuent à faire connaître, année après année, depuis le lancement de ces manifestations. Un bel exemple de fidélité à méditer.

 


 

Lors de son premier concert, il y a exactement un an, à un jour près, l'Américaine Chris Pureka avait suscité un véritable engouement qui s'était traduit par un record de ventes de disques. Rebelote, hier. La folkeuse a littéralement été assaillie par les spectateurs castois à l'issue de son set, vendant la quasi totalité des albums qu'elle avait apportés. Il est vrai que l'Américaine n'a pas donné dans la demi-mesure. Son set tonique, jouant sur toutes les cordes de l'émotion, a véritablement scotché les 160 personnes présentes. Lorsqu'elle monte sur scène, flanquée de son guitariste Sebastian Renfield, ce petit brin de femme semble se cacher derrière ses mèches rebelles en forme d'accroche-coeur. C'est à peine si l'on entend son "thank you", prononcé du bout des lèvres lorsque le public castois l'accueille dans un tonnerre d'applaudissements. Mais d'emblée, lorsqu'elle entonne l'un des refrains hypnotiques de son nouvel album, "How I learned to see in the dark", la messe est dite. L'Américaine timide se transforme en bête de scène, sa voix assurée se mêlant de jolie façon à celle de son accompagnateur. Chris Pureka s'est dessiné un univers bien à elle, mais celui-ci n'a de toute évidence rien d'hermétique, si l'on en juge à l'accueil qui lui a été réservé. "L'an dernier, lors de ma mini-tournée européenne, Cast fut déjà l'une de mes étapes préférées. Je peux vous assurer que je ressens la même chose aujourd'hui", confiait-elle entre deux ballades. Chris Pureka a été adoptée par les Castois. A quand la prochaine ?

 

Le retour de "Crocodile Dundee"

P1290476.JPGHumour, décontraction et spontanéïté à l'australienne ont par ailleurs donné le ton du concert de fin de soirée, celui du showman Carus Thompson. Pour ce troisième set castois, Carus était uniquement accompagné de deux musiciens, ses frenchies préférés, Christophe Baillet (batterie) et Mathieu Lucas (piano, basse et mandoline). Ce qui ne l'a pas empêché de donner un concert tout aussi enflammé. Son répertoire folk-rock parfois mâtiné de reggae a fait mouche une fois encore.

Avec son nouvel album, "Caravan", dont il a présenté, hier, les meilleurs extraits, le "Crocodile Dundee" de Fremantle a visiblement enrichi sa palette de compositeur. Sur scène, les morceaux s'enchaînent sans pause, explorant des avenues jusqu'ici assez peu visitées, notamment lorsqu'il livre une version superbement dépouillée (seulement piano et voix) de "Last days of winter" (extrait de son précédent album "Three boxes"). Comme à chacune de ses prestations, le kangourou ne déteste pas non plus aller se frotter à l'audience version unplugged. Debout sur une chaise au milieu du public, la guitare en bandoulière, il a ainsi repris, sans ampli et à la manière d'un ménestrel, plusieurs de ses refrains les plus connus. D'un contact facile et toujours disponible, Carus Thompson a lui aussi longuement rencontré le public en fin de soirée, signant moult autographes à des fans restés fidèles depuis sa première prestation. L'Australien est désormais chez lui en terre castoise et le public d'ici le lui rend bien.

 

Mention spéciale aussi pour le guitariste Ludovic Le Signor, le local de l'étape, qui a ouvert la soirée en douceur avec ses arabesques acoustiques. Un jeu limpide et des compos soignées pour une première partie intimiste à souhait.

 

LA SOIREE EN IMAGES

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(Chris Pureka et Sebastian Renfield, hier soir à Cast).

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(Carus Thompson)

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(Rencontre d'après set avec des "Carusettes" de la première heure.)

 

Merci à Lena pour les photos.

 

25 septembre 2011

Vaches Folks : ça va chauffer samedi à Cast !

Pour ceux qui ont déjà un rencard le 1er octobre, il n'est sûrement pas trop tard pour décommander. Et pour ceux qui n'ont rien de prévu, inutile de chercher plus loin. La soirée proposée samedi, à Cast, dans le cadre des Vaches Folks, promet en effet d'être franchement exceptionnelle. Les deux artistes invités, (outre le local de l'étape, Ludovic Le Signor, en première partie) comptent parmi les musiciens les plus en vue de la scène folk émergente, à la fois aux Etats-Unis et en Australie, je veux parler de Chris Pureka et Carus Thompson.

 

carus-caravan.jpgDans la veine d'un Jack Johnson, Carus Thompson nous sert une musique qui ne renie pas ses origines, la côte ouest australienne, ses vagues et son surf. Lorsqu'il ne s'adonne pas à la glisse à Fremantle, Carus est généralement en tournée. Il mène sa carrière tambour battant depuis près d'une dizaine d'années. Samedi, il s'agira de son troisième saut de kangourou à Cast, où il présentera, trois ans et demi après son dernier passage en Bretagne, son tout nouvel album "Caravan". Pour ce retour très attendu, Carus sera accompagné de son band à l'ossature originale. Celui-ci est en effet notamment composé de deux musiciens français, Mathieu Lucas (à la basse) et Christophe Baillet (à la batterie).

"Je passe la moitié de l'année à tourner en Australie et l'autre moitié en Europe", nous expliquait Carus avant sa toute première prestation aux Vaches Folks. Le public australien est fantastique. Il y a beaucoup d'ambiance lorsqu'on se produit dans un pub. Les gens dansent et font les fous. En Europe, mon expérience est davantage celle d'un public qui écoute les artistes et ce qu'ils ont à dire. Ces différences me ravissent".

Ce troisième show de l'Australien à Cast, s'il est aussi enjoué et rythmé que le précédent, sera probablement une nouvelle fois à graver dans les annales des Vaches Folks. Le répertoire de Carus s'est en effet notablement enrichi de ce "Caravan" auréolé de critiques fort positives, autant en Europe qu'en Australie. Un album qui recèle plusieurs pépites, à l'instar de la chanson "Imperfect Circle", véritable tube co-écrit par Kim McDonald et le frère de Carus himself, Christian (qui était également à Cast lors du dernier passage du groupe en Bretagne). Enregistré à Melbourne, en Angleterre et même en Allemagne, "Caravan" a été mixé à Nashville par Brad Jones et produit par Carus Thompson et Greg Arnold.

 

L'ascension fulgurante de Chris Pureka

chris-How I l.jpgOriginaire de Grèce, Chris Pureka a suivi sa famille dans le Connecticut, aux Etats-Unis, alors qu'elle n'avait qu'un an. Relocalisée à Northampton, dans le Massachussets, depuis ses vingt ans, la chanteuse américaine aujourd'hui âgée d'une trentaine d'années effectuera aussi un retour, samedi, sur la scène des Vaches Folks. Mais cette fois pas en solo, puisqu'elle sera accompagnée de son ami et guitariste Sebastian Renfield, ce qui devrait permettre au public de la découvrir sous un autre jour. Elle qui dit "vivre correctement de sa musique depuis environ cinq ans" a connu, depuis son premier passage à Cast, une ascension fulgurante. Réclamée partout, ses concerts se déroulent tous à guichets fermés aux Etats-Unis.

Sa seconde tournée européenne se révèle aussi plus ambitieuse que la première, signe qu'un phénomène est né. Trente dates sont programmées, dans dix pays, du 11 septembre au 28 octobre, dont deux en France. A vrai dire, cela ne surprendra pas ceux qui ont assisté à sa prestation de l'an passé à Cast, véritable concentré d'émotions à fleur de peau. Le public ne s'y est pas trompé, le plébiscite se traduisant par un record de vente d'albums ce soir-là ! Petit clin d'oeil, c'est à un jour près, un an après sa première prestation en France, que l'Américaine revient aux Vaches Folks, comme si elle avait souhaité rendre hommage à ces découvreurs que sont Roger Mauguen et Eric Bert, organisateurs des événements castois, qui lui ont offert sa première scène dans l'Hexagone.

Pour la réalisation de son troisième album studio, "How I learned to see in the dark", sorti l'an dernier et qu'elle présentera samedi à Cast, Chris Pureka a bénéficié de l'aide de Merrill Garbus. "Je connais Merrill depuis très longtemps. C’est drôle, je me souviens qu’elle était déjà à mon côté lorsque j’ai chanté ma première chanson. C’était « Yellow Submarine » des Beatles (rires). Elle a toujours eu l’oreille musicale et elle a joué sur chacun de mes disques… Elle est très connue aux Etats-Unis et tourne aussi pas mal en Europe avec sa formation tUnE-YaRds. C’est de l’indie rock. Elle a coproduit mon dernier disque et son empreinte est manifeste. Elle adore expérimenter de nouveaux sons ou techniques et elle a le don de m’entraîner sur des sentiers qui ne m’étaient pas jusqu’ici familiers", nous disait-elle, le 2 octobre 2010, à l'issue de son premier set éblouissant des Vaches Folks.

 

Pour en savoir plus

Le site officiel des Vaches Folks

En concert à cast, près de Châteaulin, samedi 1er octobre 2011, à 20 h 30. Tarif : 17 € (sur place) ou 15 € (en location + frais) sur le réseau Ticketnet.

03 octobre 2010

Vaches Folks : quelle soirée !

La soirée des Vaches Folks, samedi, promettait d’être l’un des must de l’automne. Les attentes n’auront pas été déçues. Les trois artistes programmés, chacun à leur façon, ont su  ouvrir des fenêtres sur leurs univers respectifs. Le public s’y est engouffré, ne boudant pas son bonheur. Encore un coup de maître des programmateurs, Roger Mauguen et Eric Bert.

 

 

Double inauguration pour Chris Pureka (lire interview ci-après), samedi. En plus de lancer à Cast sa toute première tournée européenne, il revenait aussi à l’artiste âgée de 31 ans, nouvelle révélation folk nord-américaine, d’ouvrir cette nouvelle page des Vaches Folks. Personne dans la salle ne s’y est trompé : nous n’avons sans doute pas fini d’entendre parler de Chris Pureka, dont le set tonique a révélé l’immense talent. Ses ballades intimistes et lumineuses, sa voix chaude à la tessiture si riche, sa présence sur scène, font d’elle une vraie artiste d’exception.

Sans surprise, les CD de Chris Pureka se sont d’ailleurs arrachés à l’issue du concert, à tel point qu’il en a manqué.  

Le Brestois Colin Chloé, dont la voix rappelle Bashung, a livré, dans un enthousiasme partagé, les chansons de son premier album, « Appeaux », avant de céder la place au Canadien Shannon Lyon, dont c’était le deuxième passage aux Vaches Folks. Un très beau concert, empreint de cette mélancolie qui habite parfois les compositions de Leonard Cohen.

Shannon Lyon aux Vaches Folks, samedi soir, à Cast.

 

Chris Pureka : « J’ai toujours rêvé de jouer en France »

PA010265.JPGL’Américaine Chris Pureka livrait à Cast son tout premier concert en France, samedi, inaugurant ainsi une imposante tournée d’un mois à travers l’Europe.

Une jolie primeur – une de plus ! – à mettre au crédit des Vaches Folks, dont les programmateurs, Roger Mauguen et Eric Bert, ne semblent avoir aucune limite.

 

 

 Titus - Est-ce vrai qu'il s'agissait de votre tout premier concert en France ?

 

Chris Pureka - C'était effectivement mon tout premier show en France et, pour tout dire, en Europe continentale car je n'avais joué, jusqu'ici, exception faite de l’Amérique du Nord, qu'en Grande-Bretagne et en Irlande. J'étais déjà venu en France avec ma famille lorsque j'avais 12 ans, mais nous n'étions pas passés par la Bretagne.

 

Vous souhaitiez revenir pour vous y représenter ?

 

J'en rêvais depuis toujours, mais ça n'était pas gagné d'avance. C'était difficile de mettre ça en place car je ne connaissais personne en France. Et comme je n'ai pas de maison de disques, je ne disposais pas de contacts particuliers pour me faciliter la tâche. J'ai eu beaucoup de chance : quelques rencontres fortuites essentiellement. En tout et pour tout, ma tournée en Europe va durer un mois : trois dates en France en plus de celle de ce soir, trois concerts en Italie, quatre en Grande-Bretagne, deux aux Pays-Bas et quatre, enfin, en Allemagne. C'est une assez belle tournée en fin de compte !

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Vous disiez que vous n'avez pas de maison de disques. Plus indépendante que vous, ça n'existe pas ?

 

(Rires) C'est assez vrai. Je fais tout par moi-même. J'ai créé ma propre étiquette, "Sad rabbit records", mais j'ai quand même un agent aux Etats-Unis qui se charge de me trouver des concerts. Mais à part ça, il n'y a guère que moi en effet...

 

Revenons un peu en arrière... Quelle est l'origine de votre nom ?

 

PA010257.JPGJe suis née à Athènes, en Grèce, mais je n'y ai vécu qu'un an et demi. Ma famille a suivi mon grand-père qui avait émigré aux Etats-Unis. C'est grâce à ce dernier que j'ai pu obtenir, il y a peu, mon passeport grec, ce qui me procure la double nationalité. Etant désormais citoyenne européenne, je devrais pouvoir revenir par ici plus souvent (rires).

 

Votre famille s'est installée dans quelle partie des Etats-Unis ?

 

En Nouvelle-Angleterre, dans le Nord-Est. J'ai grandi dans le Connecticut, puis j'ai déménagé dans le Massachusetts à l'âge de 20 ans. J'y vis depuis une dizaine d'années.

 

Quand avez-vous attrapé le virus de la musique ?

 

Je n'ai pas commencé la guitare avant l'âge de 16 ans. Ça n'avait rien de précoce, même si j’ai toujours adoré la musique. J’ai commencé à écrire des chansons quand j’étais très jeune, même si je ne maîtrisais aucun instrument. C’est à mon arrivée au lycée que j’ai commencé à me produire en public. Dès que j’ai commencé à savoir jouer, je n’ai jamais cessé de composer… C’est quelque chose dont je pouvais me passer.

 

Votre jeu de guitare est très personnel. Etes-vous autodidacte ? 

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Non. C’est la pratique du chant qui m’a demandé davantage de temps car je n’ai suivi aucun cours. (Rires) J’étais d’un naturel timide, et le chant m’angoissait. Il m’a fallu plus de temps pour développer cette qualité. La pratique de l’instrument me venait plus naturellement…

 

Pensiez-vous un jour faire carrière ?

 

Jamais de la vie. Même aujourd’hui, je m’interroge encore (rires), même si je vis plutôt bien de ma musique depuis environ cinq ans.

 

Pour la réalisation de votre troisième album studio, « How I learned to see in the dark”, sorti cette année, vous avez pu, je crois, bénéficier de l’aide de Merrill Garbus…

 

Je connais Merrill depuis très longtemps. C’est drôle, je me souviens qu’elle était déjà à mon côté lorsque j’ai chanté ma première chanson. C’était « Yellow Submarine » des Beatles (rires). Elle a toujours eu l’oreille musicale et elle a joué sur chacun de mes disques… Elle est très connue aux Etats-Unis et tourne aussi pas mal en Europe avec sa formation tUnE-YaRds. C’est de l’indie rock. Elle a coproduit mon dernier disque et son empreinte est manifeste. Elle adore expérimenter de nouveaux sons ou techniques et elle a le don de m’entraîner sur des sentiers qui ne m’étaient pas jusqu’ici familiers.

 

Quand avez-vous publié votre premier album ?

 

PA010264.JPGMa première tournée remonte à 2001 et c’est en préparation de celle-ci que j’ai bricolé un premier enregistrement de manière assez rapide. Il y avait sept chansons sur ce premier disque, mais il n’est plus commercialisé aujourd’hui. Mon premier disque véritable est sorti en 2004 ; il s’appelait « Driving North ». Il y eut ensuite « Dryland » en 2006…

 

Les thèmes de vos chansons évoluent-ils avec le temps ?

 

Sans doute. Mes premières compos parlaient davantage de relations, de rapports entre personnes. Sur mon troisième album, je me politise quelque peu… Avec l’âge, je me passionne de plus en plus pour la politique et cela est manifeste dans mon nouvel album. Il y a tant de sujets qui méritent qu’on se mette en colère. Je vais sans doute poursuivre dans cette veine car je suis assez satisfaite de ce galop d’essai.

 

Votre succès est de plus en plus manifeste en Amérique du Nord…

 

PA010255.JPGTout est arrivé très doucement. Mais c’est vrai que ça progresse toujours… Signe encourageant : je peux aujourd’hui choisir les lieux où je veux me représenter ! La presse me suit bien aussi… C’est très réconfortant bien sûr ! Mais je ne veux pas me reposer sur mes lauriers. Je suis sûr qu’il y a moyen de faire encore mieux (rires).

 

Comment par exemple ?

 

Plus ça va et plus j’aime me produire avec un groupe. La plupart du temps, une formation m’accompagne désormais lorsque je joue aux Etats-Unis. Ça apporte un autre relief aux chansons. Ceci dit, j’ai toujours fait mes concerts en solo jusqu’à il y a peu et j’aime aussi beaucoup ça ! Cela crée une ambiance plus intimiste et un rapport plus direct avec le public !

 

Quels sont vos projets à l’issue de votre tournée européenne ?

 

PA010258.JPGDès mon retour aux Etats-Unis, j’ai deux semaines de tournée en prévision sur la côté Ouest, un mois de vacances, puis les concerts reprennent, sur la côte Est, cette fois. Ce sera avec mon groupe, dans les deux cas. Pour cet hiver, j’ai deux projets : je veux travailler sur un album de reprises de chansons de mes amis ; des gens avec qui j’ai joué ou collaboré. C’est l’un des plus beaux aspects de notre métier : on rencontre sans cesse des gens fascinants, comme Shannon Lyon ou Colin Chloé, ce soir, à Cast. L’autre chose sur laquelle je veux me  pencher est un enregistrement live. Naturellement, je pense écrire aussi de nouvelles chansons pour pouvoir les endisquer, peut-être dès l’an prochain.

 

 

Propos recueillis et traduits de l’anglais par Titus le 2 octobre 2010. Photos : Titus.