08.02.2010
Bernie Mad : "Une invitation au voyage intérieur"
Bernie Mad a tout d'un « guitar hero ». A son extraordinaire virtuosité à la guitare, il faut en effet ajouter une histoire vraiment pas banale. Le parcours du musicien est à lui seul un condensé de l'histoire du rock made in France. Ancien pilier des formations Blue Vamp puis Gangster, il a collaboré avec Jean-Michel Jarre, Jean-Pierre Bucolo, Jacques Higelin ou Louis Bertignac, avant d'aller s'établir au Canada où il a notamment interprété David Gilmour dans un hommage à Pink Floyd. De retour en France depuis 2009, Bernie Mad vient d'enregistrer un album où ses riffs à la Mark Knopfler mâtinés d'influences celtiques, semblent lui ouvrir un tout nouveau boulevard.

Bernie Mad - Ma famille possédait une maison de campagne dans le Perche... Lorsque je décidais de revenir m'établir en France à mon retour du Canada, tout naturellement je pensais à cette maison, admirablement située au milieu des prés et des vaches, et assez grande pour que je puisse y pratiquer la musique en toute tranquillité. Bien sûr, je connaissais les liens entre le Perche et le Québec. Dans la banlieue Est de Montréal, à Boucherville, existe un grand boulevard nommé "boulevard de Mortagne". Je connais même le musée de la Nouvelle-France à Tourouvre.
Titus - Ta bio te présente comme Canadien Français... Es-tu né au Canada français ?
Le Canada est devenu mon pays d'adoption en 90, lorsque j'y entamais mon cours de pilote professionnel avion... Je suis devenu citoyen quelques années après. Français Canadien pourrait-on dire aussi ...
Titus - Bernie Mad, c'est un nom de scène ? Tu peux nous dire à quel moment tu l'as adopté et pourquoi ?
Bernie Mad est mon pseudonyme... Au Canada, tout le monde m'appelait Bernie... Depuis près de 20 ans, c'était devenu naturel pour moi d'entendre ce nom. De retour en France, un ancien copain m'a suggéré Bernie Mad ...
Titus - Peux-tu nous parler du milieu familial où tu as grandi ?
J'ai grandi dans un milieu de petite bourgeoisie française, mon père (pilote d'essai dans l'aéronavale à Brest) est décédé l'année de ma naissance dans un accident en vol en 54... Ma mère, s'est remariée 8 ans plus tard, et je ne m'entendais pas avec mon beau-père. Histoire classique ! J'ai passé mon adolescence seul dans ma chambre, à rêver sur les disques des Beatles, Stones, Creedence, Cream, Led Zep, Jimmi Hendrix. Tout ça était bien plus lumineux pour moi que l'atmosphère familiale dans laquelle je me ratatinais, à tel point que j'étais devenu bègue !
Titus - C'est à ce moment-là que tu as découvert la guitare ?
Oui, c'est arrivé à ce moment-là, au cours d'un camp de scouts (à Ribeauvillé, dans les Vosges, en 66). Par ailleurs, au patronage scouts, j'entendais régulièrement un groupe amateur à qui le curé avait prêté une salle pour répéter, et qui jouait "Le pénitencier". Ils avaient des guitares électriques, et mon poil était hérissé de bonheur à chaque fois que je passais à côté. J'ai réalisé que la guitare électrique me bouleversait littéralement. A partir de cette époque, je ne pensais plus qu'à ça. J'ai découvert rapidement Clapton, Hendrix, dont je collais les posters sur mes murs... Je découpais toutes les Gibson ou Fender que je voyais dans les "Rock&Folk" ou "Best" de l'époque, pour en recouvrir les murs de ma chambre. Je passais des après-midi entières, le jeudi, quand on n'avait pas cours, à aller regarder ces guitares dans les vitrines des magasins de musique à Pigalle...
Le 15 janvier 2010, au Jazz-café de Réveillon (près de Mortagne, dans l'Orne), Bernie Mad interprétant sur sa Stratocaster le classique des Animals, "The House of the rising sun" (Les portes du pénitencier) :
House of R.S - Live
BernieMad | Clips vidéo MySpace
Titus - Comment as-tu appris à en jouer ?
Dès Noël 66, je "commandais" bien sûr une guitare au Père Noël. A l'époque, elle coûtait 100 F. Ma famille m'a prévenu que si mes résultats scolaires ne donnaient pas plus de satisfaction, ils me confisqueraient ma guitare. Moi, ne sachant pas jouer bien sûr (hors de question pour ma famille de me payer des cours, ils espèraient juste que "ça me passerait"), j'ai accordé ma guitare à ma façon, pour arriver à en sortir deux ou trois sons. C'était l'extase !
Titus - Est-ce ta fascination pour les « guitar heroes » qui t'a donné envie de devenir à ton tour guitariste ?
Ce sont mes disques qui m'ont donné le sens de la guitare : je me disais, en toute simplicité, que je faisais partie des Stones ou des Beatles, et je jouais avec eux sur leur disque. J'inventais des jeux, m'imaginant être en concert ou en studio avec eux. Je grimpais sur mon lit pour jouer, afin de simuler une scène surélevée. Rapidement, je glanais quelques accords auprès des « gratteux » de mon lycée (il y avait énormément de garçons qui grattaient à cette époque-là, bien plus que maintenant. Il faut dire qu'il n'y avait pas d'ordi, ni de consoles de jeux !
Titus - Quelle fut ta première expérience en groupe ?
En 68, à 14 ans, j'ai fait l'acquisition de ma première guitare électrique, achetée 300 F (économisés à grand peine) à un camarade de lycée. J'utilisais le haut parleur de mon "tourne-disque" et un petit ampli de 10 W monté dans une boîte à sucre en métal, fabriqué maison par un copain passionné, qui me l'avait vendu 100 F. C'est ainsi que, « fully equiped », j'ai sollicité de mon proviseur une salle pour répéter le jeudi après-midi, avec un batteur (une caisse claire et une cymbale) et un guitariste acoustique. Là, on se prenait pour de vrais rockers, et on jouait les "Satisfactions", "Jumping jack flash", "Hey Joe", etc. Naturellement, on animait aussi les "Party" (fêtes au Canada, prononcer « parté », ndr) du lycée. J'étais à ce moment en adoration totale devant Eric Clapton. Oui, les "guitar heroes " me fascinaient ! et je rêvais d'en devenir un ! Ah, les problèmes d'ego à l'adolescence !
Titus - Est-ce à cette époque que tu as fait la rencontre de Jean-Pierre Bucolo, ton éternel compère ?
C'était quelques année plus tard. Nous avons été amenés à partager notre super local de répétition (dans une cave de Paris) avec le groupe Mongol, dont le guitariste n'était autre que Jean-Pierre Bucolo, avec lequel le courant est immédiatement passé. Nous avions 17 ans à l'époque. Les trois autres membres du groupe étaient Alex et ses frères, futurs Gibson Brothers qui allaient aligner quelques gros hits et devenir des stars à la période du disco quelques années plus tard ...
Titus - Avec Jean-Pierre Bucolo, l'un de vos premiers faits d'armes fut la création du groupe Blue Vamp. Vous avez assuré de très belles premières parties à l'époque...
Après plusieurs groupes (trois pour être précis), j'ai rencontré le producteur Didier Guinochet, qui lancera Indochine quelques années plus tard, alors que j'étais embarqué dans le projet Blue Vamp. Il est venu à la maison pour faire signer à ma mère mon premier contrat de disque. A l'époque, la majorité était à 21 ans, et j'en avais tout juste 18. J'ai averti Jean-Pierre Bucolo qui a accepté de se joindre au projet qui avait l'air important ...Trop important d'ailleurs pour nous ! Quatre mois de répétitions, l'enregistrement d'un album dans les studios Island à Londres, une tournée avec l'Olympia de Paris à l'issue ! C'était trop gros pour nous ! Nous étions vraiment immatures, nous aurions eu besoin d'un vrai réalisateur artistique! Au lieu de ça, nos producteurs ne pensaient qu'au look et au make up ! Dans la foulée, nous avons fait la première partie des New York Dolls. Je n'oublierai jamais le chanteur, ivre mort, qui pissait sur scène. Ecoeuré, je me demandais où était la musique là-dedans ? Mes idéaux en prenaient un coup...

Titus - J'aimerais que tu nous parles aussi de ta rencontre avec Jean-Michel Jarre...
Dans les couloirs de notre maison de disques, je croisais fréquemment un mec super cool, très professionnel, et qui m'encourageait de ses conseils. Il s'appelait Jean-Michel Jarre. Il m'a demandé si j'avais un peu de temps libre : il cherchait un guitariste pour travailler avec lui, dans son studio, des titres qu'il composait pour Christophe, pour d'autres, ou pour lui-même. J'ai accepté et, pendant 6 mois, il est venu m'attendre chaque matin à 8 h 30 en bas de chez moi, c'est-à-dire chez mes parents, pour m'emmener dans son studio installé chez sa mère à Vanves et ainsi travailler jusqu'à 18 h 30. Je lui assurais les guitares électriques, acoustiques et les basses.
Titus - Est-ce vrai que le second 45 T de Blue Vamp a été justement produit par Jean-Michel Jarre ?
Tout à fait ! Devant le manque de succès du premier disque, le producteur a décidé de faire appel à Jean-Michel Jarre pour composer un titre et assurer la direction artistique de l'enregistrement. Il estimait qu'il nous fallait un hit ! Etant déjà avec Jarre depuis quelques mois, on en a travaillé ensemble la teneur, et j'ai réalisé en studio ma partie de guitare ainsi que la basse (notre bassiste manquait ... d'énergie!). C'était en 74, j'avais 20 ans et j'étais sur un nuage ! J'avais enfin une Stratocaster, une Gibson Flyng V, et un Marshall trois corps plus haut que moi ! Bref, tous les critères du bonheur, enfin, selon mes valeurs de l'époque. Jean-Michel Jarre m'a recommandé pour d'autres séances ou pour des concerts avec Christophe ou Vince Taylor, etc., au studio Ferber.
Titus - Tu as également joué pour Jacques Higelin. Que retiens-tu de cette rencontre ?
Le travail avec Jean-Michel Jarre s'était calmé. C'est alors que j'ai rencontré par hasard (toujours lors d'une fête) Jacques Higelin. Je ne le connaissais pas mais mes copains m'ont dit qu'il venait de faire un film : "Elle court, elle court, la banlieue". Il y a des guitares sèches qui traînaient par là et, tout naturellement, Jacques a commencé à gratter sur l'une d'entre elles et à fredonner. Tout aussi naturellement, j'en ai attrapé une autre et j'ai commencé à le suivre. A la fin de la soirée, enthousiaste, il a noté mon numéro de téléphone. Une semaine après, au dîner, ma mère s'est levée pour répondre au téléphone et est revenue dans la cuisine me dire : "Il y a un certain Jacques qui voudrait te parler". Jacques Higelin faisait son premier Olympia 10 jours après et il avait besoin d'un guitariste. Les répétitions devaient commencer le lendemain. L'autre guitare était tenue par un Simon Boisseson, qui s'est engueulé gravement avec Jacques dès la première répét. Jacques l'a foutu dehors et m'a demandé si je pouvais assurer seul la guitare. Je lui ai répondu que non, mais que j'en connaissais un qui ferait parfaitement l'affaire ! J'ai aussitôt appelé Louis Bertignac, que j'avais rencontré un mois plus tôt dans un « party » d'amis. Un mec sympa, qui jouait tellement bien de la guitare ! On avait éprouvé une grande joie à "boeufer" ensemble. Louis a accepté la proposition d'Higelin, à la condition que je vienne pour l'aider à porter son Vox. On était fous de joie de jouer ensemble : Higelin a pu avoir la scène de l'Olympia chaque après-midi pour répéter, et Louis et moi avions vraiment un gros son de guitare. A deux, on formait un mur compact qui a dû séduire plus d'un amateur à l'époque !

Titus - Au début des années 80, tu as fondé le groupe Gangster. Les concerts s'enchaînaient, dont de nombreuses premières parties de Téléphone. Quels souvenirs est-ce que cette époque te rappelle ?
A 28 ans, je désirais me réaliser dans mon propre projet. J'ai monté Gangster, un trio basse/drums/guitare dans lequel j'assurais la voix et la guitare, faute d'avoir trouvé un chanteur. C'était une erreur, car je chantais très mal. Malgré tout, mon pote Louis Bertignac ne m'avait pas oublié pas et m'a "donné" de très belles premières parties de Téléphone. Dans les plus grosses salles de France, nous faisions deux rappels à chaque fois. Il n'y a pas eu d'exception à cette règle. C'est très rare pour des premières parties. Avec Gangster, entre 1982 et 1984, j'ai fait un disque et environ 200 concerts. Comme j'étais le seul guitariste du groupe, c'est là que je suis vraiment devenu guitariste. Une superbe école, à la dure ! Les années suivantes, j'ai tenté une carrière solo. J'ai signé avec un éditeur qui a remisé ma musique dans le fond d'un tiroir. Je lui ai fait un procès, afin de me libérer de son contrat.

Titus - A la fin des années 80, tu as choisi de lâcher la musique pour l'autre passion de ta vie, l'aviation. Pourquoi ?
J'avais 34 ans et mes revenus étaient pour le moins instables. J'ai donc songé à faire autre chose pour gagner ma vie, la guitare restant au fond de mon cœur pour les temps libres. J'ai commencé mon cours de pilote d'avion. Tout est allé très vite. Je suis devenu instructeur pour pilotes privés à Saint-Cyr, tout en continuant à jouer de la guitare électrique avec des potes chaque mardi, dans le sous-sol d'un pavillon de banlieue de l'un deux. Mais il m'apparaissait évident que la France était compliquée pour commencer ce type de carrière à 36 ans, et j'ai alors décidé de m'expatrier au Canada, où les opportunités sont supérieures. Une fois là-bas, j'ai accumulé les qualifications, multi moteurs, vol aux instruments, et finalement pilote de ligne. J'ai commencé à piloter sur des vols charters, à bord de petit avions d'une dizaine de passagers tout en étant, parallèlement, directeur du marketing d'une école de pilotage canadienne à Montréal.
Titus - Malgré tout, quand on est musicien chevronné, j'imagine qu'il est un peu difficile de tout lâcher... Tant et si bien que tu as recommencé à jouer au sein de formations canadiennes.
Durant cette même période, les démons de la guitare sont toutefois revenus me chercher, et j'ai commencé à jouer dans différents groupes avec lesquels on se produisait dans les bars de Montréal.
Titus - La musique semble avoir repris le dessus puisque tu es redevenu professionnel à partir de 2001...
C'est aussi du fait du 11 septembre 2001, cet événement ayant mis un terme à mes rêves de pilote de ligne. Trop de pilotes se sont retrouvés au chômage ; il n'y avait plus assez d'étudiants à former, bref, plus moyen de gagner ma vie au minimum. Pour survivre, j'ai passé mon permis super lourd et j'ai commencé à conduire pendant quatre ans des "Trucks", Kenworth, Peterbilt, et autres monstres américains, à travers les immensités glacées du nord du Québec. Toute une expérience !
Titus - Parmi tes expériences musicales canadiennes, tu as notamment donné des concerts en hommage à Pink Floyd dans la salle montréalaise mythique, le Spectrum. Peux-tu nous raconter ?
J'ai été sollicité pour interpréter David Gilmour dans un hommage à Pink Floyd. Le spectacle se jouait en effet au Spectrum de Montréal, ainsi que dans quelques « arénas » au Canada. Inutile de préciser que j'en ai retiré un énorme plaisir. C'est cela qui m'a décidé, à la fin de la quarantaine, de me réinvestir dans la musique.
Titus - Tu es un musicien vraiment polyvalent puisque tu fais aussi bien du hard rock que du jazz ou de la musique traditionnelle irlandaise... D'où te vient cet intérêt pour la musique celtique ?
J'essaye de jouer avec le maximum de gens, aussi bien du hard rock à l'américaine (style Bon Jovi), que de la musique traditionnelle irlandaise (qui m'a toujours fait vibrer le cœur, du fait de mes origines bretonnes je pense), pour laquelle je commence à jouer de la mandoline. Là aussi, j'ai commencé à donner des concerts, au Québec, et j'ai rencontré un franc succès de la part du public. Je jouais beaucoup de guitare acoustique en concert dans des groupes traditionnels qui sonnaient très celtiques ! Il y avait un Ecossais dans le groupe : il apparaissait toujours sur scène vêtu d'un kilt, muni d'une superbe cornemuse. J'adorais ça !
Bernie Mad au cours d'une improvisation jazzy et colorée
Jazz Bluesy Jam
BernieMad | Clips vidéo MySpace
Titus - Tu es de retour en France depuis 2009. Pourquoi ?
Je m'étais installé un petit studio d'enregistrement à la maison (cabane en bois, dans la forêt, au bord d'un lac ; les six mois de l'année ou ce n'était pas gelé, je me promenais sur mon canoë, tel le dernier des Mohicans. Je me suis enfermé d'octobre 2008 à mai 2009 pour composer, enregistrer, avec le projet de rentrer en France et de promouvoir ma musique. Le climat, la culture, la bouffe et plein de petites choses ont fait que l'appel de l'Hexagone se faisait de plus en plus pressant ! De plus, une forte intuition me disait que les Français aimeraient ma musique !
Titus - Ton ami Jean-Pierre Bucolo, qui a composé pour Francis Cabrel, Johnny Hallyday et Renaud, t'a encouragé à publier un album.
Aussitôt rentré, j'ai revu en effet Jean-Pierre Bucolo, qui a écouté ma musique et m'a encouragé à passer à l'action. J'ai aussi recommencé à écouter les musiciens français.
Titus - Certains de tes nouveaux morceaux ont une consonance très celtique. Parmi les "guitar heroes" bretons, il y a bien sûr Dan ar Braz. L'as-tu déjà rencontré ?
Je ne connais pas Dan Ar Braz personnellement mais je l'écoute fréquemment, ainsi que Gildas Arzel, Soig Siberil, et bien d'autres Bretonneux.
Titus - Parle-nous de "Guitar's Lake", ton album. Quelle en est la teneur ?
Mon studio ré-installé une fois de retour en France, j'ai repris les compositions et j'ai décidé de réaliser un album de musique instrumentale, qui exprime au mieux la relation que j'ai actuellement avec la guitare. Il s'agit du même concept que sur scène, j'utilise plein de guitares différentes, pour des sons et des arrangements qui se coupent et s'entrecroisent ... J'essaye d'amener les auditeurs à un véritable voyage intérieur, dans lequel ils se créent leurs propres émotions avec leurs propres images sonores ....
Titus - As-tu d'ores et déjà des projets de tournées en France, en Bretagne, et dans d'autres pays celtiques ?
Après avoir signé un contrat avec une agence de promotion pour mon album, je commence à faire des concerts. Le Web est un bon outil pour cela, mon site MySpace m'aide beaucoup à avancer. Je fais tout tout seul. J'espère ainsi gagner le cœur des gens, et finir par trouver les partenaires qui vont contribuer à me faire gravir quelques marches. Un fan est venu de Suède la semaine dernière, pour me voir en concert, et organiser ensuite une tournée en Suède. Il affirme que ma musique enthousiasme les Saxons.
Bernie Mad rivalisant de virtuosité au côté de ses compères d'un jazz band
Découvre cette vidéo : Jazz band Jam
Titus - Où peut-on trouver ton album ?
On peut trouver mon album sur mon site (téléchargement sur player Zimbalam, qui donne accès aux plate-formes classiques, I-tunes, Amazon, Nokia, Virgin, etc.), ou en vente physiquement à mes concerts. Je n'ai pas encore accès à la grande distribution. Ce sera la prochaine étape ....
Titus - On n'a pas parlé de spiritualité au cours de cette interview. Et pourtant, c'est un sujet qui semble te tenir à coeur. Comment es-tu devenu bouddhiste ?
Oui, la spiritualité est au cœur de ma vie depuis ma tendre enfance, comme quelque chose de parfaitement naturel et inébranlable ! Dès l'âge de 20 ans, j'ai commencé à étudier d'autres religions. La relation avec l'Invisible, avec les autres plans de notre Conscience cosmique m'a toujours attiré. Des amis canadiens m'ont initié au bouddhisme que j'ai pratiqué pendant quelque temps. Mais lassé de réciter des "mantras" en chinois, je suis revenu à des concepts bien inscrits dans ma langue et ma culture. Dans ce cadre, j'écris chaque matin deux versets sur mon site MySpace, que je tire d'ouvrages spirituels divers (Confucius, le Tao, La Bible, et bien d'autres encore). L'important, pour moi, c'est que les gens réagissent, et réfléchissent : il y a toujours entre 5 et 12 commentaires par jour laissés par les « MySpaciens ». Ce qui démontre un intérêt pour la spiritualité. On ne peut pas vivre indéfiniment coupé de notre Véritable Origine, et de notre véritable Identité. Tôt ou tard, elles nous rejoignent.
Titus - Tu affirmes que la musique est la forme la plus accomplie de la spiritualité. Peux-tu nous en dire un peu plus ?
Je me fonde sur ceci : La Vie n'est que vibrations, atomes en vibration, en mouvement qui forment la matière. La pensée est vibration, si celle ci s'accorde avec celle de la matière, il y a là un moyen de la modifier (le pouvoir des magiciens ?). Ce n'est pas pour rien que le son est très présent dans l'expression humaine de la spiritualité : le OOOHHHMMM bouddhiste par exemple, les chants des moines, le grégorien, tout ceci a pour but d'élever et modifier le niveau vibratoire ambiant. Et, pour conclure, n'est-il pas écrit dans la Genèse "qu'au début était le Verbe", ce fameux son divin, à l'origine de toute la création, avant même la lumière ? Même lors du Big Bang, une explosion a précédé la lumière !
Pour en savoir plus :
Le site MySpace de Bernie Mad (pour découvrir son album et acheter sa musique)
Un article sur la formation Blue Vamp dans Rock made in France.
Un article sur le groupe Gangster sur le blog d'Hervé Laithier.
"One last for the road" : Bernie Mad en formule solo au Jazz-café de Réveillon le 15 janvier 2010 :
Be Bop JazzyRock - Live
BernieMad | Clips vidéo MySpace
21:13 Publié dans Rencontres françaises | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bernie mad, bertignac, jean-pierre bucolo, higelin, gangster, blue vamp
06.02.2010
« In the air », une histoire de solitudes sur fond de crise
Le dernier film du réalisateur canadien Jason Reitman, "Up in the air" (« In the air » pour les écrans français), est un pur chef d'œuvre. Avec cette comédie caustique bien de son temps, adaptée du roman de Walter Kirn, Reitman (déjà encensé pour son « Juno »), livre un grand film taillé sur mesure pour George Clooney, magnifique dans la peau d'un salaud en col blanc qui n'arrive jamais cependant à se rendre totalement antipathique. L’opus fait l’objet de huit nominations pour les Oscars.

Ryan Bingham fréquente davantage les halls d'aérogare que son minuscule et ennuyeux deux-pièces. 322 jours par an, il vole d'un état à l'autre pour effectuer le sale boulot que rechignent à faire les entreprises frappées par la crise : licencier. De cette vie dominée par le voyage, l'Américain retire – cultive – une philosophie du détachement ( tant matériel que relationnel) qu'il professe à l'occasion de séminaires très courus.
Les certitudes de Ryan sont toutefois mises à mal par l'intrusion dans sa vie de deux personnages féminins hauts en couleur.
Il s’amourache en effet d’Alex, (la délicieuse Vera Farmiga), qui mène – du moins en apparence, comme le spectateur l’apprendra plus tard – une existence en tout point comparable à la sienne, et en qui il voit son doppelganger, son double véritable, avec lequel se noue rapidement une complicité entrant en contradiction totale avec ses convictions de célibataire endurci.
Des licenciements par écran interposé
L’autre trublion de service dans l’existence rangée de Ryan, c’est une jeune bardée de diplômes (interprétée avec brio par Anna Kendrick) qui débarque au sein de sa compagnie avec des idées appelées à révolutionner les pratiques. Au lieu d’envoyer les agents d’un bout à l’autre du pays, pourquoi ne pas organiser les entretiens de licenciement par écran (et webcam) interposé ?
Pour Ryan, dont l’objectif avoué est de cumuler le plus de miles aériens possible, le fait d’être promis à une existence sédentaire n’est évidemment pas imaginable. Il va donc tenter de démontrer à la jeune diplômée que le licenciement ne peut s’effectuer que lors de face à face en règle.
Le joli coup de Jason Reitman, c’est d’avoir choisi le chéri de ces dames, George Clooney, pour incarner ce type a priori répugnant s’enrichissant du malheur des autres, parangon d’un capitalisme sans foi ni loi. Le réalisateur se garde bien cependant de tomber dans la caricature. Ce personnage un brin cynique se fait parfois extrêmement touchant. Surtout lorsqu’il réalise à quel point son existence de solitaire égoïste l’a coupé de sa propre famille.
Des dialogues mordants donnent à cette subtile comédie une causticité remarquable qui font du film une prodigieuse satire sociale, même si Reitman se défend bien d’avoir eu cette intention. Dans le Figaro, il disait notamment avoir plutôt cherché à bâtir « une histoire de solitude et de relations humaines. On a perdu tout sens du lien, alors qu’on passe sa vie à être connecté », affirmait-il. En cela, et dans sa succession vertigineuse d’images d’aéroports, le film me rappelle parfois le fameux « Lost in translation » de Sofia Coppola.
La bande annonce du film :
13:49 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : george clooney, in the air, jason reitman, canada, vera farmiga
17.01.2010
Jane Siberry… star des salons
L’imposante tournée mondiale de la chanteuse canadienne avant-gardiste Jane Siberry passera par la Bretagne, le vendredi 2 avril, Brest étant la seule étape française programmée. Particularité notable de ce tour de chant : la chanteuse se produit uniquement dans des salons, devant des audiences limitées à quelques dizaines de personnes. Des conditions exceptionnelles pour découvrir une artiste vraiment unique.
La célèbre chanteuse KD Lang dit de Jane Siberry qu’elle est sans conteste l’une des plus grandes compositrices canadiennes contemporaines. Hélas, le talent n’est pas toujours synonyme de reconnaissance, en ce monde où tout ce qui brille a toujours plus de chance de capter l’attention…
A défaut d’être extrêmement populaire, Jane Siberry a su toutefois, au fil des ans, se constituer un important public d’aficionados dans le monde entier, en plus d’obtenir la reconnaissance de ses pairs et des critiques. Parmi ses plus grands fans figure Brian Eno, ex musicien de Roxy Music et producteur réputé de (entre autres) Bowie, Coldplay ou U2. De sa rencontre avec Jane Siberry naîtra l’un des albums les plus aboutis de l’Ontarienne, le bouleversant « When I was a boy ».
L’un des grands succès de Jane Siberry, « Love is everything », extrait de son album "When I was a boy", produit par Brian Eno :
Parmi les autres collaborations qui ont fait date, l’écriture de musiques de film pour Wim Wenders, où l’interprétation de « The bridge », morceau écrit pour elle par Joe Jackson. Quelques « faits d’armes » cités en préambule pour donner une petite idée de l’opulent CV de mademoiselle Jane (cf. discographie ci-après). Difficile en effet de résumer pareil parcours en quelques lignes. Les 48 pages du livret de son anthologie publiée chez Warner en 2002 ne font elles-mêmes qu’effleurer un centième, sans doute, du cheminement remarquable de la Torontoise.
35 places pour un concert intime
L’International Salon Tour de Jane Siberry a débuté à l’automne 2009. Des Etats-Unis au Japon, de la Grande-Bretagne à l’Australie, de la Nouvelle-Zélande à l’Irlande, de l’Allemagne à la Suède… Le moins que l’on puisse dire, c’est que Jane Siberry ne manque pas d’appétit !
Il y a quelques mois, l’artiste lançait une invitation à ses fans par le biais de sa mailing list. Ceux qui souhaitaient la recevoir dans leurs salons respectifs n’avaient qu’à se rapprocher d’elle. Voilà comment nous nous sommes ainsi retrouvés, du jour au lendemain, inscrits dans cet impressionnant listing. Le vendredi 2 avril, la chanteuse se produira donc dans notre salon, (dont nous avons fixé la jauge à 35 personnes), pour une performance acoustique en solo, accompagnée seulement d’un piano ou d’une guitare. D’ores et déjà, près de la moitié des places sont réservées. Des fans parisiens ont même annoncé qu’ils feraient le déplacement de la capitale ! Ceux qui souhaiteraient assister à la soirée peuvent encore se faire connaître en adressant un mail à mezoganet@aol.com.
Le prix de la place a été fixé à 20 €. La totalité du cachet sera naturellement reversée à l’artiste.
Discographie de Jane Siberry
Jane Siberry (1980, puis réédité en 1991 chez SIB Productions). Produit par Jane Siberry, David Bradstreet et Carl Keesee. Enregistré à Toronto, Bradstreet’s home studio.
No borders here (1984 – Duke Street/Open Air/Windham Hill). Co-produit par Jon Goldsmith et Kerry Crawford, Jane Siberry et John Switzer. Enregistré à Toronto (studios Manta Sound et Inception Sound). Contient les tubes « Mimi on the beach » et « You don’t need ».
The Speckless Sky (1985 – Duke Street/Open Air/Windham Hill). Produit par Jane Siberry et John Switzer. Enregistré au printemps 1985 à Toronto (Manta Sound). Contient les tubes « The taxi ride », « Map of the world (part II) » et « One more colour ».
The Walking (1988 – Duke Street/Reprise). Produit par John Switzer et Jane Siberry. Enregistré au printemps/été 1987 à Toronto (Manta Sound). Contient les tubes « Goodbye », « Red high heels », « The walking (and constantly) » et « The lobby ». Un album culte vénéré par les fans.
Bound by the beauty (1989 – Duke Street/Reprise). Produit par Jane Siberry et John Switzer. Enregistré au printemps 1989 aux studios Orchard, Norval, Ontario, puis à Toronto (Manta Sound, Hypnotic Studios et Number Nine Sound). Contient les tubes « Bound by the beauty », « Everything reminds me of my dog », « The valley ».
When I was a boy (1993 – Reprise). Produit par Jane Siberry, Brian Eno et Michael Brook. Enregistré aux studios Mushroom, à Vancouver, été 1991 ; aux studios Reaction, Toronto, en janvier 1993 ; aux studios Westside, Londres, été 1992. Contient les tubes « Temple », « Calling all angels » (utilisé par Wim Wenders pour son film “Until the end of the world”), « Love is everything » (duo avec KD Lang), et « Sail across the water ».
A collection 1984-1989 (1994 - Reprise). Compilation des plus grands succès de Jane Siberry depuis 1984 jusqu'en 1989.
Maria (1995 – Reprise). Produit par Jane Siberry. Enregistré aux studios Reaction, Toronto, de septembre 1994 à avril 1995. Contient les tubes « Maria », « Goodbye sweet pumpkinhead ». L’incursion de Jane Siberry dans l’univers du jazz.
Teenager (1996 – Sheeba). Produit par Jane Siberry. Les premières chansons composées par Jane durant son adolescence, réarrangées et enregistrées aux studios Reaction, Toronto.
A day in the life NYC 1997 (1997 – Sheeba). Créé et produit par Jane Siberry. Enregistré au studio Travers-Smith, Toronto, en 1997. Jane Siberry : vocals, guitar, piano. Contient l’étonnant morceau « Peony », qui résume en quelques minutes une carrière de plusieurs décennies.
New York Trilogy (boxed set) (1999 – Sheeba) :
Child (Music for the Christmas Season) (1997 – Sheeba). Créé et produit par Jane Siberry). Enregistré live à The Bottom Line, New York les 17 et 18 décembre 1996.
Tree (Music for Films and Forests) (1999 – Sheeba). Créé et produit par Jane Siberry. Enregistré live à The Bottom Line, New York, les 23 et 24 octobre 1996.
Lips (Music for Saying it) (1999 – Sheeba). Créé et produit par Jane Siberry. Contient le tube « Barkis is willin’ ». Enregistré live à The Bottom Line, New York, les 20 et 21 novembre 1996.
Hush (2000 – Sheeba). Produit par Jane Siberry. Enregistré aux studios Zolis Audio, Toronto, automne 1999 et printemps 2000. Contient les tubes « The water is wide », « As I roved out », « O Shenandoah/Sail away » et « All through the night ».
City (2001 – Sheeba). Collaborations diverses, notamment aux studios Real World de Peter Gabriel, avec Alex Gifford, Ayub Ogada, Caroline Lavelle, David Rhodes, Mark Rutherford, etc. Collaboration avec Graeme Revell : “It can’t rain all the time”, musique du film “The Crow”. Collaborations avec Nigel Kennedy, Takafumi Sotoma (Japon), Morgan Fisher, Frank London, Michael Grey, Barney (musique du film “Barney’s great adventure”), Joe Jackson (“The bridge”, repris dans l’album Joe Jackson and friends; Jane Siberry, vocals/Joe Jackson, piano). Collaboration avec Hector Zazou : “She’s like the swallow”; musique et paroles traditionnelles. Produit par Hector Zazou. Apparaissant sur l’album « Songs from cold seas » (1996, Sony). Collaboration avec Wim Wenders : « Slow tango », musique du film Faraway, so close (1993).
The Jane Siberry Anthology – Love is everything (2002 – Warner Bros. Records). Deux CD et un livret splendide de 48 pages. Comprend la plupart des succès de Jane Siberry de 1980 à 2002. 30 chansons.
Shushan the Palace (Hymns of Earth) (2003 – Sheeba). Produit par Jane Siberry. Orchestrations par Peter Kiesewalter et Jane Siberry. Enregistré par Jim Zolis aux studios Zolis Audio, Toronto, en 2003, puis aux studios Wild Boar à New York, ainsi qu’aux studios Raven Street, Ottawa. Hymnes de Handel, Bach, Mendelssohn-Bartholdy, Rossetti, Holst. Incursion de Jane Siberry dans l’univers du classique.
Dragon Dreams (2008 – IssaLight.com). Produit par Issa / Jane Siberry. Créé et enregistré de 2006 à 2008 à Bruxelles, Vancouver, Ashcroft, Byron Bay (Australie), Toronto (Zolis Audio et Switzer studio). Contient les tubes « I pick up the phone », « You never know », « When we are queen » et « Send me someone to love ».
With what shall I keep warm ? (2009 – IssaLight.com). Produit par Issa / Jane Siberry. Créé et enregistré aux studios Factory (Vancouver), Nashcroft (Ashcroft, Colombie-Britannique), Zolis Audio (Toronto), ZebraStation (Bruxelles), Byron Bay (Australie), Sterling Sound (New York). Livret illustré par des tableaux peints par Jane Siberry.
Autres collaborations
Indigo Girls – Swamp Ophelia (1994 – Sony Music). Jane Siberry apparaît dans les chœurs sur deux chansons de l’album, « Language or the kiss » et « Mystery », aux côtés des célèbres Emily Saliers et Amy Ray.
L'album de Noël "Count your blessings" (1994). Une performance live de Jane Siberry aux côtés d'autres grandes voix canadiennes, Holly Cole, Rebecca Jenkins, Victoria Williams et Mary Margaret O'Hara. Jane Siberry y livre une chanson originale, "Are you burning little candle", qui figure aussi sur l'anthologie publiée en 2002.

La Tournée des salons de Jane Siberry en 2010
CANADA : Toronto, le 6 janvier.
USA : Boca Raton, Floride, le 8 janvier/Boca Raton, Floride, le 9 janvier/Tampa Bay, Floride, le 10 janvier/New Orleans, Louisiane, le 14 janvier/Pittsburgh, Pensylvanie, le 18 janvier/Liberty (près de Nashville), Tennessee, le 22 janvier/Decatur, Georgie, le 23 janvier/Atlanta, Georgie, le 24 janvier.
CANADA : Saskatoon, Saskatchewan, le 25 janvier (tournage prévu pour la série télévisée "My neighbour's dog").
NOUVELLE-ZELANDE : Wellington, du 2 au 7 février/Paekakariki, les 9 et 10 février/Taupo, le 11 février/Waiheke island, les 12 et 13 février/Auckland, le 14 février/Auckland Ouest, le 14 février/Oratia, Waitakere, le 20 février.
AUSTRALIE : Fitzroy, Victoria, le 24 février/Melbourne, Victoria, le 25 février (sold out)/Warburton, le 27 février/Mount Bryan, Australie du Sud, le 6 mars/Adelaide, le 7 mars/Sydney, Galles du sud, le 12 mars/Two Mile Flat, Galles du sud, les 13 et 14 mars/Canberra, le 17 mars/Sydney, le 19 mars/Brisbane, Galles du sud, le 20 mars/Byron Bay, le 21 mars/Nymboida, le 22 mars.
GRANDE-BRETAGNE : Devon, Angleterre, le 28 mars.
FRANCE : Guilers, Bretagne, le 2 avril.
GRANDE-BRETAGNE : Pontcanna, Cardiff, Pays de Galles, le 4 avril/Cirencester, Gloucestershire, le 7 avril/Londres, les 8 et 9 avril/Northenden, South Manchester, le 10 avril/Manchester, le 11 avril/Nottingham, le 13 avril/Londres, le 16 avril/Bristol, le 17 avril/Wolverhampton, le 18 avril (sold out)/Leeds, le 22 avril/Londres, le 23 avril/Hertfordshire, le 25 avril (sold out)/Londres, les 28, 29, 30 avril et 1er mai/Gatehouse of Fleet, Dumfries & Galloway, Ecosse, le 5 mai/Edimbourg le 7 mai/Glasgow, le 8 mai/
IRLANDE DU NORD : Belfast, le 13 mai.
IRLANDE : Dublin, les 14 et 15 mai (sold out le 15).
SUEDE : Stockholm les 21, 22 et 23 mai.
NORVEGE : Oslo, le 30 mai.
17:28 Publié dans Les bonnes infos de Titus | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jane siberry, guilers, brest, tournée internationale des salons, bretagne, issa, canada, ontario
31.12.2009
Happy new year - Meilleurs voeux pour 2010
00:51 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voeux 2010, hollande, amsterdam
24.11.2009
Le Conquet, des Blancs Sablons à la pointe de Kermorvan
Niché entre l'ancienne redoute des Blancs-Sablons et le fort Saint-Louis, notre parking se révèle plutôt bien choisi pour explorer les environs du Conquet, fameux embarcadère pour les îles du Ponant. Devant nous s'étend la plage majestueuse des Blancs-Sablons que parcourent, de part en part, quelques jogueurs isolés.
Le phare de Dolmen
Le sentier qui se faufile entre deux murs de fougères aux éclats d'automne nous montre la direction de la pointe de Kermorvan, offrant du même coup quelques jolis points de vue sur l'ancien fort, ou le phare (récemment immortalisé dans le feuilleton télévisé Dolmen). De l'autre coté de la presqu'île, changement de décor lorsqu'on débouche sur le port du Conquet et ses nombreux bateaux de pêche multicolores. Il suffit, un peu plus loin, d'emprunter la passerelle du Croaë, au milieu de la ria, pour rejoindre le bourg du village si typique. On ne manquera pas non plus de remarquer le manoir de Cosquies, à gauche de la passerelle.
22:18 Publié dans Sentier côtier | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : finistère, randonnée, le conquet, blancs-sablons, pointe de kermorvan

























