22.09.2009
Don McGlashan, vétéran néo-zélandais à la pop classieuse
A quel destin funeste semblent être abonnés les chanteurs néo-zélandais dans l'Hexagone ? En dépit de quelques succès qui se comptent sur les doigts d'une seule main (Crowded House, Split Enz ou... Graeme Allwright), l'essentiel de la production musicale des antipodes demeure largement méconnue de par chez nous. Un exemple flagrant : Don McGlashan, illustre inconnu en France alors qu'il s'agit d'un vénérable vétéran de la scène kiwi dont l'actualité s'est encore récemment enrichie de sa participation au projet caritatif Seven Worlds Collide, réunissant entre autres Radiohead, Wilco, KT Tunstall ou l'ex-Smiths Johnny Marr.
Cinquante ans cette année, et quelle année pour un quinqua ! Depuis le mois de mars 2009, les radios des antipodes se repaissaient déjà des ritournelles de l'opus "Marvellous year", livré par Don McGlashan et les Seven Sisters. Mais tout cela n'aurait pas été si "Marvellous" sans la participation du même Don à l'opération Seven Worlds Collide, la deuxième du nom, qui lui vaut, cet automne, de tenir à nouveau le haut de l'affiche pour la seconde fois en un an. Pour cette nouvelle mouture de "Seven Worlds Collide" intitulée pour l'occasion "The sun came out", cet autre fin mélodiste néo-zélandais qu'est Neil Finn a réuni dans son studio d'Auckland, en plus des quelques stars planétaires qui avaient répondu à sa première invitation (Lisa Germano, Johnny Marr, Radiohead, entre autres), quelques autres pointures à l'image de Bic Runga, KT Tunstall ou Wilco. En résulte, au terme de trois semaines d'enregistrement, un double album étincelant qui est commercialisé depuis quelques semaines au profit d'Oxfam (contre la pauvreté dans le monde). Don McGlashan y livre quant à lui deux compos inédites, les pépites "Girl, make your own mind up" et "Long time gone". Dans la veine de son premier album solo publié en mai 2006, "Warm Hand", chaudement accueilli par la critique.
Virtuose de l'euphonium Polyinstrumentiste accompli, Don McGlashan est particulièrement réputé pour son jeu d'euphonium, qui lui vaut d'être régulièrement sollicité à ce titre. (Il en a joué sur les albums de Dave Dobbyn ou Tim Finn, ou sur le dernier disque de Crowded House, "Time on Earth"). On le connaît aussi fin guitariste, notamment au sein de ses deux précédentes formations, les "Front Lawn" et "Mutton Birds". De cette vibrante carrière débutée en 1979 avec le groupe "From Scratch", on retiendra aussi sa participation à la formation avant-gardiste "Blam Blam Blam" dont le titre phare "Marsha, it's bigger than both of us" fut couronné meilleure chanson de l'année aux New Zealand Music Awards en 1982.
L'extrait. La vidéo "Miracle Sun", premier single extrait du premier album solo de Don McGlashan, "Warm Hand", en 2006.
Pour en savoir plus :
Don McGlashan sur MySpace.
06:30 Publié dans Pas fait pour les chiens | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : don mcglashan, rock néo-zélandais, blam blam blam, mutton birds, seven worlds collide, neil finn























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Commentaires
Hey there Titus !
Nice to see you back. I've been away from the culture blogs to since quite a long time. But my eyes opened when I saw the post title change !
Hope you're fine, as well as your family.
We've been back to Canada; it was freaking gorgeous; you can go see the pics at my usual place.I'm downloading little by little some of the pretty ones.
Grosses bises
xx
Ecrit par : barbara | 22.09.2009
Salut Titus.
Merci de ton message. Quand on est fan de musique, c'est vrai que Seven Worlds Collide est un petit bijou dont on ne lasse pas.
Pour ma part, la surprise vient de ces petits artistes qu'on ne connaissait pas vraiment. Par exemple, Pat Sansone et John Stirratt. Au départ, je n'aime pas trop le style folk-country de Wilco et au final, c'est tellement bien fait que je deviens fan de leurs "petites" mélodies inspirées.
Tu parles ici de Don McGlashan et j'accroche aussi assez sérieusement à ses 2 titres. Avec le temps, je trouve même que son écriture se bonifie. On s'enracine doucement, mais sûrement dans son univers où il y a ce petit supplément d'âme qui fait briller les mélodies. Il mériterait bien son petit concert en France... Bon, tu essaies de l'interviewer ?!!!
A plus en tout cas et bon week-end à toi.
V.
Ecrit par : kill-eye | 26.11.2009
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