16 avril 2009
Seul au monde à Corsen
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| Tags : pointe de corsen, plouarzel, finistère, bretagne |
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29 mars 2009
Pascale Picard à Brest : un set ébouriffant
Simplicité et générosité. Dans leur loge, après deux heures d'un concert survitaminé à La Carène de Brest, hier soir, le Pascale Picard Band se montre à la hauteur de sa réputation. Visiblement ravis de se trouver "à 6.000 km de la maison", Pascale Picard et ses fidèles accolytes Mathieu Cantin (guitare), Phil Morrissette (basse) et Stéphane Rancourt (percussions) ont démarré cette nouvelle tournée française sur les chapeaux de roues. Le quatuor ne boude pas son plaisir d'être en France. Cette méga-tournée hexagonale débutée voilà trois semaines devrait leur permettre de continuer la promotion de l'unique album de la formation, le déjà cultissime "Me, Myself & Us" (160.000 copies vendues au Canada et, déjà, plus de 120.000 en France).
Sur scène, le Pascale Picard Band a la hargne d'un garage band. Quand ils entonnent le déjà classique "Annoying", l'influence punk-rock est nettement perceptible. Nous sommes ici plus près d'Alanis Morissette ou de Nina Hagen que de la patte folk-rock qui prévaut sur l'album, à l'instar de "Useless", "l'une de mes chansons préférées", confiait la nouvelle égérie de la pop canadienne.
Cette dernière se révèle très nature, aussi bien "on stage" que "backstage". Arrachant une bouffée de cigarette entre deux morceaux, trinquant aussi, à l'occasion, à la santé du public sur "Let's have a drink", Pascale Picard se livre au public comme elle le faisait, il n'y a pas si longtemps, lorsqu'elle écumait les bars de la région de Québec où elle a été révélée. Lorsqu'un sbire de la sécurité veille à ce qu'aucune photo ne soit prise pendant le concert, la Québécoise le tance gentiment : "Je comprends qu'il fasse son métier; on ne tient pas à être au dessus des lois, mais je tenais quand même à vous dire que nous, ça ne nous dérange absolument pas que vous preniez des photos, même avec le flash si ça vous fait plaisir !" Sans plus attendre, portables et appareils numériques crépitent à l'unisson...
Une nouvelle chanson
Pour les fans qui se demandent encore si cette tournée sera mise à profit pour tester de nouvelles chansons, qu'ils soient ici rassurés ! Dans l'interview récente accordée à Titus, Pascale Picard admettait avoir commencé à distiller, au Québec, quelques nouvelles compos du band, pour aider les fans québécois à patienter en attendant la vraisemblable sortie d'un nouvel album en 2010 (cette fois simultanément au Canada et en France). Elle nous disait, vu la sortie plus récente de l'opus en France, qu'il serait peut-être encore un peu tôt pour aborder le nouveau répertoire du groupe. Eh bien non ! Le quatuor en a finalement décidé autrement, pour le plus grand bonheur de ses fans, interprétant une très belle ballade "destinée à figurer sur le prochain album, si vous l'aimez". Silence religieux dans la salle. Les fans brestois sont aux anges.
L'autre bonne nouvelle, c'est que le Pascale Picard a élu domicile en France pour quelques mois encore, et que leur retour en Bretagne est déjà programmé. "On n'était jamais venus ici, et on a été super bien accueillis, aussi bien à Rennes, Nantes ou Brest aujourd'hui. La Carène était jusqu'ici l'une de nos plus grandes salles, et le concert était sold out depuis déjà quelques semaines, merci Brest. Du coup, on doit revenir jouer à Guipavas le 24 octobre..." Et ce n'est pas tout, puisque la formation sera l'une des têtes d'affiche des festivals bretons de cet été, notamment au festival du Bout du Monde (du 31 juillet au 2 août) et au Festival du Chant de marin à Paimpol (du 7 au 9 août). De nouvelles opportunités pour découvrir ce groupe attachant et d'une tonicité contagieuse.
09:37 Publié dans Les sorties de Titus | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : pascale picard band, tournée française 2009, la carène, brest, guipavas, me myself & us, pop-rock canadien |
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16 mars 2009
Hadouk Trio : l'invitation au voyage
Le Relecq-Kerhuon accueille, ce week-end, la formation Hadouk Trio, auréolée d'une Victoire du jazz en 2007. Une rencontre intimiste avec trois musiciens d'exception.

Quelque part entre l'Afrique, l'Orient et l'Occident s'étendent les terres d'Hadouk. Une contrée aussi imaginaire qu'improbable, un pays sans frontières. "Hadouk" est un mot-valise composé de "hajouj", basse africaine et de "doudouk", hautbois arménien. Une contraction qui, à elle seule résume bien l'esprit d'Hadouk Trio, tant les trois bourlingueurs qui l'animent, depuis 1995, ont fait de l'exploration musicale un art de vivre.
Trois géantsDeux fins mélodistes en sont à l'origine. Le saxophoniste et flûtiste Didier Malherbe, qui fut confondateur du groupe mythique Gong (au côté de Daevid Allen) et qui a collaboré avec Jacques Higelin, Brigitte Fontaine ou Robert Wyatt, entre autres). Puis Loy Ehrlich, pionnier du jazz-rock et programmateur du festival d'Essaouira, qui manipule aussi bien la kora, le hajouj marocain que les claviers et qui fut l'accompagnateur de Youssou N'Dour, Touré Kunda, Geoffrey Oryema ou Peter Gabriel.
Un troisième homme, Steve Shehan, les a vite rejoints dans cette aventure. Cet Américain, percussionniste attitré de la formation, est, à lui seul, l'auteur d'une bonne douzaine d'albums et a joué aux côtés de Brian Eno, Herbie Hancock, Paul McCartney ou Paul Simon. Un véritable prodige des fûts, peaux, clochettes... et toupies sonores.
Des ambiances multiples
Avec Hadouk Trio, il faut se laisser porter par les ondes. Les images se bousculent dans la tête au gré du voyage. Les ambiances sont multiples, tantôt orientales, tantôt africaines, voire celtes ou sud-américaines. L'orchestration, raffinée et intelligente, oscille sans cesse entre jazz et world music. Dans cette oasis de rêve et de mystère, difficile de ne pas se laisser gagner par les ambiances aériennes et jazzy d'un trio d'exception. Hadouk Trio sur scène ne donne pas seulement à entendre. C'est une véritable source de bien-être.
Samedi 21 mars, à L'Astrolabe, au Relecq-Kerhuon, à 20 h 30. Tarifs : 12, 8 et 4 €
"Suave corridor" au Cabaret sauvage, en 2007.
Article publié le lundi 16 mars dans Le Télégramme (édition de Brest).
POUR EN SAVOIR PLUS
Le site officiel de Didier Malherbe.
Le site MySpace du trio.
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| Tags : hadouk trio, didier malherbe, steve shehan, loy ehrlich, astrolabe, le relecq-kerhuon |
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09 mars 2009
Tété en "labo" aux Vaches folks : un antidote à la crise
Le songwriter Tété a donné à Cast, samedi, le coup d'envoi de son "Labo Solo Tour", mini tournée destinée à tester les chansons de son prochain album. Des compos testées et vérifiées par 350 cobayes exaltés.
Séance de dédicace, samedi, à l'issue du concert.
Il est à peine 22 h 30. La petite salle exigüe de Cast est pleine comme un oeuf et respire à l'unisson. L'impatience est perceptible sur les visages de cette foule aussi diverse que compacte. La délivrance est proche lorsqu'apparaissent Roger Mauguen et Eric Bert, co-organisateurs des Vaches folks. Ils tirent Tété par le bras pour l'aider à se frayer un passage jusqu'à la scène. Une entrée dans le pur esprit Vaches folks, qui a inventé cette relation de proximité particulière entre les artistes et leur public. Ici, pas de chichis.
Eric Bert tend le cou jusqu'au micro dressé pour le géant d'ébène. "On nous a demandé plus d'une fois pourquoi nous n'avions pas jusqu'ici invité de songwriter français. Je dois vous avouer qu'en lançant les Vaches Folks, nous rêvions, sans y croire, de faire un jour venir Tété. Et voilà qu'il est là, sous nos yeux !", lance-t-il, le touchant du bout du doigt, comme pour s'assurer qu'il ne rêve pas.
Le public invité à participer
Cet esprit Vaches folks sied parfaitement au "Labo Solo Tour" imaginé par Tété. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il a choisi de lancer à Cast cette mini-tournée de près de 25 dates. Une petite salle (près de 350 personnes tout de même), un public chaleureux et réceptif, que demander de mieux lorqu'on cherche à tester le matériel d'un nouvel album. A l'heure du tout participatif, Tété a créé ce concept de laboratoire où le public est invité à collaborer au processus de création. Le songwriter invitera ainsi chaque spectateur à lui envoyer directement, par mail, ses impressions sur les nouvelles chansons. "Dites moi sincèrement ce que vous en pensez; ça m'aidera à les améliorer !"
Tester un vaccin à la crise
En parfait laborantin-en-chef, Tété dirige les expériences. La mission du jour : tester un vaccin à la crise. Véritable pile électrique sur scène, il anime son show comme une émission de radio, où le silence est proscrit. L'artiste occupe l'espace, autant sonore que géographique. Chaque titre qu'il égraine est ponctué de monologues dignes d'un "stand up comic" de tradition américaine. Son débit est rapide, haletant, les envolées de guitare servant à meubler les moindres tâtonnements du discours.
Et alors, ces nouvelles chansons ? Infaillibles, si l'on en juge à la façon dont elles ont été reprises de concert par les cobayes volontaires. Avant l'entame de chaque morceau, Tété prend soin d'en livrer la teneur mélodique de telle sorte que chacun puisse s'associer aux harmonies. Il exhorte aussi "les mains les plus sexy du Finistère" à battre la mesure. Lorsque la mixture (un éventuel vaccin, déjà ?) prend forme, le résultat est édifiant. On croirait qu'ils sont dix sur scène, et pourtant, il n'y a bien qu'un Tété, casquette vissée sur le crane, bouc hirsute et ces épaisses montures qui lui donnent un petit côté intello.
Car l'artiste n'est pas qu'un musicien merveilleusement doué. Ses textes peuvent être d'une causticité redoutable. Lorsqu'il entonne "Banqueroute" ou "Les temps égarés", nouveaux titres qui semblent répondre à "La relance", chanson phare de son dernier opus, le public, conquis, en redemande. Tété peut écourter les recherches. Il l'a bel et bien trouvé, son antidote à la crise.
ANN ELEN EN TOUTE SIMPLICITE
Ann Elen et Roger Mauguen, patron des Vaches Folks, à l'issue du concert, samedi.
C'est à Ann Elen, chanteuse folk originaire de la Presqu'île, que revenait l'honneur d'ouvrir la soirée des Vaches Folks, samedi. Le bonheur de la Crozonnaise, radieuse sur scène, était palpable. Il est vrai qu'avoir la joie de se représenter avant "l'immense Tété" (ses propres mots), constituait un nouveau challenge pour cette artiste dont la carrière semble aller crescendo depuis la première partie d'Alela Diane, au Vauban, à Brest, en mars 2008. Que de chemin parcouru en un an ! Flanquée d'Olivier Blaizot, son guitariste virtuose, Ann Elen, elle-même experte de la six-cordes, a livré, de sa voix claire, un bel échantillon de son répertoire. Les arabesques sonores d'Olivier Blaizot illuminent les titres, tous interprétés en anglais, qui s'abreuvent aux sources du répertoire nord-américain. Des mélodies dépouillées qui s'impriment durablement. Des paroles qui racontent avec justesse les petits maux de l'existence et autres alléas de la vie. Contrainte à une chorégraphie minimaliste, du fait d'un accident récent aux Antilles, la chanteuse n'a pu se livrer à "ses petits pas de danse" habituels. Mais on devine qu'Ann Elen, ce petit bout de femme tout feu tout flamme, n'est pas du genre, dans la vie, à rester fixée sur son tabouret. Par son humour et sa simplicité, l'artiste rayonne et cette ferveur est bigrement contagieuse.
Articles publiés le lundi 9 mars dans Le Télégramme, édition de Châteaulin.
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| Tags : tété, cast, vaches folks, labo solo tour |
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