22.09.2009

Don McGlashan, vétéran néo-zélandais à la pop classieuse

mcglash2.jpgA quel destin funeste semblent être abonnés les chanteurs néo-zélandais dans l'Hexagone ? En dépit de quelques succès qui se comptent sur les doigts d'une seule main (Crowded House, Split Enz ou... Graeme Allwright), l'essentiel de la production musicale des antipodes demeure largement méconnue de par chez nous. Un exemple flagrant : Don McGlashan, illustre inconnu en France alors qu'il s'agit d'un vénérable vétéran de la scène kiwi dont l'actualité s'est encore récemment enrichie de sa participation au projet caritatif Seven Worlds Collide, réunissant entre autres Radiohead, Wilco, KT Tunstall ou l'ex-Smiths Johnny Marr.

 

donmcglash1.jpgCinquante ans cette année, et quelle année pour un quinqua ! Depuis le mois de mars 2009, les radios des antipodes se repaissaient déjà des ritournelles de l'opus "Marvellous year", livré par Don McGlashan et les Seven Sisters. Mais tout cela n'aurait pas été si "Marvellous" sans la participation du même Don à l'opération Seven Worlds Collide, la deuxième du nom, qui lui vaut, cet automne, de tenir à nouveau le haut de l'affiche pour la seconde fois en un an. Pour cette nouvelle mouture de "Seven Worlds Collide" intitulée pour l'occasion "The sun came out", cet autre fin mélodiste néo-zélandais qu'est Neil Finn a réuni dans son studio d'Auckland, en plus des quelques stars planétaires qui avaient répondu à sa première invitation (Lisa Germano, Johnny Marr, Radiohead, entre autres), quelques autres pointures à l'image de Bic Runga, KT Tunstall ou Wilco. En résulte, au terme de trois semaines d'enregistrement, un double album étincelant qui est commercialisé depuis quelques semaines au profit d'Oxfam (contre la pauvreté dans le monde). Don McGlashan y livre quant à lui deux compos inédites, les pépites "Girl, make your own mind up" et "Long time gone". Dans la veine de son premier album solo publié en mai 2006, "Warm Hand", chaudement accueilli par la critique.

Virtuose de l'euphonium Polyinstrumentiste accompli, Don McGlashan est particulièrement réputé pour son jeu d'euphonium, qui lui vaut d'être régulièrement sollicité à ce titre. (Il en a joué sur les albums de Dave Dobbyn ou Tim Finn, ou sur le dernier disque de Crowded House, "Time on Earth"). On le connaît aussi fin guitariste, notamment au sein de ses deux précédentes formations, les "Front Lawn" et "Mutton Birds". De cette vibrante carrière débutée en 1979 avec le groupe "From Scratch", on retiendra aussi sa participation à la formation avant-gardiste "Blam Blam Blam" dont le titre phare "Marsha, it's bigger than both of us" fut couronné meilleure chanson de l'année aux New Zealand Music Awards en 1982.

L'extrait. La vidéo "Miracle Sun", premier single extrait du premier album solo de Don McGlashan, "Warm Hand", en 2006. 

Pour en savoir plus :

Don McGlashan sur MySpace.

Son site officiel.


11.12.2008

Tim Finn : "The Conversation", l'album de la maturité

7ff1a45e837ea83231afdecc8405662e.jpgLes fidèles de ce blog savent que lorsqu'il s'agit des frères Finn, il m'est toujours difficile de me montrer impartial. Fan revendiqué, puis-je néanmoins me risquer à un commentaire sur le nouvel album de Tim Finn, "The Conversation" ? Sans abuser des superlatifs, il n'est pas exagéré, me semble-t-il, de le ranger parmi les disques les plus inspirés qu'il m'ait été donné d'écouter ces dernières années.



L'histoire du projet A l'origine, une rencontre fortuite entre Tim Finn et Miles Golding à l'aéroport d'Auckland. Ce dernier, violoniste classique de réputation internationale, fut l'un des tout premiers musiciens de l'ancienne formation de Tim, Split Enz, en 1972, aux côtés de Phil Judd ou Mike Chunn. "Miles faisait partie de l'ossature du band au tout début, mais a quitté le groupe assez rapidement pour se consacrer à sa carrière dans le domaine de la musique classique", explique Tim Finn, dans un petit documentaire visible sur YouTube. "Tim m'a invité chez lui, on a bu quelques verres et, le lendemain, on se retrouvait en studio", ajoute Miles Golding. De cet essai, Tim a vite tiré l'idée d'un projet plus vaste. Il a rappelé Miles et lui a proposé de participer à l'enregistrement d'un album complet.

fc817939311f70f7bdb2f0ea00bb58da.jpgUn album concept Tim Finn s'est souvenu de ce que disait Schumann au sujet de la musique de chambre. Pour composer de la musique de chambre de qualité, il faut que ce soit comme une conversation entre musiciens. Et dans toute bonne conversation, chacun doit avoir la chance de s'exprimer... C'est dans cet esprit que s'est réalisé ce projet. L'enregistrement a fait la part belle à chaque participant et un rare sentiment d'homogénéité s'en dégage...

Les musiciens Outre la participation du violoniste Miles Golding, Tim Finn s'est entouré d'un autre accolyte de Split Enz (puis de Crowded House), le pianiste et claviériste Eddie Rayner, et de l'excellent guitariste Brett Adams. Sur la chanson "The saw and the tree", apparaît aussi, à la scie musicale, un septuagénaire néo-zélandais un peu excentrique, Alan Pitts, que Tim avait repéré dans une émission de télé. Un virtuose de la scie.

La production Particulièrement soignée bien qu'extrêmement sobre, elle est le fait d'Eddie Rayner et d'Ethan Allen. "J'avais entendu le travail qu'Ethan avait effectué avec Daniel Lanois sur un hommage à Bob Dylan et cela correspondait tout à fait au climat que je souhaitais pour cet album", souligne Tim Finn. L'album a été enregistré aux Roundhead studios, créés par Neil Finn, frère de Tim (et fondateur de Crowded House) à Auckland. Un lieu un peu magique où Neil Finn a apparemment réuni quelques beaux instruments, notamment des pianos de collection.

910f3731cadaf672a03abe8a321b56c4.jpgLes chansons Dans la veine des plus belles ballades du précédent opus de Tim Finn, "Imaginary Kingdom", les chansons de "The Conversation" explorent ce filon aux ressources semble-t-il inépuisables de la pop finnesque. Des refrains puissants et mélodieux qui s'enracinent durablement en quelques écoutes. Les mélodies de Tim Finn sont comme un thé de qualité. Laissez infuser pour mieux en apprécier la richesse arômatique. L'extraordinaire créativité de Tim s'est souvent traduite, dans le passé, par une trop grande dispersion d'un point de vue musical. Cette capacité de pondre un bon refrain à la minute a parfois été synonyme de profusion. A l'époque de Split Enz, dans les années 70, cela passait pour du génie. Les morceaux suivaient rarement une seule ligne mélodique. Avec le temps, Tim Finn a appris à se focaliser. Moins brouillon que les précédents, cet album est donc sans conteste l'album de la maturité. Enregistrées sans overdubs, les chansons sont d'une efficacité redoutable.

La vidéo Premier extrait de ce nouvel opus, la chanson "Out of this world" :




3f90472f98489132bbcc92d42e5841cb.jpgUne idée cadeau pour Noël Un disque, un seul. Vous vous dirigez d'un pas décidé chez votre disquaire préféré avec l'idée de trouver la perle rare à offrir, ce CD que vous poserez, enrubanné, au pied du sapin. Détournez votre attention des emballages à paillettes ou décolletés aguicheurs qui fleurissent, çà-et-là, sur les jaquettes. Pour son tout nouvel album, Tim Finn joue en tout point la carte de la sobriété. Pochette en noir et blanc : un simple croquis, en fait, représentant les quelques instruments utilisés pour cet enregistrement essentiellement acoustique. Offrez Tim Finn et observez les résultats sur votre entourage au bout de quelques jours...


12.09.2008

James Murdoch, le brise-glace du Yukon

d7e1ba789dca6c62e1932884b84623b6.jpgNé au Yukon, territoire inhospitalier s'il en est, James Murdoch rayonne aujourd'hui depuis Edmonton, en Alberta, où il compte parmi les musiciens les plus en vue de la relève pop canadienne. Son quatrième album, "In Transit", sorti à l'été 2007, a fait l'objet de pas moins de trois nominations, cet été, aux Western Canadian Music Awards.


James Murdoch a grandi dans l'univers du showbiz. Avec une mère productrice de spectacles et un père à la fois acteur et auteur reconnu, rien d'étonnant sans doute à ce qu'il se soit produit sur une radio nationale canadienne dès l'âge de 8 ans. Précoce, sans aucun doute, le jeune James joue du piano et de la guitare dès six ans, c'est dire ! Parallèlement à ses études secondaires, il n'a de cesse de se produire au sein de diverses formations. On dit de lui qu'à un peu plus de vingt ans, il a accumulé le CV d'un musico faisant deux fois son âge !

814d5df4294dd8a4069e19dcd3111815.jpgRévélé en 2004
Son premier album solo, "Polyphonic", sorti en 2001, sera suivi, en 2004, par la sortie de "Between the lines", l'album de la révélation, qui coïncide avec la signature d'un contrat avec la maison de disques Indica Records de Montréal. En 2005, fort du succès enregistré par son disque - deux extraits de cet album, "Believe" et "Break me down" tourneront intensément sur les principales chaînes musicales canadiennes Much More Music et MTV Canada -, James Murdoch finira par ouvrir son propre studio à Edmonton.

50bb343cb3c43662bfea4e72adde0ca9.jpg"In Transit"
l'album de la maturité

Deux autres albums suivront : "Postcards EP" et, en particulier, "In Transit", qui apparaît sans conteste comme l'album de la maturité, avec des textes inspirés de ses nombreux voyages entre le Yukon, l'Espagne et New York, mais aussi des refrains particulièrement redoutables. Un soin particulier a été apporté à la production de l'album : James Murdoch s'est adjoint les services du réputé Hawksley Workman, qui officie aussi à la batterie. La plupart des titres sont d'une efficacité à faire fondre les glaces du Yukon, à l'instar du splendide "Picture it all" ou de "Transportation", single qui a fait l'objet d'une vidéo qui s'est trouvée en nomination, cette année, aux Western Canadian Music Awards.




POUR EN SAVOIR PLUS :
Le site officiel de James Murdoch.
Le site MySpace de l'artiste.

02.07.2008

Marie-Luce Béland, carton de l'été au Québec

86194e81d11a3d7ca96c029908555a94.jpgLes Québécois l'ont découverte il y a quelques mois seulement, alors qu'elle accompagnait en tournée le groupe Kain. Depuis, c'est un véritable tourbillon qui semble emporter Marie-Luce Béland, dont le premier album, "A l'Envers", fait actuellement un malheur. Le premier extrait, "Pleine Lune", caracole en tête du TOP 100 québécois depuis déjà quelques semaines.


Déjà toute petite, Marie-Luce Béland semblait avoir le don d'attirer les feux des projecteurs. A l'âge de cinq ans, elle posait en effet dans les catalogues de vêtements d'une grande chaîne canadienne et les pubs télévisées. Mais c'est la musique, qu'elle découvre par le chant choral, qui très vite prend le pas sur le reste. Egalement passionnée de théâtre et de danse, autres cordes à son arc, elle choisit de se consacrer à la musique, étudiant successivement le piano, la clarinette et le saxophone. Mais c'est sa rencontre avec Steve Veilleux, du groupe Kain, qui marque le tournant principal de sa toute jeune carrière. Enchanté de sa découverte, Steve Veilleux l'entraîne en tournée avec sa formation, la présente à sa maison de disques (les disques Passeport). Une collaboration fructueuse s'ensuit puisqu'il signe dix des onze chansons du premier album de la native de Trois-Rivières. La onzième, "Regarde-moi", écrite par Marie-Luce herself, est un bel hommage de la belle à son papa...

b568f0aac82dfc49491d51078049fb9d.jpgVersatilité prodigieuse
Produit par le très réputé Guy Tourville, "A l'Envers" est plutôt réussi pour un premier opus. Sorti à la fin de l'été 2007, il regorge de pépites estivales, à l'instar de "Pleine Lune", le titre qui ne décolle pas du sommet du Top 100 québécois depuis quelques semaines (voir la vidéo ci-dessous). Mais la tonalité du disque est résolument pop-rock. Dotée d'une voix puissante, légèrement rauque et à la versatilité prodigieuse, Marie-Luce Béland chante avec un naturel évident et une admirable désinvolture. On songe à Pauline Croze, Sarah Bettens (pour les riffs et les trémolos sur voix cassée), voire à Emeline Michel. Une fort belle découverte, vraiment. Rafraîchissante comme l'ondée tant attendue un jour d'orage.



15.06.2008

Yoav : la passion née d'une frustration

4def8bcfd7110810140dc2166b5b565b.jpgNous n'avons sans doute pas fini d'entendre parler de Yoav, cet ancien mannequin d'origine israélienne qui compte, depuis quelques mois, parmi les plus belles révélations de la scène pop britannique. Etabli à Londres depuis deux ans, le songwriter fait forte sensation avec son tout premier album solo, l'étrangement baroque "Charmed and strange".


Son père architecte, qui aurait voulu en faire un pianiste classique, avait carrément banni la musique pop de la maison. De cette frustration est née une véritable obsession : Yoav Sadan en a fait le combat de sa vie. C'est en cachette qu'il découvre, chez des copains, Simon & Garfunkel. Pur autodidacte, c'est aussi en catimini qu'il apprend à maîtriser son instrument de prédilection, la guitare, développant peu à peu un jeu très personnel, peu conventionnel il est vrai.

178c28577b88fc0e12b7d76ebbc2a532.jpgSon innovant
Né en Israël, fils de chanteuse d'opéra, Yoav Sadan a grandi à Cape Town avant de rejoindre New York pour y exercer la profession de mannequin, il y a une dizaine d'années. Basé à Londres depuis deux ans, Yoav, aujourd'hui âgé de 29 ans, s'y fait rapidement un nom en tant que songwriter. Inspiré, dit-il, par Björk et Beck, il n'hésite pas à emprunter à différents registres : pop mélodieuse, trip hop, folk, etc. Le chanteur à la voix chaude signe, avec "Charmed & Strange", un premier album surprenant, au son innovant, fruit de multiples expérimentations en studio. Parmi les chansons qui l'ont propulsé sur le devant de la scène britannique, une cover assez inattendue et envoûtante du fameux "Where is my mind" des Pixies, ou encore cet ovni intitulé "Beautiful lie", qui illustre de belle manière le jeu de guitare singulier de Yoav.




04.04.2008

Le jazz suave et lumineux de Melody Gardot

36f010881f0beb8cc7c9360a4206b85a.jpgOn la compare à Norah Jones ou Stacey Kent. Son timbre de voix me rappelle aussi les inflexions d'une certaine Madeleine Peyroux, une petite touche de folie en plus. Encore discrète, l'Américaine Melody Gardot, originaire de Philadelphie et âgée de seulement 22 ans, a tous les atouts d'une grande. Son premier album, "Worrisome heart", regorge de pépites sensuelles et apaisantes.


Les critiques s'étonnent de l'extraordinaire maturité de la jeune chanteuse. Dans la vie, comme sur scène, Melody Gardot semble mue par une exceptionnelle force d'âme. Une qualité immanente qui lui a sans doute permis de se blinder une cuirasse face à une histoire personnelle déjà marquée par plusieurs soubresauts. Notamment un grave accident de vélo survenu à l'âge de 19 ans, dont elle garde encore des séquelles: elle marche à l'aide d'une canne et porte des lunettes teintées contre la lumière.

981528fcf0b062efafeba8676fcec4a5.jpgThérapie musicale
C'est la musique, précisément, qui l'aidera à s'en sortir. Suivant les conseils d'un médecin qui lui explique que la musique peut réparer une névropathie du cerveau, Melody suit une thérapie musicale. Avant même de pouvoir marcher de nouveau, elle commence à composer et enregistre ses chansons sur un magnétophone installé à son chevet. La suite, on la connaît : un premier mini album de six titres voit le jour, comportant les chansons écrites pendant sa convalescence. Puis un album étoffé de quelques chansons supplémentaires publié chez Universal Jazz, qui fait aujourd'hui l'unanimité. Guitare, violon, cuivres paresseux et percussions aériennes, un climat intimiste que ne renierait sans doute pas Tom Waits. Une musique audacieuse au carrefour du blues et du jazz, alliant émotion et simplicité.

"Doux et sans prétention"
Pour Melody Gardot, la musique est avant tout une façon de se détendre. “Je suis plutôt attirée par la musique qui adoucit, souvent dans un genre doux et sans prétention. La musique peut accomplir des miracles au niveau de l'esprit, surtout quand le genre est apaisant”, confie-t-elle. La nouvelle diva sait de quoi elle parle. La musique, dans son cas, s'est révélée salvatrice.

PRATIQUE
En concert le 16 mai au Divan du Monde, à Paris.

02.03.2008

La pop atmosphérique de Minor Majority

2d6675745584c3e9bf085777f167a13f.jpgLe rock scandinave n'a plus à faire ses preuves. Côté norvégien, l'un des plus beaux fleurons s'appelle Minor Majority, qui rivalise sans peine avec les meilleurs groupes pop anglo-saxons. Disque d'or dans son pays d'origine et distribué en France par Vicious Circle, la formation assure ces jours-ci dans l'Hexagone la promotion de son cinquième opus, Candy Store.


Minor Majority a vu le jour à l'orée du nouveau millénaire, sous la houlette de deux musiciens d'Oslo, le chanteur et guitariste Pal Angerskar et Andreas Berczelly, qui choisira peu après de se cantonner dans la production des albums du groupe. Au fil des ans, la formation s'enrichira de plusieurs musicos de talent : Jon Arild Stieng à la guitare et à l'accordéon, Harald Sommerstad aux claviers, Henrik Harr Wideroe à la basse et Halvor Hogh Winsnes à la batterie. Avec ses chansons pop mélodieuses à souhait, la voix belle et claire du chanteur, Minor Majority se taille rapidement une réputation flatteuse.

Tournée de promo ces jours-ci
Le groupe a publié, il y a quelques mois, son cinquième album, "Candy Store", comprenant deux CDs : une compilation des quatre albums précédents sur le premier et un recueil d'inédits et de faces B sur le second. C'est à la suite de cette nouvelle publication que Minor Majority écume, ces jours-ci, quelques villes françaises : Paris, le 2 mars (La Maroquinerie); Rouen, le 4 mars (Emporium Galorium); Brest, le 5 mars (cabaret Vauban); Tours, le 6 mars (Bateau Ivre); Lyon, le 7 mars (Le Sirius). Une belle opportunité d'aller découvrir l'un des groupes les plus en vue de la scène rock norvégienne.

b023590b5827560aaa015d780d8b85c3.jpgDisque d'or en Norvège
Le précédent album de la formation, "Reasons to hang around", disque d'or en Norvège, a été littéralement encensé par la critique. C'est une mine d'où jaillissent les pépites dès la première écoute, à l'instar de "Come back to me", "Wish you'd hold that smile" ou encore "Supergirl", dont je vous propose de découvrir le clip, réalisé par Alexander Kayiambakis en février 2006.




POUR EN SAVOIR PLUS :
Le site MySpace de Minor Majority.
Le site officiel.
Le site français du groupe.

14.02.2008

Missy Higgins, l'estampille "Down Under"

8ffe3f238f62e1860d8c110c2d091256.jpgOn ne compte décidément plus les talents à émerger des Antipodes. Dernière égérie australienne dont la pop estampillée down under fait actuellement un malheur aux Etats-Unis, la pulpeuse Missy Higgins, dont les tubes imparables hantent depuis peu les séries TV américaines les plus à la mode, qu'il s'agisse de Grey's Anatomy, Smallville ou One tree hill.


Le succès actuel de Missy Higgins aux Etats-Unis ne tient assurément pas du hasard. Inscrite dans son plan de carrière, sa relocalisation récente à Los Angeles y a naturellement contribué. Le choix de l'ingénieur du son Jay Newland (collaborateur, entre autres, de Norah Jones) pour l'enregistrement de son second album, "On a clear night", n'est sans doute pas fortuit, lui non plus. Au-delà de ses choix de carrière opiniâtres, il faut reconnaître que Missy Higgins (née Melissa Morrison Higgins à Melbourne en 1983) ne manque ni de talent, ni de personnalité, affichant sans retenue ses convictions de végétarienne et d'écologiste militante.

Deux albums à son actif
25ad0fbc96176d285ece5f0c5367305d.jpgA titre personnel, j'avais déjà un a priori favorable concernant la Missy en question. Elle avait en effet participé, en 2005, à la compilation "She will have her way : the songs of Tim & Neil Finn", album où seize chanteuses de la nouvelle scène pop-rock des Antipodes rendent un sublime (et mérité) hommage aux compositeurs néo-zélandais Tim et Neil Finn. Missy Higgins, pour sa part, avait servi une version juste et originale de "Stuff and nonsense", vieux classique de Tim à l'époque de Split Enz. L'Australienne a pour l'instant deux albums à son actif, "The sound of White" (2004) et "On a clear night" (sorti en mars 2007 en Australie et à la fin février 2008 aux Etats-Unis), dont est extrait le single "Peachy", que voici.



24.01.2008

Pascale Picard, une Québécoise pas si tranquille

94a52aa0f012271643498c879cdf3b6d.jpgC'est sans doute l'une des plus belles découvertes québécoises de l'année 2007. S'inscrivant dans le sillon déjà creusé au Canada par une certaine Alanis Morissette, l'auteur-compositeur-interprète Pascale Picard a livré, l'année dernière, un premier opus d'une maturité plutôt extraordinaire pour une aussi jeune artiste. "Me, myself & us" fait un tabac outre-Atlantique, où il a été certifié platine en seulement quelques mois...



b1d6ee8b3b8a396fabbfc82ce6b8e144.jpgUn disque platine, au Québec, correspond à la vente de 100.000 copies d'un album. Dans le cas du "Me, myself & us" de Pascale Picard, il n'aura fallu que huit mois (d'avril à novembre 2007) pour atteindre ce score. Une véritable performance par les temps qui courent, d'autant que la chanteuse en question, québécoise "pure laine", a choisi de s'exprimer uniquement en anglais ! Ce qui constitue un atout à l'international aurait pu en effet apparaître comme un handicap dans ce bastion nord-américain de la francophonie. Mais si Pascale Picard a pu bénéficier du soutien actif d'une majeure, en l'occurrence Universal, il ne faut cependant pas y voir un produit de laboratoire aseptisé. Bien au contraire, cette jeune artiste semble mue par une sincérité (une hargne, parfois) qui tranche avec le côté lisse de certains artistes formatés.

b9100395cca422951a9789f000f695f1.jpgUn band énergique
Marque de cette authenticité : Pascale Picard n'est pas seulement une jolie poupée qu'on agite sur les plateaux de télévision. Elle s'entoure d'un band avec lequel elle écume les salles nord-américaines en restituant avec toute l'énergie qui lui est propre les chansons de son premier album. Ce groupe, le Pascale Picard Band est composé du guitariste Mathieu Cantin, dont les riffs acérés épousent parfaitement l'ossature rythmique nerveuse et vigoureuse servie par Phil Morrissette à la basse et Stef Rancourt aux percussions.

Le premier extrait de "Me, myself & us", la chanson "Gate 22" qui a révélé l'artiste au Canada :



LIRE aussi cet additif sur Pascale Picard

18.01.2008

Liam Finn, héritier de la dynastie pop néo-zélandaise

68c53492a3d8bc19b2f2c3174132a39c.jpgLiam Finn. Si le prénom ne vous dit peut-être pas grand-chose, le nom, lui, ne vous est sans doute pas inconnu. Et pour cause. Fils de Neil Finn (Crowded House) et neveu de Tim Finn (Split Enz), Liam Finn est l'un des dignes héritiers d'une dynastie pop néo-zélandaise qui ne semble pas près de s'éteindre. Son premier album solo, "I'll be lightning", est littéralement encensé par la critique internationale. Le magazine Rolling Stone, bible musicale s'il en est, a vu en lui l'un des dix artistes à surveiller dans le monde... C'est dire !


L'été dernier, nous avions déjà été bercés par la mélodie légère et entraînante de "Second chance", le tout premier extrait qui accompagnait la sortie de l'album aux Etats-Unis (chez les indépendants de Yep Roc Records). A l'époque, nous vous avions présenté le vidéo-clip de ce compositeur surdoué qui a fait ses armes en tant que guitariste de la formation rock néo-zélandaise Betchadupa.

4cce0d3bebbab7e5cfdd5111b7852b11.jpgMélodies imparables
Etourdissant. Formidablement frais et enjoué. Des mélodies imparables, tantôt servies sous la forme de ballades dépouillées aux harmonies entêtantes, parfois livrées avec la fougue des plus belles heures du rock... Une palette d'ambiances faisant naître une myriade d'émotions. Liam Finn semble être parvenu à capturer l'essence même de la pop. Il a de qui tenir, me direz-vous. L'empreinte familiale est manifeste. L'esprit Beatles (versant John Lennon) irradie aussi de part en part ce premier opus enregistré dans le studio de son père à Auckland, les Roundhead studios.

Sortie imminente en Europe
Le second single, "Gather to the chapel", est l'une des plus belles ballades acoustiques de l'album, des compositions à la structure sobre mais qui font mouche sans coup férir. Un hors d'oeuvre roboratif avant d'attaquer le plat de résistance et le dessert. Notez bien : la sortie de l'album en Europe est imminente !



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