26 février 2009

Pascale Picard : "La musique, mon équilibre"

160.000 exemplaires du tout premier album de Pascale Picard, "Me, Myself & Us", sorti en avril 2007, se sont écoulés au Canada. En France, où l'album a été seulement publié en juin 2008, le succès est également au rendez-vous puisque 120.000 copies ont d'ores-et-déjà été vendues. Nouvelle égérie du folk-rock canadien, Pascale Picard n'est pas du genre à tout ramener à elle. Ce succès, c'est au nom de son groupe, le Pascale Picard Band, qu'elle le revendique... Rencontre à quelques jours du lancement d'une vaste tournée hexagonale du quatuor.


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Titus - Votre premier album, "Me, Myself and Us", sorti au Québec en 2007 et l'an dernier en France, a reçu d'emblée un accueil extraordinaire. On dit que vous parvenez malgré tout à garder la tête froide...

Je crois que oui. Dans la vie, je suis quelqu’un d’assez terre à terre. Le fait de se promener en groupe, avec toujours la même équipe sur la route, on vit les mêmes choses au quotidien. En revanche, les shows auxquels on participe sont simplement plus bondés qu'avant. On ne se rend pas bien compte du succès qu’on a, en fait… On est trop dedans; on a trop le nez collé dessus.

Titus - Comment vivez-vous le succès qui est le vôtre en France depuis moins d'un an ?

A partir du moment où on a été en pourparlers avec Universal en vue de la sortie de l’album en France, c’est devenu très excitant, culturellement parlant. Il y a beaucoup de Québécois qui prennent un sac à dos et vont faire le tour de la France et de l’Europe à leurs frais. Dans notre cas, la musique nous permet de voyager, d’aller faire des découvertes et d’apprendre de nouvelles choses. D’aller rencontrer des gens de France, de Belgique et même de Tunisie. C’est super trippant.

Titus - Vous avez été contrainte d'annuler plusieurs concerts au Québec pour pouvoir répondre à la demande en France à la fin 2008. Les Québécois ne vous en veulent pas trop ?

On les a seulement reportés. On n’a pas un assez gros nom pour se permettre de dire non à une grosse émission ou à une grosse radio en France. Je ne suis pas Lenny Kravitz. Donc, si on nous offre quelque chose, on décide de le prendre parce que c’est bon pour nous. On sait que les gens au Québec veulent que ça fonctionne pour nous. Ils ne nous veulent pas du mal. On leur explique.

Le vidéoclip de "Gate 22", premier extrait de "Me, Myself & Us" :



Titus - Le public français est-il différent du public québécois ?

Je n’ai pas vraiment vu de différence pour l’instant, mais c’est vrai que l’échantillon a été assez limité jusqu’ici. On a fait un concert à La Cigale à Paris, et le lendemain, un show au Havre. Là-bas, j’ai senti que c’était la même chose qu’au Québec. Les gens connaissaient toutes les paroles des chansons, ça criait et les gens étaient super chaleureux. Mais c’est le reste de la tournée qui va nous en dire plus...

Titus - Votre spectacle est bien rodé puisque vous le présentez de manière intensive depuis près de trois ans. Dans la tournée que vous entreprenez dès ce printemps dans l'Hexagone, testerez-vous de nouveaux titres ?

C’est une bonne question. En fait, on n’en a pas encore discuté...

Titus - Vous avez commencé à tester quelques nouveaux morceaux au Québec, non ?

C’est exact. Au Québec, on s’est senti un peu obligés de le faire car l'album y est sorti en 2007. C'est une sorte de faveur à l'égard de nos amis québécois car ils attendent avec impatience le nouvel album. Et avec le temps qu'on va passer en France, il faut qu'on les aide à patienter. En France, par contre, comme l'album est sorti plus récemment, je crois qu'il est peut-être encore trop tôt pour faire entendre les nouveaux morceaux. C'est sûr que ça va nous tenter de les jouer... On est assez fiers de nos nouvelles compositions et on a hâte de les présenter au public.

Titus - Le nouvel album est donc déjà en chantier ?

Absolument, dès qu’on a un moment de libre, on travaille sur de nouvelles chansons. Universal parlait de sortir un extrait vers la fin de l’année, peut-être un peu avant Noël. Le deuxième album verrait alors probablement le jour en 2010.

Titus - Et est-ce que cette fois il sortirait simultanément en France et au Québec ?

C’est l’objectif. On a fait un showcase aux Etats-Unis, à New York, en décembre dernier, et les Américains parlent de sortir l’album là-bas au même moment. Ce qu’on aimerait, c’est qu’il sorte partout en même temps. Parce que ça n’est pas évident pour un groupe de faire vivre le même album pendant quatre ans. C’est ce qui s’est passé pour le premier album, du fait de ces sorties décalées.

Titus - Vous n’éprouvez pas déjà de la lassitude, tout de même ?

En France, les gens ne nous ont pas encore vus, ou très peu, donc on n'aura pas l'impression de nous répéter. Les gens qui sont dans la salle te donnent l’énergie pour faire ton show. Mais c’est sûr qu’on a hâte aussi de présenter de nouvelles compos car on a encore plein de choses à dire…

La chanson "Thinking of it" :


Titus - Vous êtes épaulée par une major, Universal en l'occurrence, mais votre profil tranche avec les icônes québécoises auxquelles le public français a été habitué... Votre succès a ouvert la voie à d'autres aspects de la création québécoise, qui a toujours été très variée mais largement méconnue chez nous. Avez-vous l'impression d'avoir cassé un moule ?

C’est difficile de dire ça soi-même. C'est peut-être le fait qu'on soit un band qui fait la différence. D’habitude, ce qui s’exporte chez vous, c’est surtout des artistes solo. On est tous égaux dans ce groupe et c’est toute la différence.

Titus - Et vous apportez des compositions assez différentes. On a peut-être été habitués à des choses plus formatées. Vous apportez une fraîcheur qu’on n’avait peut-être pas eu l’habitude d’entendre…

Merci, c’est super gentil. Je vais prendre ça comme un compliment. Et je crois que ça sonne différemment parce que je chante en anglais…

Titus - Justement... Qu'est-ce qui peut inciter une Québécoise "pure laine" à décider de faire carrière dans la langue de Shakespeare ? Etait-ce le goût de l’anti-conformisme ?

band1.jpgC’est avant tout une question d’influences musicales. Comme j’écoutais surtout des chansons anglophones, j’ai commencé à composer mes propres morceaux en anglais. C’était pas dans le but de faire carrière dans la chanson. Je le faisais par plaisir, parce que j’aimais ça, puis les choses se sont toujours enchaînées. J’ai joué dans les bars pour gagner ma vie, et les gens autour me disaient qu’il faudrait que je chante en français si je voulais percer parce qu’au Québec on chante en français. Mais je me disais que ce n’était pas grave parce que mon intention n’était pas de faire carrière. Je faisais des études en parallèle : le collège en arts et lettres et l’université en enseignement primaire mais j’ai abandonné après une session à l’université parce que je me suis rendue compte que j’étais en train de jeter mon argent par la fenêtre. J’avais fini par réaliser que ce n’était pas ce que je voulais faire. Je me suis dit qu’il valait mieux faire une pause jusqu’à ce que je trouve ce que je voulais vraiment faire plus tard. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré mon groupe. Dans le fond, j’ai décidé de faire de la musique pour une période de ma vie, et on verra où ça s’arrêtera.

Titus - Y-a-t-il eu quelques réticences au Québec au fait que vous ayez choisi de chanter en anglais ?

C’est sûr qu’il y a eu des réticences et il y en aura toujours. Je les comprends et je n’ai pas de problème avec ça. Ce que j’ai toujours pensé, c’est que nous faisions notre musique en tant que groupe. Si les gens aiment ça, tant mieux. Sinon, c’est pas grave. Nous, on fait ça pour le plaisir. Si on fait ça pour les bonnes raisons, avoir du plaisir et le faire pour soi, peu importe ce qui arrive tu ne seras pas déçu. Même si ça ne fonctionne pas, toi tu as l’impression d’avoir accompli quelque chose. Même si notre deuxième album ne fonctionne pas, c’est sûr que je serai déçue parce que j’aimerais que les gens l’aiment, mais ça ne serait pas un drame non plus parce que personnellement, je vais être satisfaite de cet album-là. Je n’ai pas l’intention de le faire graver avant qu’il ne soit parfaitement à mon goût ou au goût du band…

Titus - J'aimerais que l'on revienne un instant sur vos origines... Etes-vous née dans la ville de Québec ?

Absolument, je suis née dans la ville de Québec et j’y habite toujours. Mes parents étant séparés, j’ai déménagé assez souvent et j’ai dû changer plusieurs fois d'école. Je pense que ça m’a donné une bonne capacité à m’adapter et à bien m’entendre avec les gens en général. A développer des rapports facilement.

Titus - C'est vrai que c'est votre père qui vous appris vos premiers accords de guitare ?

Absolument, j’avais 13 ans à l'époque. Ce n’est pas un grand guitariste mais il m’a montré ce qu’il connaissait. Il m’a montré deux chansons et par intérêt, j’ai continué à pratiquer dans ma chambre. J’avais déjà joué un peu de piano et de batterie, mais je n’étais pas vraiment bonne. Je suis une autodidacte de nature et je n’avais pas envie de suivre de cours… Je n’ai pas poussé plus qu’il fallait tandis qu’avec la guitare, je me suis rendue compte qu’avec un minimum de connaissances, j’étais capable de faire quelque chose et d’avoir du plaisir. D’écrire des petites chansons et de composer des mélodies. J’ai appris beaucoup depuis que j’ai rencontré mon band et j’ai encore beaucoup à apprendre mais la guitare, pour moi, a été une vraie révélation.

Titus - Quels sont les artistes auxquels vous avez été exposée lorsque vous étiez jeune ? Quels sont ceux qui vous influencent le plus ?

C’est difficile à dire car dans la vie, je ne suis pas seulement influencée par la musique. J’ai l’impression d’être influencée par les livres que je lis, les chose que je vois à la télé, les films, les gens autour de moi. Mais c’est sûr que dans le contexte musical dans lequel j’ai été élevée, c’était beaucoup les Beatles, Led Zeppelin, Cat Stevens. Mes parents étaient de grands fans de pop anglophone. Moi, après ça, j’ai beaucoup écouté de punk rock, comme No FX. Par la suite, je me suis tranquilisée un peu et maintenant j’écoute un peu de tout !

Titus - Est-ce que vous pourriez envisager de faire autre chose dans la vie aujourd’hui ou pensez-vous avoir trouvé votre voie ?

album.jpgJe crois que j’ai trouvé ma voie mais, en même temps, c’est quelque chose de tellement fragile… C’est le public qui fait qu’on vit. Quand ce public sera lassé de nous, ça va être terminé. Mais je suis certaine que je garderai la musique comme passion. Jamais je n’arrêterai de faire de la musique, mais peut-être pas professionnellement… L’important, à mes yeux, c’est de conserver mon amour pour la musique avant tout. Mais je ne veux pas m’acharner. Si ça ne fonctionne pas, j’irai trouver un autre travail et ferai de la musique pendant le week-end. Ca ne m’énerve pas plus qu’il faut.

Titus - Vous avez mentionné votre intérêt pour la littérature. Ca fait partie de vos jardins secrets ?

Oui, j’aime beaucoup la lecture. Parmi mes auteurs favoris, il y a notamment Patrick Senécal (le Stephen King québécois, NDR), ou encore Frédéric Beigbeder. « L’Amour dure trois ans » est pour moi une Bible. Je lis tout ce qui me tombe sous la main. Ces temps-ci, je lis la trilogie suédoise « Millenium ». Dans l’avion, partout où je passe, j'adore échanger sur les livres. Sinon, j’adore cuisiner. Et puis, au Québec, l’hiver est tellement rigoureux qu'on est bien obligés de trouver des sports d’hiver pour l’apprécier. Je fais donc de la planche à neige et du ski de fond.

Titus - Vous déployez une énergie qui est assez peu coutumière. Dans la chanson "Annoying", vous vous mettez même carrément en colère. La musique est-elle pour vous une forme d'exutoire ?

Vous avez mis le mot dessus. Ca va dans le même sens que ce que je disais plus tôt, qu’il faut faire les choses pour soi-même. La musique, je vais toujours avoir besoin d’en composer, qu’elle se vende ou non. « Annoying » est une chanson qui remonte à l’époque où je jouais dans les bars et les restaurants, où personne ne t’écoute. Toi, tu donnes tes tripes aux gens qui sont là tandis qu’ils continuent de parler entre eux. C’est de ça que ça parle. Ce n’est pas une émotion que je vis tout le temps. Je ne suis pas une vieille dame aigrie fâchée avec tout le monde. Les chansons sont comme des photos, comme si j’essayais de prendre la photo d’un événement ou d’une émotion. Cette chanson-là, c’est quand je suis fâchée, dans le bar, parce que personne ne m’écoute. A chaque fois qu’on est en spectacle, je suis capable de me remettre exactement comme j’étais lorsque ça m’arrivait.


La chanson "Annoying", par le Pascale Picard Band, au Cabaret théâtre de St-Jean-Sur-Richelieu, le 12 septembre 2007 :




Titus - Parallèlement à ces chansons qui ne manquent pas de force, l'album recèle aussi de très belles ballades intimistes, à l'image de "Useless" ou "Half asleep" où semble poindre une Pascale plus fragile.

C’est plus facile de composer dans des moments difficiles. Quelqu’un qui va écouter l’album va peut-être se dire que je suis la personne la plus troublée qu’il ait rencontrée parce que j’ai l’air complètement dépressive par moments, ou en colère. J’ai pas l’air de quelqu’un de très agréable. Mais ce ne sont que des émotions, des instantanés de ma vie. De transcrire ces émotions, c’est ce qui me permet de rester équilibrée. Il y a tellement de gens qui n’ont pas cette possibilité-là. Pour moi, c’est une chance. Je le conçois comme un privilège, d’être capable de canaliser les événements les plus noirs de ma vie, de les sortir de moi et de les regarder avec objectivité. Après ça, je tourne la page. C’est terminé, c’est passé ! Je me considère bien chanceuse d’être capable de faire ça.

Titus - Qu'évoque le titre de votre premier album, "Me, myself & Us" ?

Quand nous avons terminé l’album, à la lecture des textes, je me suis rendue compte que je n’arrêtais pas de parler de moi et de mes expériences. Cela m’a fait penser à l’expression anglaise, « Me myself and I » (Moi, moi-même et je). En fait, c’est moi et mon groupe. C’est moi en relation avec n’importe qui, mes amis, mes anciens copains, les gens autour de moi et notamment ceux qui peuvent se reconnaître dans ces chansons. Le « Us » se rapporte donc à tous les autres.

Titus - Vous avez rencontré les membres de votre groupe, le Pascale Picard band, en 2002. Sept ans, ça n'est pas rien pour un groupe. Quel est votre secret pour durer ?

Le fait d’avoir les mêmes objectifs et de voir ça de la même manière. On a une sorte de détachement par rapport à ce qui se passe. On ne tient pas mordicus à vendre des millions d’albums puis à faire une grosse carrière. On est tous des gens qui sommes amoureux de la musique, qui veulent avoir du plaisir. Je crois que c’est ce qui nous permet de pas trop prendre les choses à cœur. Ce qui n’empêche pas d’être très sérieux dans ce qu’on fait et de travailler très fort. On n’est pas prêts à faire n’importe quel compromis par peur de tout perdre. On prend toutes les décisions à quatre.

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Titus - Comment travaillez-vous ensemble lorsque vous composez de nouveaux morceaux ? Est-ce vrai que vous avez tous des goûts musicaux assez différents ?

Il n’y a pas vraiment de formule magique mais on dirait qu’on sait ce qui fonctionne ou pas. On vient tous d’univers musicaux différents, on a différentes influences… Serge et Philippe sont de grands fans de rock. Serge, le drummer, trippe sur Radiohead, Pearl Jam; Philippe adore Tragically Hip, Pearl Jam. Mathieu, lui, est un fan de blues, de reggae, de jazz. Moi, j’ai été bercé par les Beatles puis le punk rock. J’ai tendance, quant à moi, à composer des chansons plutôt pop, mais avec des arrangements qui vont virer vers le jazz ou le rock, dépendamment… Ce qu’on fait, en général, c’est qu’on prend le propos de la chanson et on brode les arrangements autour de ça. La plupart du temps, on se rend compte qu’on n’a même pas besoin de discuter. C’est des choses qui se sentent. C’est sûrement ça qui fait qu’on s’entend aussi bien…

Titus - Votre chanson "Smilin'" a fait l'objet d'un vidéoclip humoristique qui montre tout ce qui peut mal tourner lors d'un tournage de clip. Cette chanson est-elle inspirée d'un événement vécu ?

Cette chanson-là n’était pas supposée être sur le premier album. A la fin de l’enregistrement, je me suis mise à réaliser que cet album allait sortir et que les gens allaient le juger. Que tout cela allait forcément échapper à notre contrôle. Ca me faisait peur et c’est de ça que cette chanson parle. La maison de disque ne voulait pas cependant que l’on retourne en studio pour l’enregistrer. Mais on a tenu "notre boutte" en disant que cette chanson-là n’aurait pas la même signification sur le deuxième album et qu’il fallait donc absolument qu’elle y figure. Après avoir fait valoir notre avis, on a fini par retourner en studio pour l’enregistrer. On est très contents de cette chanson qui a d’ailleurs très bien fonctionné au Québec.

Le vidéoclip de "Smilin'"


Titus - J'ai lu que vous et vos musiciens aviez été un peu surpris de l'utilisation assez courante en France du playback (lipsync au Québec, NDR) sur les plateaux de télé...

Au Québec, on ne connaît pas le playback. On a pu comprendre, cependant, pourquoi c’était aussi courant en France. C’est vrai que vous avez tendance à faire des spectacles avec quasiment trente artistes en trois heures. C’est vrai que techniquement, c’est impossible de faire jouer tout le monde pour du vrai. Ca serait bien trop de travail. On s’est habitués à ça. Moi je chante et les musiciens font semblant de jouer. C’est spécial pour nous, on n’est vraiment pas habitués à ça au Québec. Et on n’est pas fous de ça non plus ! Mais à Rome, on fait comme les Romains. C’est une question de culture.

Titus - Il y a quelques mois, une partie de votre équipement a été volée à Montréal. Avez-vous réussi à remettre la main sur celui-ci ?

Non, malheureusement, c’est resté sans suite. On a plein d’amis qui ont fait le tour des pawn shops. Tout le monde garde l’œil ouvert mais pour le moment, rien n’a été retrouvé. La police a sûrement d’autres chats à fouetter que des instruments volés. Peut-être qu’un ou deux instruments vont ressurgir dans une dizaine d’années, si on est chanceux… A moins qu’ils ne soient au fond du fleuve…

Titus - Après le Canada et la France, vous avez fait quelques excursions sur le sol américain avec l'idée d'y sortir votre album... Est-ce plus difficile aux Etats-Unis ?

Rien ne garantit encore qu’on va y percer. On a fait notre premier spectacle à New York et les gens qui étaient dans la salle étaient super accueillants, mais de là à savoir si ça va avoir des répercussions, si on va y sortir l’album, si le public va l’aimer, c’est autre chose. On en saura plus dans un an ou deux…

Titus - Le Canada anglophone vous a-t-il, pour sa part, réservé bon accueil ?

On est super bien accueillis dans chaque lieu où on va jouer, au Canada anglais aussi. Mais on soupçonne les Canadiens anglais d’écouter davantage les médias américains. On se dit donc que si on arrive à percer aux Etats-Unis, ça aura peut-être des répercussions dans le reste du Canada.

Titus - Un effet ricochet, en quelque sorte…

Exactement.

Titus - La Bretagne sera gâtée cette année puisque vous allez vous y produire à plusieurs reprises, dès le mois de mars et, à nouveau cet été, dans plusieurs grands festivals. S'agira-t-il de votre première visite dans notre région ?

Oui, absolument. On a bien hâte de visiter la Bretagne. Ca va être merveilleux. On va avoir la chance de voir vraiment du pays, de rencontrer des gens différents… On a vraiment hâte…

Titus - Qu'évoque pour vous la Bretagne ?

C’est une bonne question. Je ne peux m’empêcher de penser à Astérix. Le reste, je vais l’apprendre sur place. Je suis sûr qu’on y sera bien accueillis ; tout le monde est super fin avec nous. On a bonne réputation, les Québécois. A chaque endroit où l’on va, on est vraiment heureux.



Propos recueillis par Titus le 10 février 2009. Une version partielle de cette interview a été publiée le mercredi 25 février dans Le Télégramme. Photos DR.


POUR EN SAVOIR PLUS :
Le site officiel du Pascale Picard Band.
Le site MySpace de Pascale Picard.
Depuis la sortie de son album au Québec, le 3 avril 2007, 160.000 copies de "Me, Myself & Us" ont été vendues. En France, ce sont 120.000 copies qui se sont écoulées depuis la sortie de l'album le 30 juin 2008.
Sur Pascale Picard et son Band, deux billets des archives du Monde de Titus à relire : janvier 2008 et avril 2008.





OU VOIR LE PASCALE PICARD BAND CETTE ANNEE ?

Le 6 mars, à 20 h, à Alençon, Basse-Normandie;
Le 7 mars, à 20 h, Salle de La Cité, Rennes, Bretagne;
Le 10 mars, à 20 h, Exo7, Rouen, Haute-Normandie;
Le 11 mars, à 20 h, L’Olympic, Nantes, Pays-de-la-Loire;
Le 12 mars, à 20 h, CC Valéry-Larbaud, Vichy, Auvergne;
Le 13 mars, à 20 h, La Bourse du Travail, Lyon, Rhône-Alpes;
Le 14 mars, à 20 h, CC Espace rencontre et culture, Les Orres;
Le 17 mars, à 20 h, CC La Blaiserie, Poitiers;
Le 18 mars, à 20 h, L’Orangerie, Bruxelles (Belgique);
Le 19 mars, à 20 h, La Laiterie, Strasbourg, Alsace;
Le 20 mars, à 20 h, 112, Terville;
Le 21 mars, à 20 h, Le Splendid, Lille, Nord-Pas-de-Calais;
Les 24 et 25 mars, à 20 h, Le Bataclan, Paris;
Le 26 mars, à 20 h, L’Ouvre Boîte, Beauvais, Picardie;
Le 27 mars, à 20 h, Bigbandcafé, Caen, Basse-Normandie;
Le 28 mars, à 20 h, La Carène, Brest, Bretagne;
Le 31 mars, à 20 h, Festival, Douai;
Le 1er avril, à 20 h, Le Loup Blanc, Niort, Poitou-Charentes;
Le 2 avril, à 20 h, Le Fémina, Bordeaux, Aquitaine;
Le 3 avril, à 20 h, Le Bikini, Toulouse, Midi-Pyrénées;
Le 4 avril, à 20 h, La coopérative de mai, Clermont-Ferrand, Auvergne;
Le 7 avril, à 20 h, L’Intégral, Belley;
Le 8 avril, à 20 h, El Médiator, Perpignan;
Le 9 avril, à 20 h, Le Pasino, Aix-en-Provence;
Le 10 avril, à 20 h, Lino Ventura, Nice;
Le 11 avril, à 20 h, Le Rockstore, Montpellier;
Le 19 avril, à 20 h, Salle Carthage 1 – Barcelo Carthage Thalasso Gammarth – La Marsa – Tunis.

Commentaires

J'ai juste écouté la première chanson, pas mal du tout ! je reviendrai lire ton article un peu plus tard.

Écrit par : denis_m | 26 février 2009

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c'est clair que ça nous change de toutes ces Celine Dion et consoeurs!!!!!

Écrit par : anne | 01 mars 2009

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