20.09.2008
400e de Québec : le club des 40 m'ennuie
Pardonnez d'avance cet accès de mauvaise humeur. Une poussée d'adrénaline m'est venue, ce matin, en découvrant le piètre casting de l'émission programmée par France 2 pour célébrer les 400 ans de la fondation de la ville de Québec. Plus ça va et rien ne change dans ce petit monde rose bonbon de notre bonne télévision française.
Si l'on se penche un tant soit peu sur la programmation de la soirée animée par Daniela Lumbroso et Garou, c'est un peu comme si la production musicale au Québec n'avait pas évolué d'un iota depuis une vingtaine, voire une trentaine d'années. Cela me fait penser à un club des quarante (club des quarante amis de Luc Plamondon, ai-je failli écrire sous le coup d'une pulsation mesquine), comme d'autres ont leur G7. Qui y retrouverons-nous ? Céline Dion, bien entendu, de même qu'Isabelle Boulay, Lynda Lemay, Robert Charlebois, Ariane Moffatt, Luc Plamondon (tiens donc), Daniel Lavoie, Diane Dufresne, André-Philippe Gagnon, Roch Voisine et Zachary Richard. Côté français et belge, parce qu'il fallait bien qu'il y ait tout de même quelques Européens, de peur que le téléspectateur lambda soit paumé au milieu de tous ces Québécois à l'accent bizarre, on (re)trouve aussi Patrick Bruel, Michel Fugain, Julien Doré, Hugues Aufray, Adamo et Maurane. (Il ne manque plus que Carla, à moins qu'une intervention présidentielle parvienne à modifier le casting avant ce soir, ce qui m'étonnerait puisque l'émission a été préenregistrée à la fin août, on l'a échappé belle). A quoi se résume la francophonie tout de même !
J'ai un rêveEntendez-moi bien ! Les artistes précités ont naturellement beaucoup de talent, je n'en disconviens pas ! Mais ce qui m'agace au plus haut point, c'est que la télé ne soit pas capable, à l'exception de quelques émissions diffusées à des heures impossibles, de refléter un dixième de la vitalité artistique contemporaine. Que veut-on nous faire croire ? Qu'il n'y a pas eu de nouveaux talents à émerger depuis vingt ou trente ans ? Ou qu'ils sont moins bons que les anciens ? Allons bon ! Les programmateurs de ces émissions de variétés manquent-ils à ce point de jugement ? Ou cherche-t-on à préserver les intérêts du téléspectateur (bien connu pour son manque flagrant de curiosité) en évitant de lui imposer trop de talents méconnus et forcément indigestes ?
Je me suis surpris à rêver d'une autre émission, une émission "off", comme ces festivals qui fleurissent ça et là en marge des grands festivals et d'où émergent très souvent les futurs grands talents. Voilà donc l'émission qu'on entendra, ce soir, dans ma cuisine, puisqu'il va de soi que je boycotterai Daniela et Garou. Cette liste n'a évidemment pas la prétention d'être exhaustive et je vous encourage d'ailleurs à m'inscrire, dans vos commentaires, les éventuels talents que vous auriez voulu inviter à notre prestigieuse émission "off". Bien à vous.
Titus.
Mon émission "off" spéciale 400e de Québec
(sans Garou ni Daniela)
Pour la séquence souvenir : Harmonium, Beau Dommage, Michel Rivard, Serge Fiori, Gilles Valiquette, Jim Corcoran, Sylvain Lelièvre, Félix Leclerc, Gilles Vignault.
Pour la séquence talents d'aujourd'hui : Sylvie Paquette, Charles Dubé (photo ci-contre), Luc Delarochelière, Daniel Bélanger, Amélie Veille, Alfa Rococo, Marie-Annick Lépine, Cow-boys fringants, Anik Jean, Viviane Audet, Claire Pelletier, Claire Vézina, Naïla, Dominique Nadia, Madame Moustache, Pierre Lapointe, Fred Fortin, Antoine Gratton, Dumas, Brigitte Saint-Aubin, Jervais, David Etienne, Sylvain Cosette, Stéphane Côté...Pour la séquence talents québécois ou canadiens issus de l'immigration : Musa Dieng Kala, Alpha Yaya Diallo, Corneille, Zekuhl, Emeline Michel, Eval Manigat...
Pour la séquence talents québécois s'exprimant en anglais : Madcaps, Pascale Picard, Ray Bonneville, Pastel, Arcade Fire...
Pour la séquence formations rock en français : Sens, Aquaplane...
Pour la séquence jazz : Alain Caron, Michel Cusson...
Pour la séquence talents francophones issus d'autres provinces canadiennes : Serge Monette, Paul Demers, Robert Paquette, Anique Granger...
Quelle belle émission en perspective...
13:15 Publié dans Les débats de Titus | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 400 anniversaire de Québec, télévision, variétés, Daniela Lumbroso, Garou, France 2
09.03.2007
Télévision : oui mais pas trop !
S'il fallait mémoriser deux chiffres, retenons au moins ceux-ci : 64 % des enfants de moins de cinq ans regardent la télévision le matin, et le temps moyen passé, chaque jour, par les 4-14 ans devant le petit écran, atteint en moyenne deux heures et onze minutes ! L'émergence d'une floppée d'études confirme pourtant aujourd'hui le caractère néfaste du petit écran sur les plus jeunes, mais une vague inconscience semble prévaloir en ce domaine...
Nous avons tous lu, au fil des ans, les résultats d'études réalisées de par le monde sur les effets de la télévision. Claironnées à la Une des magazines de psychologie, elles ont souvent le désavantage d'être parcellaires, et de n'éclairer à chaque fois qu'un aspect du problème. Dans son édition d'hier, le 8 mars, Le Télégramme, publiait en partenariat avec Psychologies magazine, une compilation très édifiante des études les plus abouties en la matière.
Imagination bridée, sommeil perturbé
obésité et violence...
En condensé, les arguments font plutôt mal :
- La télé affecte la capacité de représentation de l'enfant et altère sa faculté d'imagination (étude du pédiatre allemand Peter Winterstein menée pendant 17 ans).
- L'abus de télé nuit aussi à la capacité des enfants à se concentrer et à apprendre (enquête néo-zélandaise menée sur trente ans).
- La consommation télévisuelle perturbe le sommeil (étude anglo-saxonne de 2004) et augmente cauchemars, difficultés à s'endormir et réveils au milieu de la nuit.
- L'impact est réel sur l'obésité : selon une enquête du gouvernement américain parue en 1998, les jeunes de 8 à 16 ans qui passent plus de quatre heures par jour devant la télé sont plus gros que ceux qui la regardent moins de deux heures.
- La télévision rend les jeunes violents : une étude anglo-saxonne menée durant près de vingt ans et publiée en 2002 met directement en relation la consommation télévisuelle de centaines d'individus et leur parcours judiciaire.
Un sursaut collectif vraiment souhaitable
Aussi accablant soit le portrait, je doute hélas que le fait de marteler ces arguments soit suffisant. Outil précieux lorsqu'elle est intégrée dans une véritable démarche pédagogique, la télévision est un fléau lorsqu'elle n'est pas maîtrisée. Un chiffre éloquent, là encore : selon une étude du ministère de la Culture de 2003, 19 % de ce que regardent les 4-10 ans à la télévision appartient au champ de la production jeunesse. Mais que leur donne-t-on à regarder les 80 % du temps restant ? D'autant que selon une autre étude réalisée pour l'Institut de l'enfant en 2001, 53 % des 8-10 ans estiment que sans la pub, la télé serait nulle ! Un sursaut collectif n'est-il pas urgent et souhaitable ?
Les pédiatres égrennent depuis des années les conseils de prudence à l'égard de la télévision. Que peut-on en retenir ? Déjà, on peut éviter la télé avant l'âge d'un an et la limiter à une heure par jour (voire moins) jusqu'à la fin de l'adolescence. Pour cela, la télévision placée dans la chambre de l'enfant est naturellement à proscrire.
A éviter : la télé avant d'aller à l'école, guider les choix de l'enfant mais aussi l'accompagner pendant le visionnement d'un programme pour, au besoin, expliquer et commenter.
Autre conseil qui n'est sans doute pas l'un des moindres : pour être pris au sérieux, l'adulte ne devrait-il pas lui-même commencer à réduire sa propre consommation télévisuelle ? Une télé-tapisserie allumée du matin au soir n'est sans doute pas un environnement des plus propice à l'épanouissement d'un enfant...
11:35 Publié dans Les débats de Titus | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Télévision, enfance, abus du petit écran, ravages de la télévision, médias
19.01.2007
Littérature française : la fin d'un ethnocentrisme
Je viens de tomber sur une note très intéressante de Gwenaëlle, expat' bretonne au Québec, dans laquelle elle pose de très bonnes questions sur l'avenir de la littérature "made in France". Des arguments que je vous restitue ici de manière à vous proposer de vous joindre à la discussion. Ce débat est d'autant plus d'actualité qu'est publié, ce mois-ci, un petit brûlot de l'essayiste Tzvetan Todorov, "La littérature en péril".
Dans son excellent blog, "Blogue-notes", Gwenaëlle pose la question de l'avenir de la littérature française en reprenant l'extrait d'un article de Jean-Louis Kuffer, publié dans le quotidien suisse 24 Heures :
"L'attribution de quatre prix littéraires des plus prestigieux, cet automne, à l'Américain Jonathan Littell (Prix Goncourt et Grand Prix du roman de l'Académie française), à la Canadienne-Française Nancy Huston (Prix Femina) et au Congolais-Français Alain Mabanckou (Prix Renaudot), fait figure d'événement significatif dans une France littéraire en perte de vitesse", écrit Jean-Louis Kuffer. "Les ténors de la littérature mondiale actuelle ne sont pas français mais le plus souvent issus de pays où de grands chocs suscitent des oeuvres fortes. (...) Bernard Pivot s'est félicité, en présence d'Alain Mabanckou qu'il a défendu dès ses débuts, de l'enrichissement de la littérature française par ses périphéries. Reste à constater que lesdites périphéries pourraient bien devenir centrales, au dam d'écrivains français de France qui continuent de se considérer comme le nombril de la République des lettres."
"La littérature de France serait-elle en train de perdre son éclat international ?", se demande ainsi Gwenaëlle.
Le fait que l'article précité émane d'un journaliste suisse ne tient sans doute pas du hasard. La Suisse, comme la Belgique, le Québec, l'Afrique (etc.) ont longtemps souffert de l'égocentrisme culturel de la France. Pourtant, le monde a bien évolué depuis Montaigne, Molière, Balzac, Flaubert, Chateaubriand ou Hugo... Mais certains nostalgiques de l'influence passée de la France voudraient faire comme si rien n'avait bougé.
Un enrichissement culturel et linguistique
C'est heureux si tant d'écrivains de par le monde choisissent aujourd'hui d'écrire en français. Cela représente un enrichissement culturel conséquent pour la francophonie mondiale. Enrichissement pour la langue, aussi, car il existe autant de parlers qu'il y a de peuples francophones, et c'est tant mieux. Pourquoi rêver de rigidité, d'une langue immobile, qu'on figerait dans les salons douillets de l'Académie parisienne ?
Heureusement, la France n'a plus le monopole de l'écriture en français. Heureusement, aux quatre coins du monde, des auteurs (pas seulement francophones d'ailleurs) écrivent en français et mériteraient sans doute plus d'intérêt de la part du petit cercle d'érudits parisiens qui font la pluie ou le beau temps dans le petit monde littéraire.
Schéma identique côté anglais
Le même schéma existe d'ailleurs en ce qui a trait à la littérature anglophone. Le même ethnocentrisme a prévalu au "bon vieux temps des colonies" britanniques. Mais du fait du développement de l'hyperpuissance américaine, les Anglais ont dû se rendre à l'évidence plus vite que les Français : ils n'étaient plus les seuls à pondre de grands auteurs. Non seulement les Britanniques ont-ils compris plus vite, mais ils ont su réagir en développant une littérature contemporaine qui n'a pas aujourd'hui à être complexée (des auteurs comme William Boyd, Jonathan Coe ou Matthew Kneale le montrent). Elle a su aussi peut-être mieux accepter (ou plus vite, en tout cas) les auteurs issus des autres pays de l'anglophonie.
Juste retour des choses
C'est donc, à un juste retour des choses que l'on semble assister aujourd'hui. Peut-être enfin l'amorce d'un changement... Et l'on se surprend à rêver : que certains auteurs francophones issus de communautés minoritaires, comme les Franco-Ontariens, (un exemple : Daniel Poliquin) puissent être eux aussi reconnus à leur juste valeur dans le reste de la francophonie, mais aussi dans un premier temps par d'autres ethnocentrismes latents (celui de l'intelligentsia québécoise vis à vis des communautés franco-canadiennes hors-Québec), par exemple).
Sur la première illustration, quelques exemples de la littérature "made in France" contemporaine : Les livres de Michel Houellebecq, Serge Joncour, Bernard du Boucheron, Patrick Modiano, Gilles Leroy, Nina Bouraoui, Eric Faye, Frédéric Beigbeder, et Erik Orsenna. Et sur la deuxième photo : quelques exemples de littérature francophone d'ailleurs : de Chine, Shan Sa; de l'Ontario français, Daniel Poliquin, Maurice Henrie, Robert Marinier et Hélène Brodeur; du Canada anglophone, Nancy Huston; du Québec, Anne Hébert; d'Afrique, Ahmadou Kourouma (Côte-d'Ivoire); de Belgique, Armel Job.
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Pour enrichir le débat, lire aussi "La littérature en péril", de Tzvetan Todorov (Flammarion, 12 €), dans lequel l'essayiste affirme que la littérature est aujourd'hui menacée de l'intérieur par ses praticiens et ses défenseurs.
18:10 Publié dans Les débats de Titus | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature française, Francophonie hors-Québec, Daniel Poliquin, Québec, Afrique, Belgique, Suisse
06.12.2006
Michel Serres : "Un homme nouveau devant un monde nouveau"
Le quotidien "La Croix", dans une excellente série intitulée "Ce qui va mieux dans le monde", publiait le 16 octobre dernier, une interview de l'académicien et philosophe Michel Serres, dans laquelle celui-ci évoque la "société du spectacle" qu'il oppose à la réalité du monde. Des propos à méditer...
"La responsabilité des médias est-elle engagée dans le fait que nous ayons trop souvent une vision négative de ce qui se passe dans le monde ?" A cette question de Louis de Courcy et Guillaume Goubert, de La Croix, Michel Serres répond sans détour. Pour lui, "Les directeurs de journaux ont sans doute tous lu Aristote, pour qui l'essence du spectacle est la terreur et la pitié. C'est bien ce qui entraîne l'audimat ! (...) Nous sommes dans une civilisation du spectacle de la mort. (...) Le métier de l'enseignant, de l'instituteur, du médecin, du philosophe, peut-être aussi du journaliste, serait justement d'apprendre que la société du spectacle ne parle pas du réel, mais seulement des passions."
Un écran de fumée
Le philosophe considère que cette "société du spectacle" opère en quelque sorte comme un écran de fumée qui nous empêche de remarquer les transformations profondes survenues en un siècle. Michel Serres rappelle par exemple qu'on comptait, en 1900, 79 % d'agriculteurs en Occident, et seulement 2,2 % en 2001. A quoi il faut ajouter la progression tout à fait spectaculaire de l'espérance de vie...
"Le néolithique est terminé, et personne ne s'en est aperçu", analyse l'académicien, qui enseigne depuis 40 ans aux Etats-Unis ; "voici un homme nouveau devant un monde nouveau. Si donc il y a une philosophie à tirer, ce doit être une philosophie du monde d'aujourd'hui, qui, en réalité, n'est pas celui de la bagarre entre tel et tel pour la présidence de la République. Je vais dire une grossièreté, mais je crois que même le terrorisme international est du spectacle, car il ne représente même pas 2 % du nombre de morts par accidents de la route".
Une économie
des neurones de mémoire
Refusant de céder au pessimisme ambiant, l'enseignant évoque l'arrivée des nouvelles technologies qui forment, selon lui, "une coupure aussi puissante que celle de l'invention de l'écriture". "Lorsqu'on a inventé l'écriture, on a perdu la mémoire en quittant la civilisation orale. L'invention de l'imprimerie aussi a contribué à la perte de la mémoire... (...) L'homme dépose sa mémoire dans l'Internet et, pendant ce temps, il fait une économie gigantesque de ses neurones de mémoire. Et grâce à cela, il se met à inventer".
Michel Serres est convaincu qu'à chaque fois que l'humanité a su trouver des "supports de mémoire", on a observé "des explosions d'invention". Il conclut : "Les choses ne sont pas bonnes ou mauvaises, elles sont bonnes si on les fait bonnes. Parce que nous sommes libres et que nous avons devant nous les moyens d'instrumentaliser ce que nous voulons. Aussi, nous ferons de l'avenir ce que nous voulons".
08:30 Publié dans Les débats de Titus | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Michel Serres, l'avenir de l'homme, humanité, nouvelles technologies, mémoire
07.11.2006
De la longévité des blogs
Le blog, comme une empreinte sur le sable, condamnée à disparaître au prochain ressac ? (L'empreinte est celle de Titus, dans le cas présent.)
Quelle est la longévité moyenne d'un blog ? Et que reste-t-il quand celui-ci, chose éphémère par essence, s'éteint ? Une question fort intéressante que nous pose Flyingtiger dans une note récente. Après tout, lance-t-il, "les blogs, c'est la vie". Rien d'étonnant, donc, que certaines questions existentielles émergent...
"55 millions de blogueurs, et moi, et moi, et moi...", pourrait chanter Dutronc. La croissance vertigineuse que connaît la blogosphère depuis quelques mois soulève pas mal de questions. Le phénomène est sans doute encore trop récent pour qu'on puisse en tirer des conclusions sur l'impact réel des blogs et leur place dans le nouveau paysage médiatique. Y-aura-t-il un jour autant de blogs que d'individus ? Le blog deviendra-t-il une sorte de carte d'identité du futur ? Montre-moi ton blog, je te dirai qui tu es...
A chacun son blog...
Les blogueurs vont et viennent... Certains s'essayent, puis abandonnent. D'autres, pour des raisons diverses, ont fourni un contenu important durant une certaine période, puis s'arrêtent de produire. Il y a aussi ceux qui deviennent accros sans trop savoir s'ils seront en mesure de maintenir le cap très longtemps... C'est que ça consume de l'énergie de poster une note régulièrement... Il y a enfin ceux qui ne se posent pas de questions parce que les blogs sont déjà ancrés dans leur réalité quotidienne, et ils ne voient pas du tout comment cela pourrait disparaître... A quelle catégorie de blogueur appartenez-vous ? (Ou appartiendrez-vous, puisqu'un jour, vous aussi, vous franchirez sans doute le pas, non) ?
Y-a-t-il une vie après la mort d'un blog ?
Et dans le cas des blogs qui avortent, qu'advient-il de leur contenu ? Une autre bonne question de Flyingtiger. Il est intéressant de constater en effet que certaines notes plus anciennes continuent à drainer, bon an mal an, leur cortège de curieux. Les notes étant référencées sur les principaux moteurs de recherche, je m'aperçois, en ce qui concerne ma propre production (c'est-à-dire celle d'un petit blogueur néophyte), que les recherches les plus récurrentes concernent deux de mes notes les plus anciennes, l'une concernant le chanteur franco-ontarien Paul Demers et une autre au sujet de la cinéaste naturaliste québécoise Gisèle Benoit. Le fait sans doute qu'il s'agit de notes très ciblées qui parlent de personnages emblématiques, dont l'oeuvre ou l'action continueront de faire parler d'elles au-delà de leur vivant...
Echangeons
J'aimerais que cette note soit l'occasion d'un échange sur le phénomène des blogs. Lâchez-vous ! Dites ce que vous pensez de leur utilité et imaginez ce que sera leur avenir... Les témoignages de blogueurs de la première heure seraient les bienvenus. Comment vivez-vous cette pression quotidienne de la note à poster ? Vos anciens posts continuent-ils, des mois ou des années plus tard, à générer des commentaires ? Si vous êtes ancien blogueur ou ancienne blogueuse (même si l'expérience n'a pas été longue), dites-nous pourquoi vous avez mis un terme à votre production (désillusions ? Manque de temps ?) et ce qu'est devenu le contenu que vous aviez mis en ligne. L'avez-vous supprimé ou demeure-t-il en ligne ? Ouvrons la discussion... A vous la parole !
08:00 Publié dans Les débats de Titus | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : Blogs, blogosphère, Internet, Web, évolution, débat






















