15.05.2008
Isabelle Mestre : un premier roman concis mais sensible
Avec "L'Arpenteuse", Isabelle Mestre, qui est aujourd'hui chargée des programmes de théâtre et danse sur Arte, a signé un premier roman certes succinct mais ô combien palpitant, intense et sensuel. La qualité de l'écriture, à elle seule, en fait un idéal compagnon de chevet. Pour s'imbiber encore et encore de ses phrases sobres et sensibles qui fleurent bon la vie..
Court n'est pas forcément péjoratif. Ce premier roman d'Isabelle Mestre, "L'Arpenteuse", publié en ce début d'année au Mercure de France, est bref, c'est un fait, puisqu'il ne fait que 115 pages. Mais tout ici tient davantage de la suggestion que de la description exhaustive. Une sobriété qui n'est qu'apparente, ne nous y trompons pas. Le lecteur parcourt ce roman dans le sillage de Marguerite, l'héroïne, qui n'a que 16 ans au début du livre, et dont on apprend qu'elle a perdu sa mère, Lucie, deux ans plus tôt. Un événement qui l'a transformée à jamais, et qui a provoqué chez elle un étonnant rapport au monde, une forme de détachement que l'auteur transpose dans cette écriture concise, limite lapidaire, "procès-verbalesque". Les phrases sont courtes, ciselées, donnent du rythme au récit. "Marguerite est faite pour agir, pas pour rêver". Elle arpente les allées parfois sombres de son existence avec indifférence, légèreté. Une héroïne à la peau dure sur qui les événements semblent avoir peu de prise... Mais tout cela n'est-il pas qu'une façade ? Au fil des pages, à mesure qu'il s'attache à cette héroïne quelquefois énigmatique, le lecteur finit inévitablement par en percer la carapace. Et l'arpenteuse se révèle alors dans toute son humanité...
21:58 Publié dans Le salon littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Isabelle Mestre, premier roman, L'arpenteuse, Mercure de France
14.05.2008
Des nouvelles d'Audriel...
La cadence s'accélère pour Audrey et Gabriel, binôme à l'origine du duo de pop française Audriel. "Nous avançons sur notre premier album, qui est actuellement en phase mixage", nous informe Audrey. Le duo, dont l'emploi du temps est partagé entre la chanson et le cinéma, est par ailleurs à l'affiche d'un nouveau film, "Nés en 68", dont la sortie en salles est programmée pour le 21 mai...
Double actualité, donc, pour Audriel, dont nous vous présentions ici-même le travail dans une interview récente. En plus d'être accaparés par la préparation de leur premier album, Audrey et Gabriel, qui sont tous deux comédiens, viennent de tourner dans "Nés en 68" d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, dont l'une des têtes d'affiche n'est autre que Laetitia Casta. 'Nous y sommes ses amis de révolte et musiciens", confie Audrey. Le film sortira au cinéma le 21 mai prochain.
Le carton de "Rencontre"
Actuellement à la recherche d'un label, d'une maison de disque (avis aux amateurs !), Audriel peaufine ses chansons en studio. Une partie de ce travail est consultable en ligne, ici ou là. Son premier clip "Rencontre" , qui avait fait la une de Dailymotion, continue à faire un carton sur internet, puisqu'il a déjà dépassé les 26.700 vues.
10:05 Publié dans Les bonnes infos de Titus | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Audriel, Rencontre, chanson française, pop, Nés en 68, Olivier Ducastel et Jacques Martineau
04.05.2008
Les falaises du Guern à Telgruc-sur-Mer
23:55 Publié dans Sentier côtier | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Telgruc-sur-Mer, Bretagne, falaises du Guern, Finistère, GR34, presqu'île de Crozon, cap de la Chèvre
30.04.2008
"Ciao Stefano" : vive la vie en famille !
Auréolé par le prix du meilleur film au Festival de Venise, l'an dernier, le nouveau film de Gianni Zanasi, sorti dans les salles françaises cette semaine, est une comédie douce amère sur la quête du bonheur. Si vous avez aimé Little Miss Sunshine, vous adorerez sans doute l'exubérance de "Ciao Stefano". Attention, film culte en devenir !
Stefano Nardini, campé par le très attachant Valerio Mastandrea, est un brin désabusé. Guitariste dans un groupe punk basé à Rome dont la carrière ne décolle pas, il découvre que sa petite amie a une liaison avec un autre musicien. Sa réaction est à la mesure de l'immense déception qui l'accable : faisant fi de l'anti-conformisme qui l'a très tôt poussé loin de sa famille, il choisit d'aller se ressourcer auprès des siens dans sa province natale. Mais la joie des retrouvailles s'estompe très vite face aux dures réalités familiales : son frère, le très bonhomme Alberto, est en instance de divorce et gère la ruine progressive de l'entreprise familiale de cerises à l'eau de vie ; son père se remet tout juste d'un infarctus ; sa mère cherche l'évasion entre les pattes d'un gourou et sa soeur, l'irrésistible Michela, a abandonné ses études pour se consacrer aux dauphins... Même les anciens potes rockers de Stefano ne sont plus les mêmes et pataugent dans leur spleen.
Envolés les secrets de famille
Dans ce contexte, il faudra peu de temps avant que la cocotte-minute ne déborde. Peu à peu, non-dits et secrets de famille volent en éclats. A la fois tendre et drôle, cette nouvelle comédie italienne un brin déjantée et aux personnages extraordinairement attachants se laisse regarder avec grand plaisir. La bande son à la tonalité très rock donne le rythme de cette dégringolade jouissive et désarmante qui jamais ne sombre dans la mélancolie, bien au contraire. L'ensemble constitue plutôt une très belle invitation à profiter des petits bonheurs de l'existence.
La bande annonce de Ciao Stefano :
18:39 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ciao Stefano, cinéma italien, Valerio Mastandrea, Gianni Zanasi
27.04.2008
Carus Thompson à Cast : décoiffant !
S'il s'était agi d'une rencontre sportive, on aurait sans doute pu affirmer que le résultat était connu d'avance... C'est en effet avec la même générosité, la même dévotion que lors de son premier passage que Carus Thompson a livré, hier soir, à Cast, un concert énergique et chaleureux. Evénement notable, le public des Vaches Folks a même dansé sur les titres chaloupés de la formation australienne, une première dans les annales de ces soirées...
Même si ce n'est pas dans leurs habitudes de s'autocongratuler, Eric Bert et Roger Mauguen, co-organisateurs des Vaches Folks, pourraient (sans rougir) se prévaloir d'un certain flair. L'invitation de Carus Thompson, l'une des figures émergentes du rock australien contemporain, constitue sans nul doute l'un de leurs plus jolis coups. Le 24 août 2007, devant un public tétanisé, le songwriter avait déjà livré une prestation solo survitaminée, convaincant d'emblée par sa sincérité et son extraordinaire générosité.
Encore plus de relief
Samedi, pour son deuxième show à la pointe bretonne et l'une des premières dates de sa tournée européenne 2008, Carus Thompson a remis le couvert. Cette fois, il était accompagné des True Believers, sa formation attitrée (composée, pour cette tournée, de son frère Christian Thompson, à la mandoline et à la guitare, et des Français Mathieu Lucas, à la basse et au piano, et Christophe Baillet à la batterie et aux percussions). Une ossature qui permet de donner encore plus de relief à certaines compositions musclées, à l'instar de "Crash" ou "Warning Signs", pépites du dernier album de Carus, "Three Boxes".
Complicité
L'une des plus grandes forces de Carus Thompson réside peut-être dans la manière dont il parvient à s'attirer la complicité du public. Personne n'est jamais oublié, et l'Australien sait aller chercher les plus timides en n'hésitant pas à se débrancher et à s'élancer au milieu des spectateurs pour interpréter, en acoustique, certaines de ses plus belles ballades. Les personnes présentes ont soudain le sentiment de se retrouver en famille, dans une exceptionnelle proximité avec l'artiste. Il n'y a décidément qu'aux Vaches Folks...
Plus de deux heures de show
Cette fois encore, Carus Thompson aura tout donné au cours d'un concert marathon de près de deux heures et demie au cours duquel les chansons rock ont succédé aux reggae "à l'australienne" ou aux ballades acoustiques ciselées qui ont fait sa réputation down under. Carus en rajoute une couche sur la qualité des audiences européennes : "Chez nous, les gens boivent beaucoup aux concerts et chahutent pas mal; il faut faire preuve d'imagination pour sans cesse les tenir en haleine". Une formule qui explique sans doute le dynamisme sans cesse renouvelé des prestations du groupe. "En Allemagne où nous retournons dans quelques jours, il n'est pas rare de voir jusqu'à 300 personnes se déplacer à un concert dans un petit village; à chaque fois, les gens ont du mal à nous laisser partir et on enchaîne rappel sur rappel !" Le public castois en aura fait l'expérience en faisant revenir Carus et son groupe à (au moins) quatre reprises, notamment pour un remake particulièrement réussi de "Weather with you" de Crowded House. Quel bonheur !
Carus Thompson signant des autographes à l'issue de la soirée; le chanteur aime visiblement cette proximité avec son public, qui le lui rend bien.
DERNIERE MINUTE (POSTE LE 28 AVRIL) :
Une date française supplémentaire s'est greffée sur le calendrier de la tournée européenne de Carus : avis aux lecteurs de la région parisienne : show acoustique ce lundi 28 avril, à 20 h, au RUSH BAR, 32 Rue Saint Sebastien, Paris XIè.
16:05 Publié dans Les sorties de Titus | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Carus Thompson & The True Believers, Vaches Folks, Cast, rock australien











































