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07.03.2008
Les Cerfs-volants de Kaboul : l'histoire d'une rédemption
Adaptation lumineuse du roman à succès de Khaled Hosseini (publié en 2005), "Les cerfs-volants de Kaboul", réalisé par Marc Forster, est un film à voir absolument avant qu'il ne quitte l'affiche. Une belle histoire d'amitié et de rédemption ayant pour toile de fond l'Afghanistan d'hier et d'aujourd'hui...
Kaboul, dans les années 1970. Les Afghans vivent leurs dernières années de paix avant longtemps. La vie quotidienne est rythmée par la fête, la musique et les concours de cerfs-volants, auxquels participent avec assiduité Amir et Hassan, les deux héros de cette fresque. Amir est le fils d'un commerçant pachtoun aisé, qui a pour domestique le père d'Hassan, de l'ethnie hazara. Malgré ces différences, les deux enfants sont élevés comme deux frères et Hassan voue une fidélité sans borne à Amir, allant jusqu'à le défendre courageusement lorsque ce dernier est sur le point de se faire agresser par des brutes. Amir, témoin peu de temps après d'une agression perpétrée contre Hassan, fait quant à lui preuve d'une lâcheté navrante et ne se porte pas au secours de son ami. Incapable de soutenir le regard d'Hassan après son acte, il aggrave encore la situation en organisant son renvoi de la maisonnée en le faisant passer pour un voleur...
Une occasion de se racheter
Lorsque les troupes soviétiques envahissent le pays en 1979, Amir suit son père sur le chemin de l'exil. On le retrouve aux Etats-Unis en 2000, jeune écrivain fringant qui vient de publier son premier roman, lorsqu'un appel émanant de Kaboul lui offre une occasion de se racheter de sa conduite indigne d'autrefois. Amir retourne alors en Afghanistan, un pays qui ne correspond plus en rien à ce qu'il a connu jadis. Les talibans ont pris le pouvoir et imposent leur fanatisme religieux à une population souvent résignée. Les paysages sinistrés par plusieurs décennies de guerre, les matchs de foot interrompus par les lapidations publiques offrent un spectacle effroyable, qui s'oppose aux images si paisibles de l'Afghanistan d'antan. Mais cette fois, Amir est déterminé. Faisant fi de tous les obstacles, il poursuit sa courageuse quête de rédemption. En écho au drame de son enfance - sa trahison envers Hassan -, son attitude semble vouloir nous rappeler que face aux situations les plus injustes, le mutisme et l'inaction sont bien les pires des maux.
14:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Les Cerfs-volants de Kaboul, cinéma, Marc Forster, Khaled Hosseini, littérature, Afghanistan
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Commentaires
Jolie découverte. Merci ! J'ai entendu dire que "Paris" est pas mal non plus. Tu l'as vu?
Ecrit par : ecaterina | 07.03.2008
Non, Ecaterina, je n'ai pas encore vu "Paris", mais les critiques semblent élogieuses.
J'aime généralement les films de Klapisch, alors il faudra que je me décide à aller voir celui-ci !
Ecrit par : Titus | 08.03.2008
@Titus
Je n'ai vu aucun film de Klapisch... quelle honte !
je vais essayer d'y aller la semaine prochaine, je te dirai...
Ecrit par : ecaterina | 08.03.2008
Le livre fait partie de mes piles "à lire" depuis plus de 6 mois maintenant, mais j'en fais toujours passer un autre avant ! Ta note m'a vraiment convaincue qu'il sera le suivant, et sans faute cette fois ;-)
J'ai vu "Paris" dimanche dernier. C'est banal mais j'ai vraiment beaucoup aimé le regard sur cette ville, l'atmosphère et cet enchevêtrement de vies...
Ecrit par : Bridget | 08.03.2008
Ca a tout l'air d'un superbe film sur l'amitié et le courage de rattraper se erreurs passées une belle rédemption !
Je vais attendre le film car je viens d'acheter trois romans j'ai donc des ouvrages d'avance ;o)
Ecrit par : Jipes | 09.03.2008





































